Chroniques Express 103

DELPHINE DORA / KRONEM / ANGIL AND THE HIDDENTRACKS / PRAHA / BINIDU / THE ALBOUYZ / THE CRUMBLE FACTORY / ALEXANDRE MARTINEZ / ODDS AND ENDS / AFTER DARK 2 / SOPHIE LILIENNE / GAZ NEWTON / KLUB DES LOOSERS / PRESSGANG METROPOL / THE ELECTRIC SOFT PARADE /

 

DELPHINE DORA – Conversation among the ruins

S’il y a bien un esprit libre, c’est elle. Delphine Dora, chanteuse, pianiste souvent improvisatrice, naviguant entre différents micro-labels et différentes collaborations (avec Half Asleep encore récemment) et proposant surtout des albums très personnels. Il y en a seize (!) depuis 2005. Une adepte du Do It Yourself qui a fait de la musique son art brut à  elle. Avec Conversation among the ruins, elle met en musique des poèmes de Sylvia Plath, grande figure littéraire anglo-saxonne, dépressive et bipolaire et surtout suicidée en 1963 à  l’âge 30 ans. On ne peut que comprendre l’empathie certaine de Delphine Dora, voire son identification, pour cette sacrifiée à  la cause littéraire. Delphine Dora lui rend hommage à  sa manière. Au piano, dans ce qui semble n’être fait d’un seul jet. La Française vous oblige à  suivre le fil de sa musique, chantant jusqu’au bord de l’essouflement, dans une fragilité d’interprétation expressive. A l’instar de Catpower, le chant est parfois à  la limite de déraillement, de la fausseté mais il n’en est que plus touchant et plus humain. Traversant tout le disque, tapie dans l’ombre des mots de Plath, la folie semble être le sujet principal de Conversations among the ruins : Delphine Dora dédouble sa voix schizophréniquement (sur Childless woman) et change systématiquement de mélodie, d’humeur sur chaque morceau ou presque. Il n’est pas toujours facile de s’accrocher dans ces ambiances où même le piano, joué dans un esprit début du XXe, semble chaotique. Mais parfois, on ressent dans cette frénésie créatrice pourtant désespérée, le vertige de la création et de la folie. Ensemble et liées à  jamais chez Sylvie Plath et désormais chez Delphine Dora. (3.0) Denis Zorgniotti
Wild Silence – Juillet 2013 Bandcamp

 

KRONEM – Uke sessions (EP)

L’EP débute par Sorry ( ?). Kronem alias Romain Ferrera s’excuserait-il d’abandonner la guitare et l’électricité le temps d’un EP joué au ukulélé, nettement moins bruyant ? Le bonhomme est connu pour ses attaques brutes de guitare jazzmaster dans une relecture destructurée du grunge de Pearl Jam ou du rock de Neil Young. Personnel, intéressant mais d’un abord un peu obtu. Uke Sessions aura donc valeur éducative pour Kronem, avec des épreuves qui lui sont imposées : interdit de gueuler, saturation impossible, obligation de faire vivre la mélodie. Avec un ukulélé, on ne peut pas tricher ou se planquer derrière un mur du son et le Francilien révèle là  une bien belle voix qui l’on n’avait pas évaluée à  sa juste valeur d’ici là  (et pour causes !). L’interprétation, entre force et félure, est au top, et ce grain, assuré et grave (le côté grunge) posée sur la légèreté du ukulélé, donne un rapport pour le moins intéressant. Un petit EP modeste mais non moins attachant, qui sera le début d’une mise à  plat, avant de repartir vers l’électricité. (3.0) Denis Zorgniotti
Autoproduit – Juillet 2013 Bandcamp

 

