Chroniques Express 89

1=0 / GRAPES / HERE WE GO MAGIC / BEE AND FLOWER / JOOLSY / JOAN AND THE SAILORS / OVERHEAD / JOHN MORILLION /DAWN LANDES / LUXE / MASQUER / BEAT ASSAILANT/ ANYWHERE / FILFLA / LA BESTIOLE / OFF THE BEATEN TRACK / THE REBELS OF TIJUANA

1=0 – Forteresse (EP)

Les rares 1=0, déjà  auteur d’un excellent album  Sec, en 2010,cumulent les difficultés, celle de se réclamer officiellement de Shellac en s’inspirant librement de leur titre Prayer to God et officieusement de Diabologum et sa suite Expérience, tant la musique de ces Franciliens atypiques rappellent celle de Michel Cloup dans ses expériences – c’est le cas de le dire – de groupe. Reprenant le même type de chant parlé en français, le groupe parvient néanmoins à  marquer les esprits dans une noise intense et heurtée qui remue les tripes (Forteresse). De bouffées d’adrenalines en musique rampante (Tue Le), 1=0 devient un groupe à  fleur de peau qui retourne les sangs et qui émeut avec force. Rare ET précieux. (4.0) Denis Zorgniotti
Quixote Music / Mars 2012

GRAPES – Some Kinds of happiness

C’est un peu toute la Normandie qui supporte Grapes. Enregistré dans le studio de Tahiti 80, arrangé par Ludwig Bosch (Radiosofa), managé par l’association Porc-Epic (Sheraf), l’album bénéficie aussi d’appui extérieurs, comme celui de Mickey Quinn (Supergrass, db Band) venu en ami faire des choeurs et des percus. Il faut dire que Grapes le mérite amplement. Parmi toute la grappe se revendicant de la pop, les Havrais réussissent un album vraiment emballant. Classique dans sa forme certes mais mélodiquement, irréprochable , Some Kind of Happiness évoque Mc Cartney, High Llamas ou Supergrass dans, les moments à  l’entrain communicatif (So fine, Pretty baby, Confusion). Avec son petit côté Sunny Afternoon des Kinks, Alarm clock vous donne envie d’aller faner au soleil. Mieux encore, ce qui pouvait apparaître à  la base comme un disque »modeste » surprend par la qualité et le classieux de ces arrangements avec de jolies cordes, mélancoliques, (Who cares to waste, Beautiful), apportant, même une véritable ampleur sur Earl Grey City ou sur le dernier Remember how much I love you qui laisse sans voix. Un vrai plaisir pop, qui ressemble déjà  quelque peu au bonheur. (4.0) Denis Zorgniotti
Porc-Epic / Avril 2012

HERE WE GO MAGIC – A different ship

Here We Go Magic, reste un cas à  part, un projet musical assez insaisissable et multiforme mené par le fantasque, Luke Temple, qui n’en finit pas de dérouter, de surprendre puis finalement de convaincre comme c’est encore le cas avec ce nouvel album. Car avec les albums de Here We Go Magic, ce n’est jamais vraiment gagné d’avance ; c’est toujours un éternel recommencement, un nouveau cap à  franchir. Mais une fois le temps de la découverte et de l’apprivoisement passé, il est à  peu près sûr que la suite se révélera être un pur bonheur pour qui aime, un tant soit peu, l’aventure. Sous la houlette de, Nigel Godrich, la musique un brin fugace de, Here We Go Magic, prend encore une forme nouvelle, plus ronde mais moins directe que sur, Pigeons, (2010), elle gardant ce côté sinueux qui reste une des principales caractéristiques du groupe. Extrémité varié, »A Different Ship » est aussi un album qui aime le contraste, n’hésitant pas à  passer d’un krautrock hypnotique (« Make Up your mind ») à  une ballade soft pop aux accents de, Radiohead, (« Alone but moving« ) sans que l’on y trouve à  redire quoi que ce soit. Et c’est bien ça la grande force de, Here We Go Magic, : faire cohabiter des styles et des influences dans un même album tout en gardant une logique artistique,,  dans laquelle la créativité et le travail de production contribuent en grand partie à  la réussite du projet., Plus passionnant que jamais,, Here We Go Magic, continue de creuser son sillon avec uen pop et expérimentale qui mérite encore une fois une belle reconnaissance. (4.0) Benoît Richard
Secretly Canadian / Differ-ant / Mai 2012

