The Black Keys – Turn Blue

The-black-keys-turn-blue Yes! Ils l’ont fait !

Quand tu sors des albums qui cartonnent comme en ont sorti consécutivement les Black Keys, difficile de se remettre en question et difficile de ne pas rechercher le tube radio qui ne viendra peut-être pas avec la même aisance un an après le précédent. Les Strokes, Oasis, et même les White stripes ont tous vécus cette douloureuse expérience à  un moment de leur carrière discographique. Si si.

Peu sont les groupes qui ont réussi à  prendre la tangente avec crédibilité. Certains comme mettons Mercury Rev ou Archive s’y sont brûlé les ailes.
The Black Keys sort après El Camino et son hymne Lonely Boy, un album qui se présente aux oreilles sans l’ombre d’un tube. Mais attention, sans ratage non plus. Fort !

Les Black Keys ajoutent quelques orgues et synthés à  leur propos puis laissent les guitares lo-fi passées au crible d’une production qui en lisse les plus grosses rugosités. On se sent parfois dans une Bo d’un film 70’s parois au milieu d’un groupe de pub rock de la même époque, avec un gros son riche, des chants en puissance, et la tentation du progressif, sans vraiment savoir comment l’aborder.

Il n’y a aucun tube sur Turn Blue – même le fever jeté en pâture avant la sortie du disque est loin d’en être un.

Et pourtant ce disque est passionnant. Les Black Keys se désengluent de la gangue blues acérée qui a fait leur succès et se réinvente groupe avec référence et atmosphère. On navigue entre pop anglaise à  la Monkeys, Mansun ou Supergrass et rock américain à  bras oscillant entre les Dandy Warhols bruitiste et des références historiques à  ZZTop ou Lynyrd Skynyrd (gotta get away) .

Il n’y a pas de tube sur turn blue mais l’ensemble s’avère d’une traite comme avec énergie et allégresse.

Turn Blue est riche. Le travail sur les arrangements ne fait pas la part belle au gimmick mais à  l’ensemble de chaque titre, son atmosphère cinématographique. Et ce tandis que le duo démontre, si besoin en était peut être, qu’il n’est pas manchot du manche et qu’au delà  de bons »strummers » les black Keys sont aussi capables d’envolées de solos terriblement efficaces à  poser une atmosphère et une couleur générale plus étirée pour tout l’album.

Alors oui Turn Blue est un album sans tube immédiat à  reprendre avec chorégraphie dans les soirées d’ entreprise. Il est cependant loin d’être un album fainéant sorti par un groupe usé par les tournées et le star system. Passionnant j’y reviens souvent pour satisfaire mon addiction récurrente au rock.

3_5

Denis Verloes

The Black Keys – Turn Blue
label :
Warner Music
Date de sortie : 9 mai 2014

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