Chroniques Express 94

DEISON / SCHNEIDER TM / OVERHEAD / GUDRUN GUT / SEDDY MELLORY / B.FLEISCHMANN / STUMBLEINE / RONE / GAZ NEWTON / DAD / H-BURNS / MICHA VANONY / MAY DAY / THE LUYAS / THE ENDLESS SUMMER / ALLAH-LAS / JUNE & THE SOUL ROBBERS / JUKEBOX THE GHOST

 

DEISON – Quiet Rooms

Avec Deison, figure de l’avant-garde musicale italienne depuis 20 ans, nous sommes plus dans une installation sonore, un concept, que dans un vrai album de musique, en tout cas comme on l’entend généralement. Comme son nom l’indique, Quiet Rooms a été enregistré dans des chambres d’hôtel de Barcelone, Venise, Los Angeles, New York et Milan. Le groupe italien a décidé d’en capter l’atmosphère de vide souvent angoissante. Une internalisation de l’espace  (quelle différence que vous soyez aux USA, en Italie ou en Espagne ?) où Deison rajoute aux sons concrets (bruit de pas, d’eau qui coulent, de portes qui s’ouvrent…) des paysages électroniques ambiant accentuant l’impression initiale et poussant la réalité dans une nouvelle dimension plus fantastique. Le groupe apporte sa vision artistique à  partir du réel. Ici par exemple, le souffle de l’air conditionné se transforme en une longue nappe musicale. En 4 longs instrumentaux, on ressent le même vertige que dans un film de Lynch où les choses les plus anodines deviennent mystérieuses. Album forcément fait pour être confidentiel, Quiet Rooms trouverait plus sa place dans une exposition d’art contemporain. Même si avoir le son sans l’image a de quoi interpeller et titiller l’imagination. , (3.0) Denis Zorgniotti
Aagoo records / Octobre 2012

SCHNEIDER TM – Construction sounds

Hasard du calendrier, voilà  un album dans le même esprit que Deison. On connaissait Dirk Dresselhaus alias Schneider TM en électronicien pop plutôt subtil auteur d’un single imparable avec Frogtoise (entre Notwist et Mùm). Sans nouvelles depuis Å koda Mluvit en 2006 (très bien d’ailleurs), l’Allemand revient sous d’autres hospices. Nettement plus proche de Einstürzende Neubauten que de Depeche Mode, Construction Sounds utilise des perceuses, des grues, des marteaux piqueurs… et propose une réflexion sur,  la ville,  à  travers les sons qui la construisent – finalement, non sans une certaine ironie (peut-être de l’amertume), Schneider TM y décrit son quotidien. Un disque typiquement Berlinois en somme ; une ville, qui pour la peine,, a toujours été en perpétuelle reconstruction.  Album de musique concrète plus qu’industrielle, le disque réussit à  être plus planant que bruitiste et ce, en dépit des sons utilisés. Cinq plages éthérées frémissantes de bruits ronronnant ou percussifs. Plus une sixième qui finit par s’animer dans une musique, spectrale aux arêtes saillantes. De manière latente, le disque, devient anxiogène (Bimanual Complexity)., Là  encore, seule une niche peut s’intéresser à  ce matériel sonore et à  cette réflexion urbanistique ;  à  telle enseigne que l’on a dès lors du mal à  le juger. Disons que c’est intéressant…A titre personnel, j’espère revoir bientôt Schneider TM quitter cette abstraction conceptuelle et revenir à  des musiques plus »pop ». (3.0) Denis Zorgniotti
Bureau B / La Baleine – Octobre 2012

OVERHEAD – Death by Monkeys

Disparu des écrans radars depuis 8 ans et alors que tout le monde pensait l’aventure (auteur du puissant,  et splendide Silent Witness en 2002) finie, voilà  que l’on découvre avec surprise la sortie d’un nouvel album Death By Monkeys. Si le groupe a pas mal évolué avec le temps, revenant aujourd’hui avec un line-up assez différent de celui qui existait à  l’origine (désormais seul, Nicolas Leroux, aux commandes), les intentions n’ont pas changé : jouer toujours et encore une musique pop rock mélodieuse et accrocheuse., Dans un style très 90.’s, Death By Monkeys prouve malgré les années que l’on groupe n’a rien perdu de sa science de la composition, se montrant toujours capable d’écrire des chansons habitées qui rappellent encore une fois celles de Jeff Buckley, ou les premiers albums de Radiohead, (deux noms auxquels on avait beaucoup comparé, Overhead, à  l’époque). Album rock mid-tempo dense, tendu et ramassé avec son assez linéaire et pas forcément immédiat, Death By Monkeys s’éclaircit au fil des écoutes, laissant entrevoir quelques titres très réussis. C.’est donc un retour plutôt concluant que nous offre là  Overhead, avec un chanteur/musicien dont la voix a mué mais dont l’écriture musicale reste intacte malgré les années. (3.5) Benoît Richard
Further Music – Septembre 2012

