5+5 = Le manque

le manque photo - Christophe Esnault et Lionel Fondeville

On l’attendait depuis des années, le 5+5 du Manque est enfin disponible pour le plus grand plaisir de leurs fans mais aussi de ceux qui vont peut-être découvrir aujourd’hui leur univers modeste et génial.

Le Manque un groupe vraiment pas comme les autres. Dans leur répertoire, on trouve des chansons drôles, délirantes, décalées, ironiques, mêlant poésie, vie quotidienne et politique.
Le manque est une entité à deux têtes : d’un côté Christophe Esnault qui écrit les textes et joue le rôle de vidéaste, et de l’autre, Lionel Fondeville , qui lui aussi écrit les textes, mais en plus chante et s’occupe des musiques. C’est d’ailleurs lui qui s’est occupé du 5+5.

5 disques du moment :

Parallaxe by Tycho Brahé

Dylan Municipal – Nieuport​|​Nieuwpoort, 2015
J’aime ce que Damien fait avec les mots, avec sa voix. J’aime comment il mélange sensibilité et petit pas de côté. Il est très élégant mais il ne semble pas s’en apercevoir. Rien de plus touchant. Et le son de cet album est très chaud.

Summer – Laura Gemser EP, 2014
Le Manque a partagé une scène avec Summer au Lézard au Mans en 2015. Miracle : nos sociopathies se sont très bien entendues, pour ne pas dire reconnues. On va essayer de faire des enfants.

Rhume – Rhume LP, 2013
Parfois comparés à ceux-ci ou ceux-là… Si on écoute une seule chanson trente secondes, peut-être. Mais si on fait l’effort d’en écouter deux ou trois, je trouve Rhume jusqu’au-boutiste, et les thèmes des textes sont, comme leur forme, plutôt singuliers.

Tycho Brahé – Parallaxe, 2014
Dans le genre « j’ai l’air fragile mais je suis solide comme un roc », Geoffroy est un as. Cette tension me trouble et je me demande comment il y parvient. Je crois qu’il n’en a pas la moindre idée.

Erik Satie – interprété par Aldo Ciccolini
Pour le génie, c’est toujours le moment.

5 disques pour toujours :

mendelson

Joe Dassin –  Joe Dassin à New York, 1966
Vive moi, suivi de Katy cruel. Bim et boum. Comme dit Pascal Bouaziz à propos de Joe Dassin, « quand il chante, j’entends qu’il comprend ce qu’il dit, et c’est beaucoup. » Je suis d’accord, c’est rare, et cela ne fane jamais.

Jorge Ben – 10 anos depois, 1973
País Tropical/Fio Maravilha/Taj Mahal : rester immobile en écoutant ça ? Pas facile… J’ai toujours adoré le son de cet album. J’en aime bien le principe : chaque morceau est un enchaînement de trois succès de Jorge Ben, comme un collage. Les paroles sont souvent inspirées de faits divers, de définitions du dictionnaire. La pochette du disque est très belle.

Ween – The Pod, 1991
L’album que je voulais enregistrer en 1995 l’avait été 4 ans auparavant. Un quatre-pistes, une boîte à rythme, une guitare électrique et cinq idées géniales par seconde. Ils n’étaient pas les seuls ni les premiers à malaxer leur héritage, mais Ween avait un côté mystérieux à mes yeux, je ne sais pas pourquoi.

Smog – Wild love, 1995
Aucun artiste ne m’a marqué sur scène comme Bill Callahan. Je ne le connaissais pas, c’était peu après la sortie de Wild love, au théâtre Barbey, à Bordeaux. Je voyais un adolescent pieds nus avec cette voix déjà incroyable.

Mendelson – L’avenir est devant, 1997
La pluie 535. Ils ne s’aiment plus, elle se glisse dans son lit pour lui dire des mots qu’elle ne lui a jamais dits. Lumière et obscurité, tissés par Pascal Bouaziz, dont l’écriture est toujours un miracle. Le voyage de Mendelson au cœur du réel atteint une intensité inouïe dans leur dernier triple album.

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