Chroniques Express 114

traamsband

TRAAMS / NLF3 / TROPHY SCARS / RADIO MOSCOW / NEW PRETORIA / LUNT / BETUNIZER / MODESELEKTOR / GIANA FACTORY / LANDSCAPE / ROUGE PIETON / A SINGER MUST DIE / GEINS’T NAIT & L. PETITGAND / NO DRUM NO MOOG / MELODIUM / THE FLAMING LIPS / GULCHER / XENO & OAKLANDER / GULP

traams_cissaTraams – Cissa EP

Bonne nouvelle, moins d’un an après Grin, Traams se rappelle à  notre souvenir discographique. Entre temps, le trio de Chichester a vu sa côte monter et sa présence remarquée lors de gros festivals européen en est la preuve. Cissa EP est en droite ligne de Grin. Avec deux morceaux de choix diamétralement opposés dans le tracklisting et dans la posture., Giddy en ouverture, révélant un groupe plus punchy que jamais dans un post-punk teigneux. En fermeture, Cissa choisit de jouer les prolongations dans une grande errance électrique aux tonalités psychédéliques. Deux manières de faire du rock avec un court et un long-circuit aussi trippant l’un que l’autre. Entre les deux, trois autres titres font le job et inscrivent toujours Traams dans une double filiation : post-punk britannique, indie rock américain. On marche en attendant de pied ferme le deuxième album (3.5) Denis Zorgniotti
Fat Cat Records / Differ-ant – Juillet 2014

nlf3-threedancesNLF3 – Three Dances EP

Qu’ils sont rares et précieux ces NLF3 ! A telle enseigne qu’un seul EP de 3 titres (dont un remix) trouve déjà  de quoi nous contenter. Nicolas et Fabrice Laureau, alias Don Nino pour l’un et F.Lor pour l’autre,,  marque toujours autant les esprits : leur musique expérimente mais se plait à  développant des instrumentaux émotifs. Three Dances, le premier morceau de ce nouvel EP, ré-affirme l’amour des Français pour les BO d’Henri Mancini mais cette base harmonique est ici transportée dans cet esprit krautrock, électronique mais aussi organique,,  qui leur est tout aussi cher. Au passage, on pratiquera même à  la barre un exercice de danse classique,  (« un, deux, trois, un deux, trois.. »). Faisant le grand écart entre musique concrète et musique africaine, Foundations revient à  des rythmiques minimales sur lesquelles pointe un assemblage millimétré de piano, guitares et sonorités électronique. : on erre dans un paysage à  la fois primitif et technologique. Complétant l’EP, l’ami Turzi propose un remix de Three dances qui, comme il se doit, n’a rien à  voir avec l’original : la rythmique affirmée disparaît au profit d’une torpeur psychédélique., Nouvel album le 15 septembre. (4.0) Denis Zorgniotti
Clapping Music – Juin 2014
Bandcamp

14813-holy-vacantsTrophy Scars – Holy Vacants

Difficile de suivre le label Monotreme : la structure anglaise mélange coups de génie (Reigns, Barzin, Thee More Shallows, M+A) et choix détestables (Stinking Lizaveta et dans une moindre mesure,, Stumbleine). Trophy Scars se situe entre les deux, cultivant avec envie un certain mauvais goût comme Darkness a pu le faire., Il faut dire que le groupe du New Jersey n’a pas peur de fricoter avec quelques références douteuses. Le chanteur en fait des tonnes et , fait parler sa testostérone, dans un chant, évoquant les vieilles gloires du hard-rock. La musique a des relents blues-rock de pub, sympathique démeurant, mais mal dégrossi (un petit côté Dire Straits aussi). Les envolées sont bigger than life et se repaissent de l’outrance et, d’une démonstration, , clinquante., Tout ceci n’est, pas très light… D’un autre côté, Holy Vacants vous cueille par sa production, quelques fulgurances musicales et une, énergie de fer. Et puis, , Il est plaisant de tomber sur un groupe qui se moque du »convenable » et qui sort autant des clous., , Mais le risque d’indigestion est plus que probable et les 55′ du disque finissent par paraître interminables. (2.0) Denis Zorgniotti
Monotreme records – Avril 2014