 

GUDRUN GUT – Wildlife

La boss de l’excellent label Allemand, Monika Enterprise (Barbara Morgenstern, Cobra Killer, Milenasong…) est surtout une musicienne et une productrice depuis plus de 30 ans. Ex-Einstürzende Neubauten, ce n’est pas rien et il en reste des traces dans sa musique d’aujourd’hui (Tigers, Frein Sein). Avec Wildlife, son meilleur album à  ce jour, l’Allemande prône un retour à  la nature ; gonflé quand on présente un album électro-pop tendance indus/dub. On est loin du cliché qui voudrait qu’une musique naturelle passe par des instruments acoustiques en bois. Mais Wildlife ressemble à  une errance dans une forêt humide, à  la fois enveloppé par une nature luxuriante et menacé par elle (Un tigre derrière les bambous ? une menace de malaria ?). De la Techno moite, une musique obsédante, des passages plus hybrides (Erinnerung fait danser une guitare new wave) et, la voix parlée dans une scancion lente de Gudrun – en allemand et en anglais – rappelle la présence atypique d’une Marianne Faitfhful. Cet album envoûtant vaut mieux que l’étonnante et habile reprise de Simply The Best de Tina Turner (que l’on n’attendait pas ici) et vous donne parfois l’impression d’avoir pris des psychotropes. Vraiment très bien. (4.0) Denis Zorgniotti
Monika Enterprise / La Baleine – Octobre 2012

 

SEDDY MELLORY – Fake as your Mom’s Orgasm

Amateur de vrai rock, viens plus près, n’aie pas peur, cet album est pour toi. Seddy Mallory ne changera pas ta vie et ne te procura pas d’orgasme mais les Italiens de Brescia, en grands adultes attardés, célèbrent le rock des années 70, celui des Rolling Stones période Mick Taylor. Le chanteur n’a malheureusement pas le charisme de Jagger – gros bémol du disque – mais Seddy Mallory fait le job, agrémentant d’une pincée d’acid rock (bien) et d’une louche de boogie (moins bien), sa musique extravertie. Un peu d’orgue et de tambourin, des solis de guitares aventureux, des choeurs mélodiques (tout le monde, donne de la voix), et la présence de bons moments (The Game, et son côté Broken Social Scene ; Joy et sa Madchester touch), procurent un plaisir supplémentaire au fan de rock. (3.0) Denis Zorgniotti
Kandinski Records – Octobre 2012

 

B.FLEISCHMANN – I’m Not Ready For The Grave Yet

Bernhard Fleischmann, reste un nom important pour ceux qui ont suivi et aimé les productions, Morr Music, dans les premières années du label. Moins prolifique qu’à  l’époque, l’Autrichien reste avec, Isan, et une poignée d’autres, celui qui a le plus contribué à  développer l’image et le style du label berlinois au fil des années. 13 ans après ses débuts et avec 11 productions (albums + Eps) à   son actif sur, Morr Music,, B. Fleischmann, est de retour avec un album qui tranche quelques peu avec ce qu’il a fait par le passé. Moins electronica que, par exemple, l’excellent Welcome Tourist, de 2003, I’m Not Ready For The Grave Yet tire plus franchement vers un registre poptronica, avec notamment un chant présent tout au long de l’album, le rapprochant de ce que faisaient de groupes comme, The Notwist, ou même, Tarwater., Sans pour autant être daté, I’m Not Ready For The Grave Yet renvoie à  des choses un peu anciennes, à  un son du début des années 2000, avec ce mélange subtil de guitares et beats légers si caractéristique. Un disque plaisant mais qui se révèle quand même un peu trop linéaire sur la longueur.(3.0) Benoît Richard
Morr Music / La Baleine – Octobre 2012

