Dirty projectors – Swing lo Magellan

Retour en vitesse sur l’album qui m’énerve le plus de ces sept derniers mois: le nouvel et second essai de la bande à  Dave Longstreth. Le disque succède au génial Bitte Orca, et il n’est jamais facile de passer après un disque qui a joui d’un tel succès d’estime. Surtout ça engendre des discussions sans fin dans mon ciboulot. Mieux? Moins bien? Différent ? J ‘ai longtemps cru,  au ratage jusqu’à  me rendre compte au je le réécoute souvent, avec un réel plaisir ce swing lo Magellan.

Certes la surprise fonctionne moins: on s’attend a ce que Longstreth, nous fournisse des titres qui partent dans une direction et prennent la tangente aussitôt. Et le bonhomme comble ses fans. Pas une seule des pièces de l’album ne poursuit une progression linéaire standard, tous les morceaux font montre de plusieurs facettes qui vont ici essentiellement du rock à  la folk avec un soupçon d’essence de soul pour donner du goût.
L’album est de très bonne facture mélodique, et il ne faut pas longtemps avant que les morceaux les plus évidents de swing lo rentrent dans le crâne. Juste il manque de cet effet de surprise evoqué plus haut qui accompagnait Bitte Orca . On s’attend a tout, et le maître de maison n’entend pas nous décevoir.

Au niveau de la construction de l’album, et après de multiples écoutes, on se rend compte que plusieurs choses ont changé, dans cet ouvrage tracé pourtant au millimètre près. Il y a d’abord la voix de Longstreth. omniprésente ou presque, sur ce nouvel album. Elle vole la vedette aux timbres féminins qui tiennent le rôle de choeurs, au sens propre du terme. Le son de l’album aussi est plus ample, plus travaillé, plus théâtral suis-je tenté d’écrire. Sans doute plus immédiat, plus simple, diront les détracteurs. Longstreth vise un public plus large, avec panache, sans esbroufe. Je me demande si l’accès est assez facile pour séduire le plus grand nombre, mais la tentative d’ouverture est patente.

Sans esbroufe, c’est le mot qui convient , vraiment à  un disque que j’ai d’abord taxé de fadasse, avant que ma mémoire et mes oreilles ne se rappellent à  mon bon souvenir, et ne viennent , me narguer de leurs »facepalms » successifs. Il ne transgresse pas l’image de nos attentes, mais s’acquitte très bien de les remplir sans démériter. Petit a petit, au fur et a mesure des semaines qui passent depuis juillet 2012 date de sortie, jusqu’à  ce jour de mars où j’entreprends,  enfin ma critique; je dois reconnaître que le monde parallèle de la pop/folk/ soul dans lequel swing lo Magellan s ‘est taillé un fauteuil de choix, a fini de me convaincre. Et ce sans que je m’en rende vraiment compte. Six mois plus tard, j’ose enfin écrire l’inverse de ce que je pensais conclure a l’époque. Swing lo magellan était bien un des grands albums de l’année 2012.
Denis Verloes
Tracklist

Label: Domino / Pias
Date de sortie: 9 juillet 2012

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La critique de Bitte Orca

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