RadioMoscowMagicalDirtRadio Moscow – Magical Dirt

Depuis 4 albums, Radio Moscow nous replonge plus de 40 ans en arrière dans une musique qui plairait à  un Hibernatus du rock, chevelu et barbu, et surtout indécrottable fan de Jimi Hendricks, Led Zepelin, et de Mc5. Vu comme ça, on navigue en plein clichés mais il faut dire que le trio américain le cultive totalement : il n’y a qu’avoir la pochette psyché de Magical Dirt pour s’en convaincre. L’amateur du genre, fan de blues rock et de hard-rock année 70, mais aussi de blues du Delta (petite escapade au dobro et à  la slide sur Sweet Lil Thing) se régalera ; , notamment sur le jeu de guitare expansif, de Parker Gibbs, virtuose de la 6 cordes, de la pédale wah wah et du solo interminable le regard comme possédé sous l’effet du Dieu électricité. Sans oublier un couple basse-batterie qui turbine, turbine, turbine… et ne baisse jamais la garde. Rien à  dire, c’est du béton, c’est du carré., Mais si ce n’est pas trop votre truc (ce qui est mon cas), l’album ne vous ralliera pas à  la cause. (3.0) Denis Zorgniotti
Alive / Differ-ant – Juin 2014

newpretoria-smokesignalNew Pretoria – The Smoke Signal

La carrière de New Pretoria,, collectif pour le moins étoffé formé autour de Stephan Lipianski avec Jonathan Syd Matters Morali comme invité de luxe, s’est arrêtée prématurément après un EP et un excellent album (Backyard’s legacy en 2007).,  Pas une raison pour jeter le bébé avec l’eau du bain : le groupe choisit d’exhumer 6 titres d’une session d’enregistrement, datant de, 2010. 4 ans déjà , pas grave, la musique des Parisiens est, par essence, intemporelle et se déguste avec plaisir quelle que soit sa période d’écoute. Voix grave, arrangements aux petits oignons, le groupe semble faire tourner les aiguilles autour de sa musique, passant d’un éclairage matinal (two or three things), au crépuscule (two women) ; de la légèreté de la pop à  la gravité de la folk. Dans ce monde d’hommes et de guitares, New Pretoria a aussi la bonne idée d’y faire entrer la joliesse d’un choeur féminin et d’un synthé farfadet. Pas obtus ces New Pretoria et même visionnaires lorsque sur deux magnifiques instrumentaux (the Smoke signal, the drum signal), ils entament une chevauchée Pink floyd-ienne, entrouvant d’autres perspectives et d’autres réalités. Plus rock et plus direct, Stuck n’en est pas moins marqué au fer par cet esprit aventureux et progressif qui transcende les acquis americana.,  Le second album de New Pretoria aurait mis le feu, cet EP n’en est que la fumée mais quelle fumée ! (4.5) Denis Zorgniotti
French Toast – Juin 2014 Bandcamp

lunt-waterLunt – Water belongs to the night

Il existe deux Gilles Deles. Celui qui officie, sous son nom, comme ingénieur du son pour de nombreux artistes (citons Angil, Broadway) et celui qui sort, sous le nom de Lunt, sa propre musique. Dans l’absolu, il existe aussi deux Lunt, celui qui sort Switch the Letters, dans un format rock, et celui nettement plus expérimental., Water belongs to the night appartient à  cette deuxième catégorie et sort justement sur Tremens Archive, la division dédiée aux musiques improvisées du label We are Unique Records. Aucun laptop n’a été maltraité ici, ni , même utilisé d’ailleurs. A l’instar d’un Lee Ranaldo,, Lunt explore toutes les possibilités offertes par sa guitare et ses pédales d’effet : des boucles, des drônes, des bruitages mais aussi des arpèges lumineux qui enrichissent une musique ambiant impressionniste et nocturne. Finalement, , Water belongs to the night se révèle plus fluide qu’ obtu et d’une facilité d’écoute toute relative. On n’oserait dire qu’il est agréable d’écoute, de peur de froisser son auteur. (3.5) Denis Zorgniotti
Tremens Archive / We are Unique records – Juin 2014 Bandcamp