STUMBLEINE – Spiderwebbed

Il ressort parfois un parfum désagréable de niaiserie dans ce disque d’un producteur de Bristol. C’est un peu abrupt dit comme ça, mais c’est vrai…Connu pour sa collaboration avec ASA, Stumbleine est un électronicien bien sous tout rapport, faisant,  une musique lounge déjà  un peu datée. Il est appliqué dans son travail, se basant sur les figures imposées du genre : une guitare légèrement distordue ou réverbérée, des cahots rythmiques, des claviers diaphanes. L’ambiance se veut enchanteresse allant chercher du côté de Cocteau Twins un soupçon de dream pop (The Beat My Heart skips chanté par CoMa) ou de Mazzy Star, la beauté incarnée (Stumbleine reprend d’ailleurs du duo Californien son célèbre Fade Into You). L’ensemble serait séduisant sans être renversant si Stumbleine ne choisissait d’intégrer des voix r’n’b séquencées faisant ressembler la moitié de son album à  un pub Ushuaia nature ou à  du Moby, période musique d’ascenseur. (2.0) Denis Zorgniotti
Monotreme – Octobre 2012

 

RONE – Tohu Bohu

Comme souvent dans la maison, infiné, il est bien difficile de définir clairement et formellement le genre musical dans lequel exerce un de ses groupes ou musiciens. Dans le cas de, Rone, dès les premières minutes, on se rend compte que, comme avec, Aufgang, Cubenx, ou le récent, Spitzer, la musique de, Rone, renvoie à  tout un tas de choses, et qu’il va falloir un peu de temps pour décortiquer tout ça. Mais qui s’en plaindra ? Désormais exilé en Allemagne,, Erwan Castex/Rones’est nourri forcément de nouvelles influences, mais continue pourtant, comme il l’a fait par le passé (sur l’album Spanish Breakfast) de mixer les genres, de piquer à  droite à  gauche pour nous offrir ce nouvel album nourri d’electronica, de techno, de trip-hop et de Hip hop., Lumineux et mélodieux, Tohu Bohu, se montre la plupart du temps très ouvert, très facile d’accès,,  un peu lisse aussi par moment, mais réussissant à  enchainer des titres variés et contrastés tout en gardant une belle cohérence du début à  la fin. Du pur plaisir. (3.5) Benoît Richard
Infiné – Octobre 2012

 

GAZ NEWTON – The End of The Day (EP)

Méfiez-vous de l’eau qui dort ! C’est vrai , que les premières notes de My Beard laissent présager un chanteur roublard et un ton pépère et puis le morceau enclenche le turbo ou plutôt le distorsion et Gaz Newton entre dans une nouvelle dimension. Ce gars là  c’est un peu Patrick Coutin chez Pavement ou Weezer dans les Alpes, à  moins que ce ne soient plutôt les Rentals, Gaz Newton couplant volontiers guitares électriques et claviers : un ton badin, un chant en anglais et un rock lo fi  mélodique particulièrement efficace  (Gagarin). L’homme est branché rock 90’s et cela lui va plutôt bien. The End of The Day (4 petits titres au compteur),  est produit par David Grumel et Jeremy Rassat, double gage d’arrangements finalement classieux. Derrière le je-men-foutisme affiché, l’attitude de branleur, un bon petit disque. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoproduit – Mai 2012

DAD – Vitro

La première bonne nouvelle l’auditeur mais aussi pour le groupe Dad, c’est que leur musique pop-rock s’avère suffisamment originale et personnelle pour que l’on ait envie de l’écouter jusqu’au bout et même d’y revenir. Car si ce groupe franco-canadien annonce fièrement des influences allant de, TV On The radio, à , Grizzly Bear, c’est aussi et sans doute une façon comme une autre de brouiller les pistes et de dire qu’eux aussi ont cette ambition d’aller vers une écriture, tout sauf balisées, et sans forcément emprunter les grandes avenues mais plutôt les routes peu fréquentées du rock. Et ça marche parfaitement avec ce premier album très prometteur., A l’écoute de Vitro, on ne peut être qu’emballé par l’envie de ce groupe de sonner autrement, en produisant des compostions audacieuses, qui rappelleront à  certains moment l’esprit du post-rock de Chicago, ou comment faire sonner un rock nourri de jazz dans des compositions complexes mais jamais prétentieuses, assez proches de ce qu’on l’on peut trouver sur le label, Unique records, avec des gens comme B R OAD WAY, ou bien encore Angil, … On a vu pire comme référence.(4.0) Benoît Richard
ObliqSound – Octobre 2012

H-BURNS – Six Years (EP)

