La Grande Odalisque, de B. Vivès, Ruppert & Mulot

« Signé Cat’s Eyes » était un manga d’animation diffusé à  la télé dans les années 80 qui mettait en scène des jeunes filles, véritables as de la cambriole en combinaisons moulantes, et qui s †˜amusaient à  jouer au chat et à  la souris avec la police. Dans »La Grande Odalisque » Ruppert & Mulot (« Le Tricheur » »Irène et les clochards » ») en compagnie Bastien Vivès, remettent au goût du jour la formule avec un trio de filles, façon d’Arsène Lupin v2.0, dans une histoire abracadabrantesque, coquine et surtout pleine d’aventures.

Alex et Carole braqueuses de haut vol travaillent en toute décontraction, gérant sans problème une rupture amoureuse en même temps qu’un périlleux cambriolage au musée d’Orsay. Prochain objectif : dérober La Grande Odalisque du Louvre. Mais les deux copines vont désormais travailler à  trois puisque Sam, une voltigeuse en moto, par ailleurs adapte du chessboxing (un mélange d’échecs et de boxe) rejoint le duo pour un ménage à  trois, par moment un peu compliqué.

Avec un scénario qui avance à  100 à  l’heure, les trois auteurs signent là  une bande dessinée de pure aventure, faisant de ces drôles de dames de véritables super-héroînes très physiques, aux allures d’amazones et au charme certain, capable de s’adapter à  toutes les situations, même les plus critiques.
Bourré d’action, le scénario dégage aussi une forme d’humour avec des dialogues par moment assez crus et parfois même assez explicites, qui contrastent assez avec ce qu’on peut lire habituellement dans ce genre de récit où le sexe libre et l’humour second degré sont bien souvent absents.

Le livre, dans,  un style alerte et plutôt original, rappelle par certains aspects le cinéma de Tarantino mais montre surtout un trio d’auteurs très à  l’aise dans la narration dans le dessin dès qu’il s’agit de raconter des scènes de combat ou de poursuite, notamment dans la dernière partie où l’on assiste à  une course-poursuite, assez mémorable, dans les allées du Louvre entre les filles et la police. Une jolie performance à  mettre au crédit de ce trio inédit avec une BD pleine d’audace et de décontraction qui donne envie de les voir retravailler ensemble le plus vite possible.

Benoit RICHARD
La Grande Odalisque
Scénario et dessin : Bastien Vivès, Ruppert & Mulot
editeru : Dupuis/coll. aire Libre
128 pages coulerus – 20.50€¬
parution : 7 septembre 2012

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