Chroniques Express 106

DALVA /VS / LE TIGRE DES PLATANES / TERESA MASCIANA / COMPACT DISK DUMMIES / TWIN APPLE / GOLDEN KANINE / ROSE WINDOWS /JUNE & JIM / EMILY JANE WHITE / GHOST OUTFIT / CHARLY ET SA DROLE DE DAME / WAS / HYPO & EDH / JONWAYNE / LE FEU

 

 

 

Dalva-Mercenaire-EPDalva – Mercenaire EP

Déjà  connu pour un excellent Caracas EP, JoHan revient en groupe avec Erwan Karren (In The Canopy) à  la basse et Thomas Chalindar (Derfzen, In The Canopy) à  la batterie. La musique de Dalva apparaît évidemment plus étoffée mais garde ses qualités profondes. L’indie folk du trio a le pouvoir de créer des climats paradoxaux qui prennent aux tripes. L’ambiance est sombre mais des entrelacs de guitares cristallines et une vraie force vitale émane d’un disque qui séduit immédiatement avec des ingrédients pourtant recherchés (dans la rythmique, dans les sonorités, dans les choeurs). « L’ombre et la lumière » dirait le poète ou les premières lueurs d’une Aurore Boréale (meilleur titre de l’EP) entre chien et loup. En tout cas, dans la lignée d’Alexandre Varlet ou de Tue-Loup, , on est tout heureux de tomber sur un EP chanté en français (bien d’ailleurs), qui sonne comme une bouffée d’air pur venue de la lande. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoproduction – Septembre 2013 Deezer

VS.citiesVS – Cities R Real

Il est rare de tomber sur un groupe français aussi ambitieux que VS. Que ce soit sur les sujets abordés, (le précédent EP se basait sur un scénario d’anticipation) que sur, les compositions, elles-mêmes. Le groupe n’est pas assez de cinq, tous multi-instrumentistes, , pour peaufiner une musique aux riches arrangements, aux textures complexes, et, à  la profondeur abyssale. Le début de Cities R Real et Identity nous met ainsi littéralement sur le c… Le monde musical que l’on découvre en cinémascope n’a rien à  envier à  Radiohead, Archive, Ghinzu. VS sera capable par la suite d’autres coups d’éclat (One) mais tombera dans certains travers. Celle d’un peu trop s’écouter et de tomber dans une emphase un peu stérile (Above the unlimited skies). Ou dans un excès de sentimentalisme un peu niais (lacrima, missing children). La voix un peu mielleuse de DriX et des mélodies un peu affectées avec force violon n’aide pas à  l’affaire. Finalement, le VS du nom trouve sa véritable explication dans ce dilemme : Versus, avec un groupe qui se bat avant tout contre lui-même. (3.0) Denis Zorgniotti
Frozen records / Musicast – Septembre 2013 Deezer

letigredesplatanes-disappeaLe Tigre des Platanes – Disappearing

Gros insecte bourdonnant et difficile à  suivre dans ses pérégrinations et ses mouvements, Le Tigre des Platanes est un quatuor pour le moins étonnant. Sur, Disappearing, dernier rejeton d’une discographie en perpétuel changement, si la guitare avait au centre de la musique, on les aurait qualifiés de »rock ». Mais seulement voilà , aucune gratte à  l’horizon mais une trompette et un saxophone. De l’importance de l’instrumentation et nos Français sonnent dès lors jazz, même si la basse plaque des accords presque noise. Entre deux eaux, Disappearing est d’ailleurs un album de reprises, rendant hommage aussi bien à  John Parish (par deux fois dont un prodigieux How Animals Move) qu’au guitariste free jazz Sonny Sharrock. Fiévreux ou plus calme, Le Tigre des Platanes évoque, dès lors dignement, quelques franc-tireurs : The Ex ou Tortoise. Une musique pas piquée des hannetons et hautement recommandable.(4.0) Denis Zorgniotti
Freddy Morezon Production / Orkhestra – Octobre 2013

