Babyshambles -Sequel to the prequel

sequel-to-the-prequel-babyshamblesJe déteste Pete Doherty. Il incarne tout ce que je déteste dans l’imagerie d’Epinal de la pop contemporaine. Le côté mauvaise graine gominée, la torture bling bling, la couverture de magazine pour post ado et pré-milf,  aux rêves humides…. Beuah!
Je ne distingue jamais ce qui est de l’ordre de la sincérité artistique et ce qui tient, chez l’homme au chapeau trop-d-Acadie-t-as-vu posé sur la tête, de la posture pour papiers glacés en mal de tirage. Je ne sépare pas vraiment ce qui est de l’ordre de la torture pour lui et de la torture pour moi quand on évoque Pete Doherty. Le rockeur moderne, ce serait ça? Mais où est le phoque?En plus il a grossi un peu non?

Et pourtant, le post-minet et son côté ange déchu à  la mord moi le noeud, parvient a chaque fois à  sortir des albums, depuis le split des Libertines, que je décolle avec peine, de ma platine. Parce qu’ils sont pop. Vraiment pop. Puisque depuis son entrée au musée et à  la cité de la musique, le punk n’est plus une attitude qui s’exprime en art, mais une mode du passé avec son influence et tout son apparat critique… C’est donc bien une mode qu’incarnent les Babyshambles et son morveux éternel de chanteur. Plus un style de vie. Et suivre une mode, soit elle le punk, c’est pop.

La nouvelle livraison explore un coté plus orchestral du groupe. On sent plus qu’à  l’accoutumée le travail sur le son, sur le polissage de l’engin. La voix du lad éraillée et en falsetto de Doherty n’est plus la seule clé du disque. Elle se pose sur des mélodies hypnotisantes qui sont la grande qualité du groupe depuis ses débuts, et de Doherty en solo également. On les repère ici d’autant plus aisément que Les arrangements sont plus amples, les guitares plus virtuoses que le strumming habituel. Doherty et sa bande semblent passer plus de temps a peaufiner les détails. Il y a des cuivres, des petits gimmicks de soutien aux mélodies, des choeurs, du piano, melotron, du violon des trouvailles. Sans que je puisse y suspecter un calcul mercantile particulier.

Les Babyshambles s’y amusent aussi à  explorer la variété et la »tradition ». C’est un peu comme si narquois, la bande de vantards toisait à  la fois le my way de Sid Vicious, la bedaine de Franck Black et le ratage de Iggy Pop transformé en crooner. Narquois. Avec la tradition, les styles qui ont fait la gloire de l’Angleterre et même avec le dub source du punk. Narquois, c’est le mot, parce qu’il me semble que le groupe s’assume plus, ne se camoufle pas derrière la morgue et un côte petite frappe camée.
Sequel to the prequel n’est pas un album du groupe d’après les Libertines. Il ne semble pas non plus le jouet rutilant d’un frontman qui prendrait toute la place. Non. On assiste à  la sortie maîtrisée d’un groupe qui ne doit plus rien à  personne.

Sequel to the prequel est un putain de bon album POP/rock, bourré de mélodies dont on faisait les singles, quand le terme avait encore un sens et les radios/Tv une importance majeure dans la culture musicale des ados. Paru a une autre époque que celle des »niches » musicales tous azimuts, sequel To the prequel aurait fini aussi majeur qu’un definitely maybe d’Oasis, un parklife de Blur ou un is this it?. des Strokes pour ne parle que d’histoire récente. Mais la notion d’album majeur et générationnel a elle aussi disparu de l’acception musicale contemporaine

Reste du que sequel est un album pop rock parfait. Je vomis Pete Doherty, lui aussi peut-être note, mais pinaise avec son groupe ce sont de sacres rejetons de la pop moderne. Et ça m’énerve. Un peu.

Denis Verloes
4_5

Tracklist

Date de sortie: 2septembre 2013
Label: Parlophone

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