Deadwood – 3 saisons, 36 épisodes, (de 2004 à  2006)

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Y a-t-il jamais eu série de Coaboas euh Cow boys, plus shakespearienne que Deadwood, ? De série plus dramatiquement amenée vers différents climax narratifs que ce Deadwood, de film étiré sur 36 épisodes?

La série nous plonge en pleine ruée vers l’or, quelque part dans les Black hills, à  la lisière entre le Dakota du Sud et le Wyoming. Au nord de Denver et à  l’ouest de Minneapolis. Nous sommes à  la toute fin du 19e siècle et Deadwood est en pleine  » création,  » sur les coteaux progressivement gagnés à  la forêt. Le Dakota et le Wyoming se disputent la zone, , dans un flou administratif qui n’est pas sans déplaire à  quelques pionniers interlopes. Voilà  pour le cadre. Il est réel et étayé historiquement, ce qui n’est pas le moindre des points forts de la série. Au milieu de Deadwood trône un saloon, mené de main de maître par Al Swearengen,  (divin Ian McShane) mélange de baron de la pègre et de président d’une république de quelques arpents. La série nous raconte la vie quotidienne de cette communauté. Les luttes de pouvoir entre saloons ennemis, les luttes de territoires, les querelles pour mettre la main sur les quelques filons aurifères, l’arrivée de la Loi, le tissage de lien avec l’adminsitration, le racisme, les exodes de populations »  Puis le passage de personnages historiques parmi les plus hauts en couleur de l’histoire du Far West et à  fortiori du cinéma. Wild Bill Hicock, Calimity Jane, , Charlie Utter et son poney express, l’agence Pinkerton pour la sécurité mais aussi des gloires locales comme le Sheriff Seth Bullock ou son compagnon en affaires Sol Star.

Deadwood est et reste (même presque 10 ans après sa sortie) un  » must see,  » pour tout amateur de série bien torchée. Les personnages qui s’y croisent ont réellement existé, ce qui n’est pas la moindre des richesses du scénario, les costumes et décors sont époustouflants, la trame narrative palpitante, les dialogues parfois longs, toujours savoureux et la trame, un mélange de drame shakespearien et de tragédie antique (sans doute ce qui a d’ailleurs tué la série au bout de trois saisons, tant il est difficile de raccrocher les wagons sans avoir suivi l’évolution de chacun des personnages). Deadwood est sans doute aussi un des jalons dans l’histoire des séries modernes. Parue avant les Prison Break et autres 24, elle a démontré qu’on pouvait rendre compliquée une intrigue qui s’étire d’une épisode à  l’autre et se dénoue sur la longueur d’une saison.

Si comme moi tu l’avais pas vue, il y a pléthores de DVD qui circulent sur les sites de seconde main.

5

Denis Verloes

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