BETUNIZER-Gran-vetaBetunizer – Gran Veta

Ils ne lâchent rien ! Signés sur,  Bcore Disc (le label de Tokyo Sex Destruction), ces Espagnols de Valence ne manquent pas de tempérament et de force. Dans un style noise/punk affuté, Betunizer est de la trempe d’un Jesus Lizard avec une rythmique schizophrène et à  sa manière groovy, des guitares aussi tranchantes qu’un shrapnel et surtout le chant de Marcos Junquera qui passe de la raison à  la folie en l’espace d’un instant. Tout est en perpétuel mouvement, à  base d’ à  coups tendus et de musique en fusion. Néanmoins, Betunizer arrive à  trouver quelques postures plus félines et à  esquisser des mélodies fortes. Le tout en espagnol, ce qui n’est pas si banal quand on pratique ce genre de musique. (3.5) Denis Zorgniotti
BCore Disk – Juin 2014 Bandcamp

modeselektion-vol-3-1Modeselektor presents Modeseleksion vol 03

Troisième volet des compilations signées Modeselektor et toujours pas de baisse de régime constatée chez ce duo allemand qui, une fois encore, réussit le parfait alliage entre artistes connus (Fennesz, To Rococo Rot, Brandt Brauer Frick« ) , et d’autres, en devenir, comme Onra, French Fries, Robot Koch« avec une petite prédisposition pour les artistes allemands. C.’est ainsi que vous pourrez découvrir sur un double CD 19 titres particulièrement varié, une sélection qui oscille entre pop, rock, electro, techno, ambient. Parmi les choses les plus addictives de la sélection, on retiendra le discoîde Blast, de Onra, l’impeccable Tom, de >Fennesz, ou encore le très 80.’s Bullet, de Illum Sphere dont l’album »Ghosts Of Then And Now » (Ninja Tune) est d’ores et déjà  déjà  l’une des belles surprises de cette année 2014. C.’est donc une sélection au top que nous livrent là  Gernot Bronsert et Sebastian Szary avec au final pas mal d’inédit et de titres rares mais surtout un juste équilibre entre des choses , franchement dance-floor et des choses plus chill, plus mid-tempo. Bref, y.’en a pour tous les goûts et c’est très bien ainsi ! (3.5) Benoît Richard
Monkeytown records – Juin 2014

Giana_Factory_Lemon_MoonGiana Factory – Lemon Moon

Save The Youth, le premier album de Gianna Factory paru en tout début d’année 2012, nous permettait de découvrir l’électro pop froide et mélancolique d’un trio de filles capables de proposer une poignée de chansons plutôt attrayantes, à  défaut d’être originales.Pour ce second Lp, les danoises poursuivent dans le même registre et continuent de déverser leur spleen électronique dans des compostions là  encore faciles à  écouter qui et rappelleront franchement le style d’un autre trio de filles adoré : Au Revoir Simone. Un peu moins douées pour les mélodies et les refrains accrocheurs que nos américaines, nos danoises, épaulées à  la production par Anders Trentemà¸ller, s’en sortent malgré tout avec les honneurs, réussissant là  un album modeste, sans doute pas destiné à  devenir un classique mais qui s’écoutera, selon l’humeur, avec à  la clé un clip assez terrifiant où il est question d’un exorcisme pratiqué par le célèbre révérend Bob Larson sur une adolescente semble t-il bien possédée by the devil.(3.5) Benoît Richard
Questions & Answers / La Baleine – mars 2014

