Last Man, de Balak, Sanlaville & Vivès.

C.’est après un efficace teasing de toutes parts, et dans la pure tradition des nekketsu, que l’équipe Balak, Sanlaville, et Vivès nous délivre enfin »Last Man » une ambitieuse nouvelle série à  la mode manga qui n’à  déjà  rien à  envier aux nippons, sinon les couleurs et coupes de cheveux façon épis peroxydés.

Si l’on peut argumenter que la tranche d’âge visée pour »Last Man » se démarque quelque peu du shonen classique visant jeunes adolescents type »Dragon Ball Z » ou »Naruto » (bien que les fans et puristes puissent encore débattre là -dessus), »Last Man » est un bel hommage, sinon la confirmation que l’on peut créer un shonen original, efficace et made in France.

On suit l’histoire d’Adrian Velba, jeune et frêle garçon de 12 ans issu de l’école de combat de Maître Jensen qui se prépare au grand Tournoi. Par le plus chanceux des hasards, il se retrouve affublé d’un partenaire de quelques décennies son ainé : l’illustre inconnu Richard Aldana. Adrian est un médiocre élève que le rêve de remporter le tournoi anime, rêve que soutient ardemment sa pulpeuse maman. Inconnu de tous, et débarquant tout juste dans la cité, Richard Aldana entretient lui aussi une fervente envie de remporter le Tournoi mais semble tout ignorer des règles basiques qui régissent le combat ou encore la vie de la cité. Son histoire et ses motivations restent obscures, mais ses prouesses physiques et sa carrure imposante permettent à  Adrian de gravir les échelons du grand Tournoi.

Non content d’être un projet suffisamment satisfaisant en soi, »Last Man » nous parvient dans un package dynamique et coloré, et Casterman nous gâte de couvertures alternatives limitées, de stickers et d’une édition collector sous blister argenté. Au niveau de l’équipe créa, les dessins déjà  plébiscités de Vivès et sa bichromie se marient parfaitement avec un scénario percutant, tour à  tour excitant, haletant, drôle, et fantaisiste. l’ensemble reflète d’un excellent équilibre entre combat, mythologie et personnages plus ou moins excentriques. Balak et Sanlaville ont un passif de story-boarders dans l’univers du dessin-animé, de l’animation et du jeu vidéo, et mènent la barque de »Last Man » avec un visuel et un découpage jamais décevant.
Last Man est une BD rythmée intemporelle, haute en personnages, et qui file sous les yeux et se savoure comme un anime. C.’est avec ses promesses de qualité qu’elle titille le fanatisme collectionneur qui sommeille en tout amateur de BD, de 12 à  65 ans.

Fabrice Blanchefort

Last Man
scénario & dessin : Balak, Sanlaville et Bastien Vivès.
Editeur : Casterman
204 pages – 12,50€¬
parution: Mars 2013

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