teresa_masciana_shineTeresa Masciana – Shine

Après un Don’t love me critiqué ici même, Teresa Masciana revient avec son fort accent italien et un son pop/rock, fédératrice et de bonne facture., La Calabraise progresse dans son pays, ce nouvel album est distribué en Italie par Edel. Et on le comprend, le disque, enlevé et mélodique, a un potentiel commercial certain (que Teresa Masciana chante en anglais ou en italien). Le problème – encore plus que pour l’opus précédent, il ne se dégage pas de personnalité particulière de Shine. C’est sympa, agréable à  écouter (Away morceau le plus emballant du disque) mais plus proche des Bangles que de Patti Smith, même quand l’Italienne se veut plus rock (Non ci penso piu). Entre un Carry me on (plus trip hop en plus de ses guitares), , et un shine, qui manie le, riff nerveux et l’ouverture électro, elle essaye des trucs, charme un moment et s’oublie rapidement. Dommage (2.5) Denis Zorgniotti
Top Records / Edel Italie – Octobre 2013

Compact Disk Dummies - Mess With UsCompact Disk Dummies – Mess with us (EP)

Attention grosse cavalerie électro-disco pop. D’autant plus étonnant que celle-ci provient d’un tout jeune duo belge, deux frères de 18 et 20 ans, qui commence à  , sérieusement faire parler d’eux dans leur pays. La valeur n’attend pas le nombre des années, l’efficacité non plus et Compact Disk Dummies aligne les tubes dansants et les mélodies fédératrices comme d’autres les perles. Les jeunots ont de quoi faire la nique à  Soulwax et Digitalism, a fortiori quand les mélodies pop s’estompent et la musique vire (encore plus) technoîde (F.E.E.RS, Wht y Wnt). En un peu plus de 20′, Compact Disk Dummies vous laisseront exténués. Mais heureux. Next big thing ? (3.5) Denis Zorgniotti
Pias Belgique – Octobre 2013 Deezer

twin-apple-after-the-endlesTwin Apple – After the Endless Day

Twin Apple a le regard fixé sur le rétroviseur. Ce n’est pas, un mal en soi, d’autant plus quand s’il s’agit d’une Ford Mustang ou d’une Jaguar Type E, le genre de voitures que le groupe pourrait conduire. Beatles ou Beach Boys, Les Toulonnais ont indéniablement le sens de la mélodie., Cela donne de bonnes petites chansons, parfois délicates (Editol), parfois plus musclées (Number one), souvent entraînantes , (I don’t know where). Au début, les choses semblent claires et le verdict simple : nous avons affaire à  un groupe sympa comme tout, pas révolutionnaire pour deux sous mais foncièrement de, qualité. , Et finalement devant la diversité de la palette proposée (parfois un peu plus garage,, souvent psychédélique) et devant ce souci permanent d’exigence tranquille, que ce soit, au niveau de l’interprétation, de la composition et des arrangements, on, rehausse la valeur, de Twin Apple, au-dessus, du statut de bons groupes de série., Darkness, Clouds et Silly Dreamer, les trois morceaux moins formatés du disque et moins cernables au niveau des influences, finissent par conquérir les derniers réticents. , On tient là  quelque chose d’excellent. (4.0) Denis Zorgniotti
Autoproduit / Zimbalam – Octobre 2013

Bandcamp

We-Were-Wrong-RightGolden Kanine – We were wrong, right?

Changement de Line up pour les rockeurs suédois avant de passer a l’exercice du troisième album. De départs en arrivées, le groupe mue désormais en sextet attentif aux arrangements (cuivre, guitares) de sa pop indie dans la droite descendance du rock pop americain de la fin des nineties. il y a du Wilco et une once de Silver jews dans la démarche. We were wrong, right?, est un de ces albums comme je les aime. Parce qu’il y a peu à  en dire et beaucoup a écouter. Des rock songe arrangées, quelque part entre la tension de Pinback et le souci du détail de Mercury Rev avant les tics. Simple et efficace, l’album est une invitation filmique à  traverser des paysages époustouflants au gré des saisons, dans un Amtrack pris à  la dérobade, sans ticket,,  comme un vagabond sali au cambouis caché dans le wagon marchandises. (3.0) Denis Verloes
Glitterhouse / Differ-Ant – Septembre

