5+5 = Aetherlone

Aetherlone

Derrière,  le pseudo d’Aetherlone se trouve un groupe mais surtout Sébastian Müller-Thür, un multi-instrumentiste et ingénieur du son connu par un temps sous le nom d’Aether, avec un album paru en 2005 sur Ethylen Records.
Sur son premier album Aetherlone distille une mélancolie de tous les instants dans une musique indie-pop subtilement arrangée et très touchante, qui rappellera assez les premiers essais de Sébastien Schuller ou encore certains morceaux de Radiohead, Grandaddy ou pourquoi pas même Girls In Hawaîî. l’occasion de faire connaissance avec ce garçon et de découvrir,  ses goûts musicaux.

avril 2014

5 disques du moment :

Basic RGB

Flaming Lips – The Terror
Voilà  un groupe que je suivais de loin, jamais trop emballé par leurs précédentes productions, toujours refroidi par le côté »concept » album rock progressif et l’image loufoque. Voilà  un très bel album duquel j’ai failli passer à  côté. Je suis content, depuis le Third de Portishead, de voir les musiciens redécouvrir le potentiel »dangereux » des synthétiseurs. Durant les années 2000, ils étaient plutôt utilisés de manière très lisse, dans une esthétique vaporeuse et »jolie » que je n’aimais pas trop.

Neil Young – Live at Cellar Door

« After the Gold Rush » aurait pu se retrouver largement dans mon »5 pour toujours » mais il faut bien faire des choix. C’est la version de Neil Young que je préfère, à  poil avec une guitare ou un piano. Sa période que je préfère également. Encore un artiste ultra entier (quand il le veut bien), ce live est plein de »pains » mais on s’en fout, l’interprétation est magistrale de sincérité. Le sens de l’humour a froid du bonhomme n’est pas sans me parler également.

Nick Cave – Push The Sky Away
L’album du grand retour. Le dernier sur lequel j’avais accroché était »No More Shall We Part » en 2001. Là  on entend qu’il a su se réinventer après le départ de 2 piliers des Bad Seeds que furent Blixa Bargeld et Mick Harvey. à‡a donne un disque très aventureux dans les arrangements et les structures, à  la limite de la dissonance par moment et je crois qu’on peut remercier Warren Ellis pour ça !

Beak> – >>

Voilà  un groupe qui s’entiche d’une autre forme de liberté, celle de ne pas essayer de faire du neuf, de révolutionner la musique, mais juste de sortir des bons morceaux. Je pense que c’est une forme de liberté que l’on acquiert qu’avec le temps et la maturité et c’est un peu ce que je vise aujourd’hui. C’est naturel pour un jeune artiste de vouloir à  tout prix chambouler le paysage et renverser les codes esthétiques de son époque, mais finalement c’est un peu un puits sans fond. En tout cas dans la »pop » musique.

Swans – The Seer

Un monument, un monolithe, un pavé que je n’essaierai même pas de décrire. J’ai énormément de respect pour Michael Gira, un monstre de détermination, de persévérance et d’humilité. Je les ai encore vus l’année dernière à  Paris et 10mn après la fin du concert, il était déjà  derrière la table de merchandising, à  parler avec le public. La leçon !

5 disques pour toujours :

laughing+stock

Talk Talk – Laughing Stock
Un disque que j’ai écouté en boucle pendant près d’un an quand je l’ai découvert au début des années 2000. Même si je ne l’écoute plus que très rarement, il fait parti de mon ADN musical. Que dire sur ce disque sans paraître idiot ! Il est inépuisable malgré ses 6 titres.

Autechre – LP5

La claque quand j’ai découvert ce groupe. Une musique ultra contemporaine, voir futuriste, machinique, mais complètement libre. A l’époque j’élaborais des théories sur leurs méthodes de travail pour obtenir de telles structures tellement j’étais obsédé. À une période ils ont eu énormément de suiveurs, tous à  la traîne. Maintenant cela s’est calmé mais après plus de 20 ans de carrière, et même si je les suis moins aujourd’hui, ils restent toujours 10km devant tout le monde.

John Coltrane – Olé

Comme Autechre, une claque. Je m’y connaissais un peu en jazz malgré moi, ayant étudié la musique avec un prof de l’American School, mais c’était plus tout le pendant Jazz-rock / Fusion que j’ai toujours détesté. Là , un monde de liberté, de sincérité et d’humilité. Une émotion brute et un bosseur acharné.

Steve Reich – Music for 18 Musicians

Comme le Talk Talk, ce disque/oeuvre (on ne peut pas parler d’album je pense) est inépuisable. Toujours répétitif, jamais pareil. Une transe d’une heure sur des accords simples et une pulsation, finalement c’est très coltranien, même si le résultat final n’a rien à  voir.

Sonic Youth – Daydream Nation

Comme Coltrane et Autechre, c’est un des rares artistes dont je possède toute la discographie. Pour moi leur album le plus abouti (bon peut être pas au niveau de la production). Artistiquement ils étaient à  leur top, parfaite alliance de sauvagerie post-punk et de perversion pop. Ce sont eux qui m’ont amené (comme pas mal de gens je pense) vers toute cette scène souterraine américaine des années 80-90, mais un peu plus tard. Je n’ai pas eu cette adolescence »indie » au lycée, où j’oscillais plus entre le Hip Hop et le Metal/Hardcore.

 

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