ANGIL AND THE HIDDENTRACKS – Angil and the Fucking Hiddentracks

Vous reprendrez bien une dose d’Angil ? Un des préférés de Benzinemag revient avec quatre inédits et son groupe rebaptisé pour la circonstance the Fucking Hiddentracks. L’occasion de juger sur pièce l’étendu du talent des Stéphanois pour s’approprier des gimmicks du rock et en faire leur chose à  eux. Ideas et ses attaques grasses de guitares et Pure Mathematics et son bourdonnement à  la Won’t get Fooled again des Who appartiennent bien à  la grande famille du rock. mais Angil y appose sa signature vocale, en spoken word agressif sur le premier et d’un nonchalance de doux-dingue sur le suivant. Mais là , où d’autres seraient arrêtés, The Hiddentracks – de fucking bons musiciens – entrent en piste, faisant entrer en douceur leurs cuivres jusqu’à  faire basculer totalement le morceau dans une autre énergie, plus jazz, assurément; moins commune évidemment. Sur Cope, ce sont des cordes, essentiellement, qui portent le spleen d’Angil sur un lit de dentelles. L’EP se termine sur un I need a enemy plein d’entrain qui met en joie. Avec Angil and the Hiddentracks, on n’est jamais déçu. En digital et en vinyle tiré à  250 exemplaires (4.0) Denis Zorgniotti
We are Unique Records / La Baleine – Juillet 2013

 

PRAHA – Horizons amovibles v1.0.0

Il n’est pas si facile de faire de la pop en français. Il ne faut pas grand-chose pour sonner »variétoche ». Quand on n’y pense, il n’y a pas grande différence entre un De Palmas et un Sylvain Vanot et pourtant, ce petit rien change totalement la donne (comme le 0,1% d’ADN qui nous différencie du chimpanzé). Dans le cas de Praha, alias Arnaud Robinet, une double expérience des deux côtés du Channel le préserve des pires tics de la variété mais lui donne une double culture musicale. Il y a aussi des ambiances plus métissées – à  la Pascal Parisot (Délicieux sortilège, Histoire de, moins convaincants). Artiste délicat, L’homme fait dans la subtilité, dans la nuance et il est aidé en cela par des musiciens délicats (notamment Léa Juchet au violon). La garde-robe et son charme suranné est un trésor de finesse. La simplicité de ton n’exclut pas, non plus, une certaine sophistification (Hotel Lynch). La voix d’Arnaud Robinet n’a rien d’exceptionnel mais elle sonne familière à  nos oreilles, rappelant Yves Simon ou le plus récent Svensson. Praha arrive, ça et là , à  trouver la bonne idée qui relance l’intérêt d’un morceau, une roucoulade de synthés sur la Garde-Robe justement, un rhodes illuninant le tracée de Tu t’enfuis et un banjo accentuant le rythme de la fuite. Dans ces moments-là , Praha se rapproche de Sylvain Vanot et s’éloigne de la variété. Ouf. (3.0) Denis Zorgniotti
Autoproduit – Juillet 2013 Bandcamp

 

BINIDU – Yes !

Il ne faudrait confondre Binidu avec Minidoux, ni se laisser embobiner par la positivité promise par le titre de l’album. Deux membres de Pneu (Jean-Baptiste Geoffroy et Jérôme Vassereau) associés à  Vincent Dupas, calme en My Name is Nobody et dévergondé en Fordamage, il fallait bien s’attendre à  de la guitare (deux ici), de la puissante, et de la batterie, de la lourde. Mais il ne faudrait pas non plus voir dans ce trio qu’un Black Sabbath indé ou un Weezer noise ; ni d’ailleurs imaginer que Binidu ne se complait que dans le bruit, la violence et la masturbation excessive d’un manche de guitare (on bon obsédé, ils y prennent un certain plaisir). Yes ! est finalement plus mélodique et calme que prévu, comme le laisse d’ailleurs entendre le début du disque (Camera and Balloons). Même si le groupe s’octroie quelques vrilles noises et des moments où les deux guitares et la batterie tournent en boucle à  plein régime (la longue fin de Kings). On n’est pas membre honoraire de la maison Kythibong pour rien. En totale liberté, Binidu s’essaye – avec succès – à  quelques rythmiques africaines, histoire de booster une musique qui ne demandait qu’à  l’être. On dit un grand Yes à  Binidu. (4.0) Denis Zorgniotti
Kythibong record- juin 2013 bandcamp

 

