5+5 = Paul Winslow

Sorti à la toute fin de l’année 2015, Tears behind the stars, premier album de Paul Winslow, dévoilait au grand jour la space-psyché-pop de ce parisien chanteur et multi-instrumentiste érudit. A découvrir de toute urgence !

Pau Winslow 2015

5 disques du moment :

BC Camplight – How To Die In The North cover album

BC Camplight  – How to die in the north, BC Camplight
Just because I love you est un classique instantané. J’aime ce creuset entre Dennis Wilson et les Stylistics, une relecture white soul de très bon goût. Très beau timbre de voix. Puis un côté wet, cinématographique dans la prod, jolies réverbes.

Bill Fay  – Who is the sender
Bill fay est un énigmatique coureur de fond et il a sûrement bien fait.Qui peut se targuer de pondre encore des chansons comme ça à son âge ? Talent absolument intacte, comme préservé.La classe et la sagesse.

Pond – Man it feels like space again
Le crew Tame Impala mais avec la folie que Kevin Parker a un peu perdu sur Currents.Puis le chanteur tout chétif me fait marrer, et il est de loin le meilleur vocaliste de la clique.

Kendrick Lamar – To Pimp A Butterfly
Flow et timbre archi identifiables, j’ai presque envie de dire « ça faisait longtemps »… et puis j’ai toujours aimé les hystéros en rap US comme Busta Rhymes ou Mystical, des petits fils de James Brown en somme. Pareil pour la musique, un retour G-Funk, early 90’s et c’était quand même passionnant tout ça à l’époque. Le feeling « neocrunk » majoritaire aujourd’hui me gave vraiment et a rendu cette musique chiante comme la pluie. Pas là.

Bill Ryder-Jones – West Kirby County Primary
Parce que c’est très pur, simple, un peu comme le Velvet, sans aucune ostentation.Belle écriture.Une vrai proximité aussi à l’écoute.Superbe album solo.

5 disques pour toujours :

Electric Light Orchestra - Discovery

Electric Light Orchestra – Discovery
Que des supers chansons ! Album extrêmement bien enregistré. Les choix « électroniques » sont hors catégorie, notamment l’usage du vocoder et de certains filtres. Les ballades et les mid-tempi sont dignes des Beach Boys et Last train to London un noble hit pour les dancefloors. Belle reprise de Del Shannon également (Little town flirt), fallait le faire.

The Beatles – Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band
20/20 ! Tout y est aussi parfait qu’aventureux. La réponse au chef-d’œuvre Pet Sounds, le surpassant en fantaisie, en variété et en aventures sonores inédites jusqu’alors. Le travail acharné de Macca, jouant souvent les parties de ses collègues lors de sessions nocturnes.

The Dukes Of Stratosphear ‎– Chips From The Chocolate Fireball
Tout le génie d’Andy Partridge qui enregistra ce disque pour se marrer sur un 16 pistes et jouer au jeu Gary/Ajar. Titres et arrangements fabuleux se hissant à la même hauteur que les maîtres à qui il rend ici hommage.

Shuggie Otis – Inspiration/Information
Une copine s’est pointée un été de canicule avec ce disque (réédité par David Byrne), il ne m’a plus jamais quitté. L’œuvre d’un seul prodige de 18 ans, multi-instrumentiste, un Arthur Rimbaud métisse. De la soul océanique teintée de vieilles boîtes à rythmes, de psyché hendrixien période Axis bold as love, de collages limite « home studio » assez improbables et archi novateurs pour l’époque.

Brian Eno – Another green world
Brian Eno était un môme qui collectionnait les pierres. J’aime cette minéralité dans sa musique. A la pointe de l’avant-garde, synthétique mais convoquant aussi les forces de la nature. Écouter The Big Ship quand le jour se lève vous réjouit d’être en vie.

L’album de Paul Winslow en écoute :

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