landscape-ecilaLandscape – Ecila EP

Pour fêter les dix ans de l’existence du groupe, Landscape sort en numérique un EP de 4 titres. Ou plutôt 4 parties d’un même morceau. Avec lui (eux ?), on retrouve la quintessence du projet de Guillaume de Chirac. Pour un peu, Ecila EP rappellerait One, le premier album de Landscape ; un album sans chanteur invité, épuré en apparence mais autrement plus riche en creux. Y compris dans les émotions qu’il véhicule. Sur les deux premières parties, Plus que jamais l’influence de la musique classique se fait sentir avec l’omniprésence d’un piano, le support d’un violoncelle, l’arrivée d’un trombone qui donne une poussée ascensionnelle à  la musique. L’ensemble est lent, sait prendre son temps en installant un climat, souvent à  partir d’un thème au piano prégnant et répétitif. C’est cet éloge à  la lenteur et à  l’abstraction qui amène la musique dans une vision,  post-rock, de Sigur Ros à  Mogwai. Un style qui s’affirme encore plus quand le trio guitare/basse/batterie reprend ses droits dans un regain de vitalité et un passage de l’ombre à  la lumière (partie 3 et 4).,  Trainante et bourrée d’effet,,  la voix de Guillaume de Chirac se fond dans ces atmosphères de brumes qui se dispersent pour cerner les contours. Une nouvelle fois, Landscape, lui, nous laisse sans voix. (4.5) Denis Zorgniotti
Square Dogs – Juin 2014
Deezer

Rouge-pieton-EPRouge Piéton – EP

Amateur d’easy listening, passez votre chemin. Rouge Piéton ne fait pas dans le caressant ni même dans la demi-mesure. Des guitares saturées, des synthés tonitruants entrant dans une course effrénée, tel est le style de ce drôle de duo mixte Strasbourgeois. Ni indus, ni hard rock, ni noise, ni punk…un peu tout ça en fait. Rouge Pieton se décrit lui-même comme »Un binôme direct et utilitaire, sans aucun discours ».,  Deux titres seulement pour le moment mais denses de chez denses, deux attaques ciblées que l’on reçoit comme autant deux uppercut dans le foie. Et in fine sur le deuxième Protocole, Rouge Piéton martèle une thème mélodique que l’on retient : cette machine infernale aurait-elle un coeur ? (3.0) Denis Zorgniotti
Autoproduit – juin 2014 Bandcamp

asmd-venusA Singer Must Die – Venus Parade

La pop anglaise, éternelle corne d’abondance de la musique ? C’est le cas pour,  les Angevins de A Singer must Die qui, dans le genre se situe au-dessus du panier. Au-delà  d’un chanteur au charisme à  la Jarvis Cocker, de mélodies classiques mais raffinées et d’une production inspirée, c’est dans la profondeur de ses arrangements que A singer must die fait la différence. Et l’on s’en aperçoit lors d’un instrumental inaugural où se côtoient, en moins de deux minutes mélodie joliment psychédélique et envolées Morriconiennes. Pour le reste, la musique se recristallise dans un format pop song mais toujours avec cette richesse et cette élégance. Des synthés vintage, des cordes (Still words) et des guitares qui ne sont pas là  pour faire de la figuration. Le tout sans forcer le trait, sans lourdeur mais non sans une certaine force de conviction (Black Limo)…Avec A Singer Must Die, la douceur angevine n’est pas un vain mot. (3.5) Denis Zorgniotti
Autoproduit – Juin 2014
Deezer