THE ALBOUYZ – Folk Fiction

Unis à  la ville comme à  la scène par un même amour de la ritournelle folk, The Albouyz est le bien le genre de duo que l’on aimerait avoir comme amis ; toujours prompt à  sortir la guitare acoustique et à  pousser la chansonnette – y compris à  deux dans un beau mariage vocal (back home). Dans cette folk mise à  nue, la condition sinequanone pour attirer l’attention se résument à  quelques points précis, auxquels on ne peut s’y soustraire : une bonne voix – y mettre de la conviction est un plus – et avoir de bonnes compositions, mélodiquement parlant. Et bon an mal an, avec facilité même, The Albouyz remplissent les deux conditions (if the world, morceau idéal pour cet été). Un petit harmonica pour parfaire le décorum, un grain de voix naturellement fait pour la pop, et hop, c’est parti ! la musique, c’est (en apparence) aussi simple que ça. The Albouyz rende au passage hommage à  Lloyd Cole : bonne pioche, l’Anglais ayant su, en vieillissant, joliment épurer sa musique ; The Albouyz n’en sont, eux, qu’à  leur début. Sympa. (3.0) Denis Zorgniotti
Le Saint Productions – Juillet 2013 Deezer

 

THE CRUMBLE FACTORY – The Crumble Factory

En provenance directe des années 60, voici The Crumble Factory, groupe formé par Rem Austin et Ann Lake (ex-Psycho Lemon), Julien Barbagallo ( batteur pour Tame Impala et Tahiti 80), Stephan Bertholio (ex Dionysos, Corleone), Rémi Saboul (ex Drive Blind et aujourd’hui My Tiger Side). Chacun des membres de cette sympathique usine à  crumble a déjà  bien roulé sa bosse et on peut voir ce nouveau projet comme une phase récréative… effectuée avec le plus grand sérieux. La maîtrise est là ,avec des arrangements étoffés, et le coeur de The Crumble Factory semble balancer entre Angleterre et Etats-Unis, entre Beatles et Beach Boys, affichant néanmoins une préférence pour ces derniers. Une petite touche psyché pour prendre de la hauteur, un pétage de plomb garage pour se défouler (In garage), et un London Tropical Song à  la montée irrésistible pour craquer encore plus. Le groupe n’est pas sans rappeler les Toulousains de Sweet Apple Pie (harmonie vocale comprise) et c’est plutôt un bon point. (4.0) Denis Zorgniotti
Pop Sisters Records – Avril 2013 Bandcamp

 

ALEXANDRE MARTINEZ – Eterna

Paru au printemps 2013 sur le label messin Chez Kito Kat, Eterna est le premier album (ou mini LP ?) d’un jeune musicien producteur dont la capacité et le talent à  construire des titres instrumentaux longs en bouche et pour tout dire très captivants mérite que l’on s’y intéresse quelques instants. Malgré son jeune âge (20 ans à  peine), ce garçon a un style déjà  bien marqué ; et même si l’on voudrait la rapprocher de celle de M83, (surtout les premiers albums), la musique d’Alexandre Martinez n’a besoin d’aucune référence pour exister. Car elle vaut d’abord pour son originalité, et aussi pour ce mélange subtil de poésie et de mélancolie, mis en musique dans des compostions qui prennent leur temps et dans lesquelles dominent nappes de synthés, des notes de piano triste, des guitares, des beats et des voix aussi discrètes qu’éparses.Jolie découverte donc que cet Eterna qui constitue dans aucun doute une des productions les plus touchantes pour un label qui n’en finit pas de nous surprendre. (4.0) Benoît Richard
Chez Kit Kat – Avril 2013

 

ODDS AND ENDS – Blurry Print

C’est avec une humilité non feinte qu’ Odds and Ends est venu taper à  la porte de Benzinemag : »si vous voulez bien avoir la gentillesse de nous écouter »… La bonne surprise est à  valeur de cette timidité affichée. Trio parisien, Odds (alias Mathieu Gueros) and Ends (alias Maud Octallinn et Karim Sannak) a de quoi marquer les esprits avec un album bi-goût, entre alt-country et post-folk. Le groupe prend le taureau par les cornes de faire dans le rustique (Handsomeness). Avec eux, le cow-boy peut avoir un vague à  l’âme nocturne (Dichotomy, sweet late-night ride). Mais avec son piano, sa trompette, sa guitare presque toujours électrique et un batteur qui vient du rock, il aime sonner plus moderne et plus indé dans la mouvance d’un Low (Forever Free, Dear Anthem). La voix grave de Mathieu, associée ou non à  la fluette Maud, donne une densité certaine à  des titres taillés dans le roc. En plus, la pochette est belle. Merci d’avoir toqué. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoproduit – Juillet 2013 Bandcamp