BEE AND FLOWER – Suspension

Sur le papier, j’avais tout pour adorer : des références affichées à  Shannon Wright, Elysian Fields ou Mazzy Star, un petit côté curiste (Waiting Room), on a connu pire ! Mais la musique n’est pas une science exacte et finalement, Bee and Flower et son Suspension déçoivent. Le groupe formé en 2000 à  New York ne ment pas sur ses intentions, et même sait trouver les atours étranges et pénétrant qui peuvent toucher. Mais – et,  cela tient à  peu de choses, le groupe ne transforme pas l’essai. Il faut dire que les lignes de chant de Dana Schechter ne sont pas vraiment en accord avec la musique derrière : trop lisse, trop lyrique, trop mainstream ; de quoi faire retomber le caractère vénéneux des arrangements. Ajoutez à  cela quelques idées un peu too much (une certaine grandiloquence un peu toc) et vous avez un album de bon goût certes mais, qui, laisse beaucoup de regret., (2.5) Denis Zorgniotti
Cheap Satanism Records / Mandai (Belgique)/ CD1D

JOOLSY – Peaces (EP)

Difficile de suivre Joolsy. D’abord leader de Mycelium puis de Hopsy, le bonhomme change une nouvelle fois d’identité en changeant une nouvelle fois de style. Finis, l’energie de groupe, le rock et l’électricité, place désormais à  un travail en solitaire, acoustique et largement folk. Mais le Francilien ne met pas de côté certains aspects qui faisaient la spécificité de ses groupes précédents, comme une flute traversière entre Debussy et Jethro Tull donnant une suavité toute, reptilienne à  la musique (A moment to exist). Plus difficile à  définir mais tout aussi marquant, en passant à  l’acoustique, Joolsy ne prend pas la tenue du songwriter maudit à  la tristesse inconsolable. Même le joli écrin de A Feast of fate, le titre le plus purement folk de Peaces, irradie une clarté reconfortante, et sereine. Là  encore,, Joolsy reste égal à  lui même et à  son tempérament. Peaces est un EP largement enlevé. De sa voix chaude, il prend les choses à  bras le corps dans une rythmique endiablée à  coloration black (Précious Violence). On, peut sentir là  une filiation de coeur avec, Ben Harper ou avec Red Hot Chili Pepper (si tant est que les Californiens fassent dans le débranché). Tout cela était déjà  présent dans Hopsy ; dans cette absence d’électricité qui finalement révèle d’autres vérités, la musique fait encore plus ressortir le charisme naturel de l’auteur (tel Eddie Vedder et autre vieux briscard du rock américain), sa chaleur, son aisance, son humanité. Bel EP. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoproduction / Mai 2012

JOAN AND THE SAILORS – Mermaid

Je peux tout à  fait comprendre que l’on soit agacer par ce disque, je peux tout aussi comprendre qu’on l’adore. Joan and the Sailors propose une musique émotionnellement chargée, quelque peu maniériste et affectée, pas le genre à  laisser l’auditeur indifférent. Le groupe est à  la croisée des chemins entre trip hop, réminiscence gothique, folk céleste, musicalité post-rock dans une combinaison qui évoquera les Suédoises d’Audrey, sans toutefois les égaler (Silly Loving Lovesong For The Humble Gentleman). Chaque titre est ainsi extrêmement travaillé avec des instruments savamment imbriqués : violoncelle, piano, tissus de guitare, rubans de claviers. Emmené par Joan Seiler, véritable ange vocal du groupe, les Suisses savent créer de jolies atmosphères troublantes parfois à  fleur de peau (le très PortisheadJailroad). Et quand Mario Dotta vient poser sa voix grave, c’est l’ombre de Brendan Perry qui apparaît dans le clair-obscur (Again). Quant à  Rain in my Chest, il a un petit côté The Mission désormais apaisé. Tout ceci n’est pas vraiment ni light ni nouveau mais sur la longueur, Joan and The Sailors installe une jolie séduction. (3.5) Denis Zorgniotti
Little Jig Record / Mai 2012