cover_je_vous_disGeins’t Naît & L. Petitgand – Je vous dis

Après quelques décennies sans rien sortir, le projet expérimental nancéien Geins’t Naît, né au milieu des années 80 dans le sillage de Kas Product, était de retour en 2011 en compagnie du compositeur de musiques de films et de spectacle vivants Laurent Petitgand (à  ne pas confondre avec Dominique Petitgand, auteur de divers albums expérimentaux remarquables) avec l’album »Si j’avais su j’aurais rien dit ». Trois ans plus tard, la collaboration se poursuit avec »Je vous dis » pour un disque à  dominante ambient music avec des touches indus/expérimentales aux atmosphères étranges, dans un style qui tranche avec pas mal de productions ambient actuelles et qui se rapprocherait plus de celui de groupes comme Coil ou Current 93, mais avec une approche peut-être moins radicale. Le résultat donne en tout cas un disque très beau, fait de collages, de samples de voix, de bruits divers, associés à  des parties de piano et de guitares. Un disque propice à  la rêverie et à  l’évasion et qui pourrait très bien servir aussi d’illustration sonore à  un vieux film muet et dont la pochette, avec son escalier en colimaçon, rappellera celle des »BBC Sessions » de Bauhaus ou encore celle du Holes in The Wall de Electric Soft Parade. (3.5) Benoît Richard
Ici d’ailleurs – Mai 2014
Deezer

nodrumnomoogNo Drum No Moog – Document Synthétique

Après que la google voice ait annoncé le nom et le titre de l’album, déboule un torrent de sonorités analogiques, un déluge de batteries, de boites à  rythmes, de claviers à  foison, un flot sonore et rythmique d’une rare intensité qui nous fait dire que ce groupe, en live, ça doit être quelque chose.Entrecoupé de gimmicks sonores divers (un son de flipper, la voix de Salvador Dali vantant son amour du Tour de France ».), »Documents Synthétiques » impose son style et sa puissance et rappelle par là  quelques fleurons du post-rock »Made In Chicago » de la fin des 90.’s : Tortoise bien sûr, mais aussi Add N To (X) ou Trans Am. Des groupes qui, comme No Drum No Moog aujourd’hui, ont imposé une façon de faire du rock plutôt novatrice et originale. Avec ce Mini LP fort réussi, cette formation messine vient logiquement rejoindre, au sein du collectif Chez.Kito.Kat, des projets tout aussi passionnants que sont Artaban, Dr Geo et bien d’autres. A suivre ! (4.0) Benoît Richard
Chez.Kito.Kat – juillet 2014

melodium_TaramaeMelodium – Taramae

Le Français Laurent Girard / Melodium que l’on connait habituellement pour ses compostions folk/tronica s’essaie cette fois à  des choses plus ambient, plus expérimentales, avec un album 6 titres paru récemment sur le label américain Abandon Building Records. Un album qui propose des titres composés durant les années 2000 et qui sont rassemblés pour l’occasion sur ce Taramae. Si l’on retrouve une fois encore, mais de manière très éparse, les beats lo-fi, les motifs de guitare légers et les sonorités de claviers cheap, c’est ici dans des titres nettement plus épurés et abstraits qu’à  l’accoutumée avec pas mal de sonorités électroniques et de boucles triturées. (3.5) Benoît Richard
Abandon Building Records – Juin 2014 Bandcamp

FlamingLips2014The Flaming Lips – 7 Skies H3

En 2011, à  l’occasion d’Halloween, les Flaming Lips sortaient un single d’une durée de 24 heures en édition limitée 13 copies et présenté sur une clé USB insérée dans un crâne, le tout au prix de 5000$ chaque pièce. Un véritable objet collector évidemment,  inaccessible au commun des mortels et que l’on peut d’ailleurs,  découvrir ici .
Heureusement, Wayne Coyne et sa bande ont décidé en avril de dernier de proposer une version allégée et plus accessible de cette oeuvre,,  dans un format 50 minutes et répartis sur 10 titres. Le résultat donne un album d’une densité incroyable, un oeuvre prog-rock expérimentale,  majestueuse, dans la lignée des récentes productions du groupe, avec des nappes de guitares de clavier assez énormes. Difficile après avoir écouté un tel album de passer tout de suite à  autre chose. Mais il est clair qu’avec cette réalisation, de par son gigantisme, son côté féérie baroque, et de sa puissance phénoménale, les Flaming Lips peuvent être plus que jamais considérés comme les dignes héritiers des Pink Floyd. (4.5) Benoît Richard
Bella Union – Juin 2014
Deezer