 

ITALIANS DO IT BETTER LABEL v/a After Dark 2

Ils sont venus, ils sot tous là , tous les artistes chéris du label Italians Do It Better. Sous la conduite du chef d’orchestre Johnny Jewel, ils sont rassemblés sous l’appellation After Dartk 2, soit une compilation de 15 titres regroupant des formations aussi délicieuses que Glass Candy, Desire,Chromatics avec toujours ce son pop, disco, new-wave synthétique froid si caractéristique. 5 ans après le premier volume qui nous faisait découvrir ces mêmes noms ou presque, on se rend compte que le son Italians Do It Better n’a pas pris une ride et que After Dartk 2 s’annonce d’ores et déjà  comme la compilation de cet été 2013 en attendant la parution très attendue du nouvel album de Glass Candy. Et en plus After Dark 2 est en écoute et téléchargement gratuit sur le soundcloud du label. (4.5) Benoît Richard
Italians Do It Better/La baleine – juin 2013

 

SOPHIE LILIENNE – Lonesterdam

Sophie Lilienne aime le secret : un patronyme féminin francophone derrière lequel se cache un homme italien, VeZzO, partagé entre Venise et Londres. La musique est à  l’image de ces identités cachées et mystérieuses, ne se livrant pas tout de suite. Lonesterdam a la couleur et l’odeur du trip hop mais ce n’est pas vraiment du trip hop. Nappes languissantes, sons parasitaires indus, voix (très brit pop) lointaine et prise dans une chambre d’écho, …le tout fondu ensemble comme dans un mirage. On est finalement bien loin de Massive Attack (même quand l’Italien esquisse une rythmique dub sur Rainbows and rain). Il se rapproche nettement d’une vision stylisée de la new wave, plus abstraite et plus diaphane. Plus clinique aussi (420). Un Depeche Mode perdu chez Aphex Twin est une piste possible à  explorer. Dans un album sans doute trop long (un ou deux morceaux auraient pu en être évacués), Sophie Lilienne enchante et perturbe dans le même temps. Il envoute même par moments soumis au légéer roulis de synthés liquides (These days). Sur quelques titres, piano et sonorités de cordes s’en mèlent (et s’emmèlent) pour un plaisir musical plus classique, mais tout aussi intrigant dès que la violence remonte à  la surface (secrets). L’amateur se réjouira, les autres peuvent aussi tenter l’aventure. (3.0) Denis Zorgniotti
Hypotron / Irma Records – Avril 2013

 

GAZ NEWTON – The White EP

On ne change pas une équipe qui gagne et à  peine un , an après son EP, the End of The day, Gaz Newton revient, toujours affublé de ses compères musicaux, David Grumel et Jeremy Rassat. Le Haut-Savoyard est toujours fan de rock indé des années 90 (Weezer, Pixies, Smashing Pumpkins). Sur The Day will come,, l’énergie, rock, hautement électrique, est, crade juste ce qu’il faut.,  Mais, comme par exemple chez Black Francis et sa clique, il y a derrière l’esthétique punk »à  la cool » (et même en tong, sur le beau The Lake), des bulles mélodiques et une élégance souterraine. Chez Gaz Newton, c’est là  que Grumel et Rassat entrent en jeu : avec eux, ce sont, les différents claviers (mellotron, Prophet 5, Rhodes, microKorg…l’arsenal est varié mais toujours intelligemment utilisé), et les choeurs qui adoucissent,  les morceaux sans les tiédir (c’est un enrichissement et non un affadissement). D’ailleurs, The White Ep se termine à  tombeau ouvert sur un 21st century boy supersonique. De quoi filer droit – et content, ! – en attendant la suite. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoproduit – Mai 2013
Soundcloud