rose-windowsRose Windows – , The Sun Dogs

Petite surprise estivale de mon lecteur le groupe psyché de Seattle Rose Windows dont l’album a traversé l’Atlantique via Sub Pop. , Il y a dans ce premier essai The Sun dogs, tous les ingrédients de groupes auxquels on s’attache pour leur originalité , formelle, même si tout n’est pas encore maîtrisé sur la longueur d’un premier album qui aurait gagné à  quelques coupes. Je songeais trouver un disque dans la droite ligne de Pink Floyd, du clavier des Doors ou de la résurgence psyché actuelle à  la Fleet Foxes et je finis par chercher du côté du grunge rock de Seattle et de Black Sabbath des références pour la chronique. Des références qui reflètent la puissance sonore des guitares qui se lâchent épisodiquement sur l’album. Et qui en font le sel tout à  la fois. L’ensemble est porté par le timbre féminin de Chris Cheveyo qui apporte un mélange d’éthers et de rage, pile poil dans la ligne de conduite du groupe. Je »like » comme on dirait sur facebook. (3.0)Denis Verloes
SubPop , / Pias – juin 2013

Trentemà¸ller – Lost

Lassé ou simplement désireux de faire évoluer encore et toujours sa musique, le danois, Trentemà¸ller, semble, depuis deux albums, laisser un peu de côté la musique électronique pour aller vers des formes plus pop. La sortie et l’écoute de « Lost confirme cette impression à  travers les nombreuses collaborations qui ponctuent l’album avec des gens issus du milieu indie pop rock. C.’est ainsi que l’on retrouve, Jana Hunter, (Lower Dens), la chanteuse de, Blonde Redhead,, Kazu Makino, ou encore, Jonny Pierce, des, Drums. Une somme de rencontres qui se traduit par un album très ouvert, à  l’image du splendide »The Dream » en ouverture où la voix de, Mimi Parker, se révèle bouleversante comme jamais., Parfait équilibre entre titres instrumentaux et titres chantés, Lost s’avère,  être à  ce jour la plus belle réalisation de ce producteur qui semble avoir trouvé à  travers ces diverses collaborations une voie vraiment intéressante,,  et en tout cas beaucoup plus stimulante pour l’auditeur que ce que l’on avait pu entendre sur les précédents albums qui avaient une peu tendance à  se perdre dans un certaine forme de linéarité.(4.0) Benoît Richard
In My Room/La Baleine – septembre 2013

June & Jim – Noche Primera

Marion Cousin, et, Borja Flames, ont créé le duo, June & Jim, en 2006 avant d’être rejoints ensuite par, Renaud Cousin, (percussions) et, Igor Estrabol, (trompette, clarinette, scie musicale). Alternant chant français et chant espagnol, le duo rattaché au collectif d’artistes, Le Saule, distille des compositions très douces à  mi-chemin entre chanson et des choses plus traditionnelle., Après un premier album,  (Les Forts, 2012),  intéressant mais pas totalement convaincant,, June & Jim, revient avec »Noche Primera » un disque qui, cette fois, puise son inspiration dans différentes époques et régions : chansons ibériques médiévales, chants traditionnels d’Afrique, cantates de Bach, et songs de  Purcell, folklore d’Amérique Latine., Noche Primera, est un album aussi étonnant que séduisant, dont les formes contrastées et les ambiances mystiques rappellent par moment les premiers albums de, Brigitte Fontaine, comme par exemple sur les titres Derrumbe, Fiers et calmes, De Réduit« ). Un album qui fait la part belle aux guitares et aux voix dans des arrangements acoustiques vraiment très beaux qui finiront sans doute par convaincre de l’intérêt de de ce groupe aux choix artistiques assez singuliers mais,  passionnants.(4.0) Benoît Richard
Traffix Music / Le Saule – septembre , 2013