OVERHEAD – Facing the Grim, (EP)

Même si Nicolas Leroux ne nous a jamais vraiment quitté (comme invité de luxe de Landscape ou initiateur du projet The Fugitive Kind), on est content de retrouver Overhead. Depuis ce jour d’octobre 2002 où l’on découvrait ce groupe, ou plutôt ce chanteur à  la voix majestueuse pouvant passer du grave à  l’aigu avec aisance et beauté – privilège seulement relevé par,  Jeff Buckley et quelques autres, Overhead fait partie à  jamais de nos favoris. Le premier album était plutôt jazz, le second ouvertement rock, cet EP semble combiner les deux : la finesse et la force avec comme plus sûr exemple un Other Dissidents qui fait taire d’un coup toute dissidence. La voix est toujours aussi bluffante mais la musique ne l’est pas moins. Overhead transporte avec lui une classe naturelle qui rend élégante des mélodies pop typiquement anglophiles (The Destroyer , Facing the Grim) The Wonderer a la douceur carnassière et cerclé de cordes, Waiting for the Flood termine l’EP sur une note dramatique digne d’une BO de film. Mieux qu’un retour, un retour en grâce. (4.0) Denis Zorgniotti
Further music / Harmonia Mundi / Avril 2012

JOHN MORILLION – Love it All

A plus d’un titre, on pourra rapprocher John Morillion des récents Erevan Tusk ; avec comme premier lieu de connexion, un classicisme pop rock et une évidence de mélodie et de qualité. Qu’on le tourne dans tous les sens, qu’on l’écoute encore et encore, Love It all est naturellement bon, parfois roublard, , parfois ingénument génial. Il y a du Elliott Smith dans ce jeune homme de 25 ans, parisien d’adoption. Intimiste et énergique, Morillion rayonne dans des titres parfaitement troussés qui savent trouver la rythmique irrésistible, , le gimmick qui tue, la ligne de basse qui fait mouche. On a déjà  entendu ça mille fois mais on marche totalement. La voix en a sous le palais pour porter brillamment la musique. Tout est de qualité – même quand le jeune homme s’essaye à  des rythmes plus ensoleillés (Rat in the Trap, Winter) mais certains morceaux sont encore meilleurs : sur Such of Light soul et High, la voix devient plus profonde et les accents plus dramatiques. Morillion n’en est que meilleur. Le début d’une grande histoire assurément. Love it (4.0) Denis Zorgniotti
MVS records / Anticraft

DAWN LANDES – Mal habillée

Dawn Landes a toujours été francophile : sur son premier album, elle répétait avec gourmandise – et un accent délicieux!, – « la vie révée des anges« . 10 ans plus tard, l’accent est toujours là  et l’envie de s’exprimer dans la langue de Françoise Hardy plus forte que jamais. Dawn Landes sort un mini-album (8 titres quand même) entièrement en français. L’Américaine deviendra-t-elle une nouvelle April March ou une Petula Clark d’aujourd’hui (deux références auxquelles on pense et qui la transforme illico presto, en icône années 60) ?, C’est fort possible tant la jeune femme s’offre là  de nouveaux habits charmeurs pour sa musique., , Trouvant dans notre langue un nouveau terrain de jeu, Dawn Landes se libère de sa tradition de folk singer pour s’essayer à  d’autres styles de musique : le jazz (Oscar) ou, , le doo wap (Charleville-Mézières). Même la country devient délicieusement kitsch et swing, comme un décor en carton pâte aux couleurs chatoyantes (la vie au lasso). Autre surprise, sur l’Ingénue, elle forme avec Mathew Caws de Nada Surf,, le duo, virtuellement rêvé, Benjamin Biolay et Françoise Hardy. Yéyé ?pas tout à  fait : Yeah Yeah ! (3.5) Denis Zorgniotti
Almost Musique / UFO / Juin 2012