gulcher-copie-1Gülcher– Cocktails

Après Mondrian, Minors, Nine O’Nine et Pumuckl, c’est au tour du groupe parisien Gülcher (découverts en 2012 avec le 45T »Johnny’s Square« ) de compter parmi les grosses sorties du label lyonnais Without My Hat Records qui, pour la première fois, propose une sortie à  la fois physique et digitale pour leur album, Cocktails. Au programme de ce Cocktails, on trouvera une recette simple mais efficace et qui, cette fois encore, donne un résultat plutôt concluant. Pour les ingrédients, le quatuor a choisi une bonne dose de glam-rock, sur laquelle ils ont versé une dose de brit-pop et pour finir une bonne dose d’énergie qui fera son effet tout au long d’un album assez court mais sans longueur. Efficace autant dans les mélodies que dans les refrains, cet album assez vite accrocheur permettra en tout cas de découvrir un groupe au style fort attachant et dont les chansons méritent vraiment le détour. (3.5) Benoît Richard
Without my Hat Records – Juillet 2014
Bandcamp

xeno2Xeno & Oaklander – Par Avion

Liz Wendelbo et Sean McBride forment depuis quelques années le duo synth pop Xeno & Oaklander. Personne n’avait trop entendu parler de ce groupe jusqu’à  ce qu’il signe sur le label Ghostly International et voie ainsi son album bénéficier d’une distribution digne de ce nom. Habituellement tourné vers les musiques électroniques lentes et contemplatives, Ghostly s’offre ici une escapade pop avec ces deux new-yorkais passionnés de vieux synthés analogiques et de boites à  rythmes du début des années 80. Logique donc que l’on retrouve dans leur musique des aspirations cold et new wave avec un son assez bluffant dans le côté vintage et donc forcément très proche de ce qui se faisait à  l’époque chez Depeche Mode, Soft Cell, OMD et autre Fat Gadget. Assez à  l’aise dans ce type d’exercice, Sean McBride, aussi connu sous le pseudo Martial Canterel, construit des pop songs,  minimales sans trop de complexité dont sonorités très claires portées par la voix haut-perchée de la Norvégienne Liz Wendelbo donnent au final un disque un peu léger mais qui s’écoutera sans passion mais sans déplaisir. (3.0) Benoît Richard
Ghostly International/La Baleine – juillet 2014
Deezer

Gulp-Season-Sun-Coloured-ViGulp – Season Sun

Premier album du duo formé par l’ex bassiste de Super Furry Animals (Guto pryce) et sa femme (Lindsey Leven), season sun se veut un rafraîchissement pop léger, sans conséquence. Ce qu’on ne lui reprochera pas. Malheureusement pour nous, s’il est inconséquent, il est également sans véritable saveur. Tout au long de season sun, le groupe pratique une sorte de version light de ce qu’était Broadcast, sans la profondeur ni la noirceur du groupe de Birmingham ou lorgne aussi du côté de Stéréolab. Parfois Gulp parvient, sur quelques morceaux, à  sortir l’auditeur de sa torpeur, voire surprendre (l’excellent clean and serene très Krautrock dans son approche ; le très B52’svast space ou les accents Papas Fritas de everything) mais la plupart du temps rien ne vient véritablement l’accrocher. Il s’agit là  d’une musique sous éther, légère mais inconsistante, qui pourrait être utilisée en musique de fond d’une soirée lounge par exemple. En somme, un disque qui vous passe dessus, auquel on ne fait plus attention au bout de quatre morceaux. Ce n’est pas foncièrement mauvais, non, là  n’est pas le propos de cette chronique, c’est juste un disque sur lequel l’auditeur n’a pas envie de s’attarder. Un disque de saison, sans plus. (2.0) Christophe Ciccoli
Sonic Cathedral/La baleine – Juillet 2014

 

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