Emily Jane White – Blood/ Lines

Après nous avoir présenté différentes nuances de son style folk durant trois disques remarquables (Dark Undercoat, 2008 ; Victorian America, 2009 ;,  Ode to Sentience, 2010),, Emily Jane White, évolue vers un registre cette fois plutôt marqué country folk avec un album écrit sur la côte ouest américaine auprès des siens, qui évoquera autant, PJ Harvey, que les regrettés, Tarnation., Car, si les guitares sont toujours très présentes sur Blood/Lines, elle sonnent nettement plus électriques que par le passé, avec beaucoup de reverb’, mais également l’apport du piano, de l’orgue et de cordes qui apportent au final des intonations country très marquées., Résultat, on découvre un album très dense, plus sombre que ce que l’on connaissait d’elle auparavant. Mais si la musique d’Emily Jane White, a évolué, le chant de la demoiselle reste son atout majeur, sa force principale, usant comme toujours de son organe vocal avec maestria mais sans excès, avec cette assurance et cette intensité qui donne un relief tout particulier à  des chansons fragiles et plus que jamais chargées en émotion.(4.0) Benoît Richard
Talitres/Differ-ant – octobre 2013> Deezer

ghost-outfit-i-want-you-to- Ghost Outfit – I want you to destroy me

C’est fou le raffut que fait à  deux Ghost Outfit ! Le titre de leur album est nihiliste mais la vraie tentative de destruction n’est pas à  craindre pour leur personne mais pour leur musique., L’ouverture du disque ressemble au saut dans une cage aux fauves ; le groupe, allie guitares à  la Stooges, effets à  la Bloody Valentine. Autant dire que cela envoie le bois dans des attaques dégoulinantes de sons (Too soon, Swich). Les mélodies survivront-elles à  ce traitement ? La réponse est oui, le duo mancunien vous emportant dans son déluge mais recristallisant sans cesse sa musique dans des compositions charpentées. Et puis, Le chant ne joue pas sur le registre de la sauvagerie mais bien sur celui du calme et de la mélodie (Waste). Et puis surtout, Ghost Outfit sait se (nous) ménager, calmant clairement le jeu :, le duo, convainc aussi dans le registre de la balade électrifiée, un entre-deux cher à , Sonic Youth (sleep, I want someone else). De quoi se ressourcer pour repartir vent debout et décharge de décibels (avec Kids comme, réussite tordue). Sacrée Jeunesse ! (3.5) Denis Zorgniotti
Sways records, / La Baleine – Octobre,  2013

charly-et-sa-drole-de-dameCharly et sa Drôle de Dame – L’Art- If – Ice (3 EPs)

Le D.I.Y, Charly sait bien ce que s’est. , Non content de le subir, il l’assume et même, le revendique. Cela se ressent y compris dans l’objet »disque » fait à  la main, avec grand soin, par le chanteur lui-même, 3 EP’s qui mis ensemble forme un lampion que l’on peut éclairer. La musique, elle-même, vaut bien le contenant, le Parisien arrive à  faire un lien original entre chanson française et rock ou folk à  l’américaine : son mashup de Requiem pour un con (de Gainsbourg) et Killing in a name (de Rage Against the Machine) le prouve, dans un morceau qui vaut mieux que la simple performance. On aimera particulièrement Le Cheval qui se hisse au niveau de la folk fragile et sensible d’un Xavier Plumas (Tue-Loup). Le reste, plus »chanson », n’est pas à  mésestimer (Le magicien). , Dans sa sobriété acoustique, Charly et sa Drôle de Dame donne le meilleur de lui-même par une voix assurée et chaude et poussant loin la résiliance de sa guitare à  travers des picking énergiques et une utilisation de sa caisse comme percussion. Un jeu et un esprit qui le rapprochent nettement plus de Ben Harper que de Georges Brassens. Tant mieux pour nous. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoproduction – Octobre 2013 Bandcamp