LUXE – Invention

La France a la particularité de faire depuis toujours un distinguo entre variété et pop ; une étiquette dont Etienne Daho en son temps s’est joué, proposant une voie médiane et réconciliatrice. C’est un peu le choix de Luxe, nouveau groupe regroupant les deux Carp, un Jil is Lucky et Arch woodman et s’essayant à  une musique en français d’obédience mainstream. Boosté par des claviers plus proches de LCD soundsystem que de Week-end à  Rome, Luxe n’a pas peur de faire ni dans le synthétique ni dans le côté chanteur de charme (Invention, Television) ; au final pour une association plus originale qu’il n’y paraît (sur Immaculée conception c’est la rencontre improbable d’Alain Chamfort et d’ Alan Vega). Ailleurs, ce sera Cure période The Walk qui se rappellera à  notre bon souvenir avec le même entrain sautillant et la même pop attitude souriante (Compétition). Luxe fait dans la variété-pop décomplexée et, bien troussée et, on rêverait d’un monde qui verrait le, quatuor invité à  Champs-Elysées (l’émission, pas l’avenue). Ce serait déjà  formidable, je dirais même que cela serait un vrai luxe. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoprod / Mai 2012

BEAT ASSAILANT B

Si vous aimez le hip hop mais pas trop, si vous aimez le hip hop mainstream, si vous aimez le hip hop aux influences jazz soul, alors ce nouvel album de Beat Assailant pourrait bien vous séduire.
Estampillé rappeur au son Radio Nova, Beat Assailant est de retour pour une 4ème réalisation. Le son de cette nouvelle production est très agréable, sans doute moins groovy et plus sec qu’à  l’accoutumée et risque peut-être d’en surprendre quelques-uns., Installé à  Paris depuis quelques années, l’américain retrouve avec »B » une formule assez simple (sampler/micro) pour un résultat comme à  l’accoutumée toujours facile à  écouter dans un style qui peut rappeler par moment celui de Eminem. (3.0) Benoît Richard
Discograph / mai 2012

MASQUER – Cover my face as the animals cry

On connaît la musique. D.’abord dans les années 80, et ensuite depuis quelques années le revival du post punk /new wave qui n’en finit pas de faire des petits. Le dernier en date s’appelle Masquer, un duo suédois qui tente de marcher dans les pas de ses glorieux ainés.
Si le groupe a bien compris comment il fallait sonner et quels gimmicks mettre en avant, en revanche côté inspiration, c’est loin d’être ça. Malgré quelques bonnes idées et une envie de trouver sa place quelque part entre The XX et Beach House, le groupe se montre la plupart de temps assez peu inspiré pour un album au final assez banal et sans grand relief mais qui s’écoute malgré tout avec un certain plaisir principalement sur la première partie. (2.5) Benoît Richard
G Music/Differ-ant / mai 2012

ANYWHERE – Anywhere

La surprise peut parfois venir d’un pseudo-super groupe dont on n’attendait pas grand-chose et qui finit par nous offrir un vrai bon moment de musique. La preuve avec Anywhere, soit l’association de Mike Watt, Christian Eric Beaulieu, Cedric Bixler Zaval et Rachel Fannan, des gens ayant oeuvré, pour certains, au sein des groupes At The Drive In,, The Mars Volta et Sleepy Sun.
Avec 7 titres que l’on jurerait remonter directement du début des années 70 et avec un son psychédélisme hippie irrésistible qui sert de fil rouge tout au long de l’album, Anywhere s’en sort haut la main, réussissant à  faire revivre le style psyché-rock de l’époque tout en rappelant les meilleurs moments du Mars Volta, avec notamment cette batterie virevoltante qui imprime un rythme endiablé tout au long de l’album. Un vrai bonheur. (4.0) Benoît Richard
ATP/La Baleine / mai 2012

FILFLA – Fliptap

Filfla est le genre d’artiste typiquement japonais et pour cause, celui qui se cache derrière ce pseudo s’appelle Keiichi Sugimoto. Le bonhomme participe à  différents projets musicaux et compose aussi pour le cinéma. En 20 petites minutes (le principe même d’une série initiée par le label Someone Good, »10 titles en 20 minutes« ), Fliptap propose des collages , joyeux et ludiques. Il y a un côté synthé-pop joyeusement assumé (Syncsynth dans un esprit proche de Montag) mais le plus souvent Filfla mélange électronique et instruments acoustiques dans un bonheur de cour d’école. Mais sa minutie et son travail rappellent aussi la douceur précise de l’origami. C’est kawai mais ce n’est jamais niais. Même quand une voix de jeune nippone vient pousser la musique du côté de la dream pop et de la meilleure du genre. Une vraie réussite (4.5) Denis Zorgniotti
Someone Good / Mai 2012, 