Drôle de parcours que celui de Renaud Brustlein. D’abord leader de Don’t Look Back, , le chanteur-guitariste passe à  l’acoustique le plus dénudé en adoptant le pseudo de H-Burns. Six plus tard, Renaud est entièrement repassé du côté de l’électrique mais dans une version nettement plus classique rock qu’à  ses débuts. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le morceau préservé de l’électricité est un titre dans sa version demo (Stubborn man agrémenté d’un piano bastringue). Fini le post-rock , renforcé à  la sauce Deftones de son groupe, le H-Burns de 6 years renvoie à  quelques grandes figures du rock US, de Bruce Springsteen (Midwest) à  Eddie Vedder en  passant par Evan Dando. , L’album est produit par Steve Albini pour un résultat moins brut qu’à  l’accoutumée, punchy mais racé. Le morceau-titre, accrocheur et accroché, a tout d’un grand et le reste est bien aussi. De quoi attendre sereinement le 4e album d’H-Burns prévu en janvier 2013. (3.5). Denis Zorgniotti
Vietnam / Because – Octobre 2012

MICHA VANONY – Advenir

Un premier album en 2010 (Devenir), un 4 titres à  l’été 2012, et voilà  que sort le second album Advenir, du beatmaker monégasque, Micha Vanony. Formé à  la musique contemporaine,, Micha Vanony, a d’abord travaillé aux cotés de, Pierre Henry, pour ensuite se consacrer à  des installations sonores un peu partout en Europe (exposition universelle de Hanovre en 2000 et Saragosse en 2008). Si sa musique est influencée par le hip hop, le jazz et le funk, c’est également une musique tournée vers la réflexion philosophique, avec ici une exploration du thème de la tension entre passé et futur., Plus concrètement,, Micha Vanony, aime travailler à  partir de sons anciens et notamment jouer sur l’énergie qui peut dégager, encore aujourd’hui, des sonorités vintage. C.’est assez palpable par exemple sur La philosophie du presque, titre tendu où l’on retrouve un fragment de générique d’ouverture (culte !) du TF1 des années 70 signé, Vladimir Cosma., Amateur de jazz mais aussi de vieux génériques télé, le Monégasque intègre cette culture dans des compositions abstract hip hop jazzy très agréables, avec un habile travail de découpage, de collage, pour un résultat final plutôt convaincant., (3.5) Benoît Richard
Mental Groove Records – Octobre 2012

 

MAY DAY – Somewhere to be Found

Groupe conduit par la chanteuse guitariste Maud Naîmi, May Day, débarque , avec un premier album, précédé quelques mois plus tôt par un Meet My Love EP, plutôt prometteur., Avec ses chansons pop-folk, teintées de blues, de rock et de boogie,, , May Day, propose un disque plein, assez charmant mais pas exempt de défauts., Avec son timbre parfois rocailleux, la jeune femme démontre un vrai caractère, dans des compositions, par moment, aux accents,  western mais qui ont tendance par moment a vouloir ratisser un peu trop large, en jouant la carte mainstream avec quelques balades mignonnes mais un peu trop pompeuses à  mon goût. Résultat, quelques titres un peu solennels viennent alourdir un ensemble varié mais qui manque quelque peu d’originalité. (2.5) Benoît Richard
Autoproduit – Octobre 2012

 

THE LUYAS – Animator

Ce troisième album des canadiens de, The Luyas, sur lequel plane l’ombre du décès d’un ami, n’est pas sans rappeler la musique d’un autre groupe lui aussi marqué par le deuil :, Broadcast. Par la voix de sa chanteuse, par les notes de claviers minimalistes, par son beat lo-fi métronomique, par sa mélancolie palpable, »Animator » rappelle sans cesse le style du groupe anglais mais sans que cela ne constitue jamais un handicap. Bien au contraire. Car plus qu’une copie du groupe de la regrettée, Trish Keenan,, The Luyas, a bien des atouts et des qualités a faire valoir. En premier celle de savoir écrire des chansons pop mid-tempo parfaites et qui, à  l†˜image du titre Montuno, (et ses 9 minutes) dévoilent des arrangements aussi fin que discrets, qui apportent un vrai plus à  un ensemble déjà  irréprochable., Eclairé d†˜une lumière noire, Animator, éblouit pourtant de toute sa beauté, de sa profondeur durant 10 titres à  garder bien au chaud pour l’hiver. (4.0) Benoît Richard
Dead Oceans / Differ-ant – Octobre 2012