was-newplace Was – A New Place Soon Old

Deambula Records n’a jamais aussi bien porté son nom avec Andrea Cherchi alias Was. L’Italien a l’air de déambuler dans sa musique et avance d’un pas chaotique, un peu lunaire. Songwriter Lofi dans l’esprit d’un Lou Barlow,, d’un Mark Linkous ou d’un Julien Pras chez nous, Was est une figure attachante, y compris dans ses défauts. La voix n’est pas toujours assurée, les compositions bizarrement taillées. Il n’empêche, il émane de Was, un fort sentiment de sincérité et une personnalité sensible qui s’exprime avec peu de moyens : une guitare acoustique, des synthés malingres, des cymbales éparses, un mélodica, un glockenspiel rare mais lumineux et autres petites touches qui changent une petite chanson banale en intéressante expérience d’orchestration minimaliste (cold song). In The Spring ou Alpaca se charge positivement d’une énergie pop bucolique, pour un résultat là  aussi charmant. Une jolie découverte., (3.5) Denis Zorgniotti
Deambula Records – Octobre 2013 Soundcloud

Hypo & EDH – Xin

Hypo & EDH, ne sont pas du genre à  la faire les choses comme tout le monde, et on s’en est déjà  rendu compte par le passé, que ce soit en duo (The Correct Use Of Pets, 2007) ou chacun de leur coté., EDH, (Prédature) et, Hypo, (Coco douleur) ont, une fois encore, décidé de composer et de jouer,  à  rebrousse-poil pour cette nouvelle réalisation et de nous faire un album d’electro-pop lo-fi, loin des productions clinquantes d’aujourd’hui dans un esprit assez proche de l’esprit des albums d’Anne Laplatine et de ces artistes que l’on découvrait à  la fin des années 90 sur Gooom et ailleurs., Le résultat donne un disque étrange, un peu arty, un peu rétro, un peu new wave »une production qui, en tout cas, ne ressemble à  aucune autre et qui confirme bien la singularité de ce duo.(3.5) Benoît Richard
Lentonia/Module – octobre 2013

Jonwayne – Rap Album One

Le label américain, Stone Throw, a élargi sa palette musicale depuis quelques temps déjà , s’ouvrant même à  la dream pop comme récemment avec l’album éponyme (sympathique assez anecdotique) de Boardwalk. Mais il sait aussi revenir aux fondamentaux quand cela s’impose, comme avec ce premier album signé de l’étonnant, Jonwayne« Jonwayne », sans doute parce que ce garçon dégaine (sur l’impressionnant Reflection) les mots et à  la vitesse d’un balle tirée du pistolet de, John Wayne, dans les fameux westerns de, John Ford., Blague à  part, le hip hop alternatif de ce jeune californien dégage, dès les premiers titres, une vraie singularité et un caractère très marqué. Un hip hop bourré d’idées, avec une variété de sonorités incroyable, le rangeant tout de suite dans la catégorie des géniaux producteurs tels que, Madlib. Un régal ! (4.5) Benoît Richard
Stone Throw/Differ-ant – octobre 2013 Deezer

Lefeu-EP Le Feu – EP

En sommeil de This Melodramatic Sauna, Jonathan Seilman revient avec Le Feu, un nom français pour une musique toujours anglophone. Entouré de deux Fordamage et d’un Belone Quartet, naviguant comme lui dans la galaxie nantaise, le jeune homme propose sa propre définition de l’élégance pop faîte homme. Il y a du Richard Hawley voire du Scott Walker dans le Feu à  travers, pourtant, une association originale de synthé vintages et de guitares ; le tout dans une dramaturgie digne des plus grands westerns. Les choeurs féminins en rajoutent dans ce souffle morriconien. En trois titres (We all run, In the desert, We defy the winter) plus un remix de Gratuit (We all run dans une version française au chant désincarnée), Le Feu devient un des artistes à  suivre dans le futur et ça tombe bien, un album est prévu début 2014. Nous serons là …(4.0) Denis Zorgniotti
Havalina Records / My Little Cab Records – Septembre 2013 Bandcamp
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