LA BESTIOLE – Tomber sur toi

Le nom n’est pas engageant et le style affiché par ce duo pas forcément plus. La Bestiole fait dans le rock français. Ou plutôt dans le rock en français car si Delphine Labay rappelle , Buzy et Valérie Lagrange, le duo rend hommage aux Ramones pour une reprise de, She Talks to Rainbows et dans sa formule hargneuse batterie-guitare évoque, White Stripes. La Bestiole n’est donc pas un énième Noir Désir et sur sa base classique arrive à  imposer sa patte (ou plutôt sa griffe). C’est vrai que De Toi à  Moi rappelle les Histoires d’A. mais le duo arrive à  détourner le schéma classique pour en faire son, morceau avec un petit côté Siouxsie and the Banshees, en français présent sur tout l’album (Chaleur humaine, into the wild, hot voltige). Il faut dire que Delphine a le charisme envoûtant et enrobe sa ligne de chant de choeurs mi ange-mi démon. Olivier n’est pas en reste et tire le maximum de sa guitare, à  coups d’arpèges bien sentis, et de riffs ravageurs. Derrière son aspect brut, le duo ornemente beaucoup et tisse ses grandes toiles. Et puis La Bestiole a ce fighting spirit (bon possible single) qui ne lâche rien et vous prend de force. A vous faire aimer les sales bêtes. (3.5) Denis Zorgniotti
Bad Reputation / Socadisc / Mars 2012, 

OFF THE BEATEN TRACK – Sweet sonic cloud

L’écoute de cet album commence par une surprise : la mélodie d’A Perfect day ressemble franchement à  Un Jour En France, le single de, Noir Désir,, dans une version pop acoustique en anglais. Le rock est un perpétuel recommencement et Off the Beaten Track ne déroge pas à  la règle. Ces Normands qui ont de la bouteille (il y a là  un ancien Black Maria et un ancien Spy) ne vont pas révolutionner le genre et pourraient apparaître comme un groupe de série. Il n’empêche, dans une veine largement acoustique, avec 3 voix chantantes, OTBT fait bien le job et parfois même plus : Woohoo-woohoo n’a rien à  envier à  Kings of The Convenience. Les touches électro sur Purity sont distillées non seulement avec goût mais en parfaite harmonie avec les guitares acoustiques. The Boys are the new romantics adopte une , dichotomie , similaire à  celle de, Pinback, entre vivacité et mélancolie. La nappe synthétique sur Dexter Morgan a une puissance évocatrice digne celle de A Forest et le morceau n’en est pas moins bouleversant (avec jeux de toms obsédant et choeurs haletants). Dans ces moments-là , OTBT n’est plus un groupe de série mais bel et bien un artiste de premier plan. (4.0) Denis Zorgniotti
Autoprod / Avril 2012, 

THE REBELS OF TIJUANA – La Bourgeoise

Pas vraiment de Tijuana (plutôt de Lyon et Genève) mais rebelles à  leur façon. Ce sextet semble figé à  jamais dans les années 60, celle du rock’n roll, du psychédélisme, du garage voire du Yé yé , (Bleu) et s’amuse au milieu de toutes ses références, Johnny Marr, rappelle en fait…, Jacques Dutronc et Stax ne fait pas dans la soul mais dans le country rock tendance Byrds. Gainsbourg n’est ici pas oublié ni The Doors pour un final chaud bouillant (la Bourgeoise part 2)., The Rebels of Tijuana rend hommage à  une époque où le rock était encore rebelle à  coups de guitares électriques, de rythmiques couillus et de paradis artificiels. La vision prolongée d’Easy Rider a laissé chez eux des séquelles incurables, ce qui n’est pas forcément un mal. Mais ces desperados savent aussi se montrer plus délicat (clavecin et cordes sur la Chimère). Cela donne un album qu’on aimerait avoir en vinyle et qui, par sa production au poil et sa richesse musicale, ne peut laisser indifférent. Fortement recommandé aux fans de rock 60’s. (3.0) Denis Zorgniotti
Le Pop Club / Echo Orange / Février, 

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