THE ENDLESS SUMMER – s/t

Un album fou, fou, fou, cela ne se refuse pas. Sur le créneau du rock cartoonesque mélant les genres tout azimut, on connaissait déjà  BO. Voici donc The Endless Summer dans un style pourtant sensiblement différent mais tout aussi ouvert. De l’époque où le groupe s’appelait Rigolus dans un style punk déjanté, il ne reste pas grand chose si ce n’est l’énergie. Mais dans ce nouveau projet, point de guitare mais deux saxophones et deux batteries tronant au milieu des voix et des claviers. Il y a bien un côté brass band proche des Allemands de Mardi Gras BB mettant sans cesse, un grain de folie à  une musique qui n’en demandait pas mieux.,  C’est à  la fois suranné car très branché sur la musique des années 50 (entre crooner, rock, rythm’n blues, calypso,, boogie…), mais avec le regard totalement décalé du caricaturiste rigolard. Quelque part entre Screamin’Jay Hawkins, Arthur H et le Grand Orchestre du Splendid. Distrayant dans son propos, brillant dans son exécution (3.0) Denis Zorgniotti
Nueva Onda / L’Autre Distribution – Novembre 2012

 

ALLAH-LAS – s/t

De la pop west coast 60.’s à  l’aube de l’hiver voilà  une idée séduisante, d’autant que les quatre garçons de The Allah-Las, pratiquent ce genre musical avec une certaine aisance comme on peut s’en rendre compte à  l’écoute de , cet album., Basés à  Los Angeles, les membres du groupe se sont rencontrés dans les allées d’un fameux magasin de disques puis se sont très vite retrouvés autour d’une seule idée : faire revivre un courant musical né au début des années 60 à  Los Angeles, en collant au plus près de l’esprit et du son de l’époque., Le résultat donne un premier album assez réussi, produit par un certain, Nick Waterhouse, dans lequel la reverb.’ et la production,  lo-fi donnent ce son caverneux si particulier comme sur les vieux disques des, Kinks, ou des Zombies., Peut-être moins doués qu’un certain Miles Kane, et ses Last shadow Puppets, les, Allah-Las, restent malgré tout un groupe solide auquel il manque peut-être un ou deux titres forts pour convaincre totalement.(3.5) Benoît Richard
Innonative Leisure / Differ-ant – Octobre 2012

 

JUNE & THE SOUL ROBBERS – Sweet Lilith

Après un début qui ressemble trait pour trait à  Walk on the Wild Side, June & The Soul Robbers trouve sa vitesse de croisière et sa direction et n’en déroge pas. Pour ce quatuor de Troyes, la musique ne sera pas urbaine mais bel et bien rustique, avec violon, guitare acoustique et harmonium. La batterie se joue volontiers aux pinceaux et la voix a ce grain légèrement écorché qui fait les folkeux burinés mais néanmoins au grand coeur. Mais June & The Soul Robbers sait être rock dans son approche (Mary Jane), et pop dans ses mélodies, épousant un spectre finalement assez large et universel. Le groupe cite Jeff Buckley et Bob Dylan dans ses influences, on aurait tendance à  les rapprocher plus du second que du premier. Ou à  une version plus, roots de REM., Le violon donne une touche irlandaise charmante et conviviale. Une musique chaleureuse et généreuse, qui donne envie de boire une bière entre potes (surtout seaside suicide, men in the manor) mais qu’il ne faudrait pas sous-estimer : Love is et Sweet Deception sont là  de vraies réussites qui derrière la face burinée cache une belle musicalité. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoproduit – Novembre 2012

 

JUKEBOX THE GHOST – Safe Travels

Jukebox The Ghost est un trio de,  Washington basé New-York qui sort en cet automne 2012,  un troisième album après,  deux autres passés plutôt inaperçus ce coté-ci de l’atlantique. Et c’est bien,  dommage car en plus d’avoir un vrai potentiel en mode single, le groupe sait,  aussi varier les plaisirs avec une écriture multiforme qui transparaît notamment,  sur des titres moins tape à  l’oeil que le Somebody que l’on découvre en,  ouverture de Safe Travels. Et si, au premier abord,, cet album, laisse entrevoir une formation electro pop dans la droite lignée de Phoenix,  ou Metronomy, la suite et surtout la fin montre une toute,  autre facette du style de Jukebox The Ghost, avec des titres moins,  directs, plus posés, dans une veine FM qui évoquera Queen ou Billy,  Joel. Ce qui est loin d’être une injure pour ce groupe qui mérite bien plus,  qu’un peu d’attention.(3.5) Benoît Richard
Yep Roc Records – oct. 2012
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