 

KLUB DES LOOSERS – Last Days

Si, au fil des années, le Klub Des Loosers, projet de Fuzati, l’homme au masque blanc, s’est fait une solide réputation dans le milieu du rap avec des textes assez crus, un humour noir et un ton souvent désabusé (Vive la vie, 2004), ses musiques ont souvent suscité pas mal d’intérêt avec, dans chaque production de ce rappeur versaillais, un travail de composition toujours passionnant, avec la plupart du temps des musiques délicieuses et très travaillées. La parution de,  Last days (album de hip hop instrumental), vient donc confirmer que Fuzati est un sacré défricheur, toujours capable de trouver les boucles et les gimmicks qui font mouche. Passant des nuits à  travailler sur ses machines, le garçon a construit au fil du temps un album gnreux et tonique, nourri de cinéma, de pop, de jazz, de soul, de funk et de voix avec des samples piochés pour la plupart dans les productions des,  années 70/80. Une oeuvre dense qui, au final, constitue sans aucun doute la meilleure réalisation en matière de hip hop instrumental parue au cours de cette première moitié d’année 2013. (4.5) Benoît Richard
Modulor – Mai 2013

 

PRESSGANG METROPOL – CheckPoint

L’amateur de Cure et de new wave en général, que j’ai été (beaucoup) et que je suis encore (un peu moins quand même…), ne peut qu’être admiratif face à  ce groupe niçois. La maîtrise est là  et bien là  ( y compris dans la langue anglaise), le son, une production béton avec en plus – et ce n’est pas si fréquent – un chanteur charismatique qui emporte la musique. la voix n’est pas sans évoquer,  Peter Murphy,, si l’on veut à  tout prix trouver des références dans la même famille. Musicalement, il y aussi de l’ancien chanteur de Bauhaus, dans ses oeuvres en solitaire ;, , de cette touche d’élégance mise au service d’un esprit new wave (A sigh , a second an hour)., CheckPoint est un disque souvent énergique, sombre sans être caricatural, avec également néanmoins une touche épique – parfaitement dosée – qui transcende le tout. Il ne fait pas un copier-coller de tous les tics new wave, en propose , sans doute une version plus universelle, ne gardant que certains éléments emblématiques : des effets de guitares, un jeu de basse…, Pressgang Metropol vaut bien un Interpol (Until), il aurait pu être un excellent Tribute band de Cure (plutôt période Désintegration ou Wish, sur Checkpoint, Empire square ou Sound/wave), il a préféré composer ses propres titres – aussi bien que leurs modèles, la nouveauté en moins. Tant mieux pour nous. Cela nous fait un nouveau groupe à  aimer et celui-là  n’a été formé qu’en 2009., , (3.5) Denis Zorgniotti
D-Monic / Socadisc – Mai 2013,  Bandcamp

 

THE ELECTRIC SOFT PARADE – Idiots

Plus de dix ans après leur premier album (« Holes In The Wall »), les anglais de The Electric Soft Parade n’ont jamais paru en aussi bonne forme que sur leur nouvel opus. Malgré les échecs relatifs de leurs précédentes productions, ils sont de retour avec un disque de pop radieuse dans lequel on découvre avec bonheur une suite de titres extrêmement charmeurs, un qualité d’écriture remarquable et surtout des arrangements de haute tenue présents sur la plupart des chansons. Dans un style très british, presque à  l’ancienne, entre guitares choeurs et claviers, et avec des mélodies par moment très beatlesiennes, (on pense aussi aux Pet Shop Boys ou à  Madness), ces frangins basés à  Brighton réussissent là  un album brillant, enchainant des titres d’une simplicité désarmante, à  la fois légers et élégants et qu’il paraît bien difficile de ne pas apprécier que ce soit après une ou dix écoutes. Disque de pop anglaise excellence, Idiots sonne déjà  presque comme un classique et marque en tout cas le retour au premier plan de The Electric Soft Parade. Et c’est une très bonne nouvelle. (4.0) Benoît Richard
Helium Records/La baleine – juin 2013

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