David Fakenahm – One Thing Remains

En France, le talent est souvent, inversement proportionnel à  la notoriété et la figure de David Fakenahm en est une nouvelle preuve. Une carrière de l’ombre qui trouve en One Thing Remains sa plus belle pièce. Plus que jamais à  découvrir.

 

 

 

Mine de rien, One Thing Remains est le cinquième album de l’Orléanais (sixième si l’on rajoute le projet annexe, , Warehouse) et comme les précédents, celui-ci est autoproduit, David Fakenahm n’ayant pas encore trouvé la structure idoine pour distribuer ses albums. Bizarre et injuste d’autant plus qu’avec le temps, le Français a étoffé sa production et ses arrangements, trouvant en chemin des amis musiciens venant lui prêter main forte et faire de One Thing Remains, un vrai travail de groupe. Autour de David Fakenahm (chant, guitares, batterie),, il y a donc Mathieu Malon aux claviers, Pierre Schmitt à  la basse. Sans oublier les interventions ponctuelles d’une trompette, de choeurs, d’un harmonica pour une touche Macadam Cow-boy…Encore plus que sur Here and Now, son album précédent, Fakenahm parvient à  produire tout seul la musique qu’il a toujours voulu faire. Et si Bones commence dans une sensibilité, de folk naturaliste, le morceau prend rapidement de l’ampleur avec l’arrivée des autres musiciens, résumant ainsi l’évolution de David Fakenahm depuis ses débuts.

Album de soft-rock/ folk-pop, , le regard tourné vers les Etats-Unis et vers les années 60-70, album de voix chaude,  et de guitares. Des guitares de tout genre, de tout jeu où chaque sonorité et technique renvoient à  une des sources de la musique de Fakenahm.,  Sonorités jangle,, , cocottes râpeuses tendance country western, 12″ cordes acoustique, slide, accord bluesy sur l’introspectif On time…On aime ces guitares en liberté, ces sonorités et,  ambiances qui se mêlent, l’Orléanais évoquant aussi bien les Byrds, America, Johnny Cash, REM. A cela, Fakenahm,  apporte toujours la touche, mélodique qui vous égaye une journée (Beautiful guitar). L’homme vous refait même aimer les solos par le déchirant you’re my woman (décidément le grand morceau du disque), et on ne, serait pas étonné dès lors,  si dans le futur il reprenne une, pièce pour guitare, de Vivaldi ; il émane du Français la sérénité pastorale idéale à  l’exercice.,  Avec One Thing Remains, Fakenahm se découvre l’étoffe d’un Damien Jurado. C’est dire que c’est bon.

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Denis Zorgniotti

Date de sortie : Novembre 2012
Label : Autoproduction

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