Festival de Cannes 2016 J+3 : le résumé du 14 mai

Un peu de fatigue, du soleil et du ciel bleu, deux femmes pas si folles que ça, des zombies dans un train, et enfin une fille et son père roi de la déconne dans un film allemand épatant… c’était le bilan de ce samedi 14 mai.

Folles de Joie : Photo Micaela Ramazzotti, Valeria Bruni Tedeschi

A Cannes, en marge de La compétition officielle, il y a la sélection Un certain Regard mais aussi deux sélections parallèles passionnantes : La semaine de la critique et La quinzaine des réalisateurs. Deux sections qui servent parfois de rampe de lancement pour de jeunes auteurs mais qui accueillent également les « recalés de la sélection officielle » comme Desplechin en 2015 avec Trois Souvenirs de ma jeunesse.
En ce samedi, matin, on a donc décidé de faire l’impasse sur le film en compétition (Mademoiselle, de Park Chan-Wook) pour aller voir du côté du Théâtre Croisettes Folles de joie (sortie en salles le 8 juin 2016), une comédie dramatique italienne épatante avec une Valeria Bruni Tedeschi drôle, émouvante, pétillante et surtout plus à son avantage que dans Ma Loute. Le film brillamment mis en scène par le réalisateur Palo Virzi raconte l’escapade de deux femmes qui décident de quitter leur institution thérapeutique pour s’offrir un moment de liberté et, par la même occasion, régler quelques comptes avec le monde. A voir !

Toni Erdmann : Photo Peter Simonischek, Sandra Hüller

Un bon film pour débuter la journée, un second nettement moins bon pour la continuer. Il s’agit de Train To Busan, un énième film de zombies. Cette fois, ça se passe dans un train et c’est bien la seule originalité de cette production au scénario sans intérêt signée Yeon Sang-Ho, et présentée hors compétition.

Un hamburger une bouteille d’eau plus tard, on a rendez-vous avec Toni Erdmann de la jeune réalisatrice allemande Maren Ade qui était présenté la veille en compétition et dont tout le monde dit du bien dans les couloirs du Palais. Comme on veut en avoir le cœur net, on se fait la séance du lendemain à la salle du 60ème.
Et on confirme : enfin une vraie surprise dans la compétition !
Malgré ses 2h40, le film tient la longueur grâce à un scénario qui vous conduit là où vous ne l’attendez pas, grâce à un récit jamais linéaire et à des personnages souvent surprenants et en tout cas très attachants. Le film enthousiasme la salle qui applaudit à tout rompre à la fin de la projection. Toni Erdmann est à voir dès le 18 août au cinéma.

Pour rester sur une note positive et surtout après le gros coup de barre de 17 heures, la journée se termine sur cette belle découverte. Une douche, un bon casse-croute, la presse du jour et dodo.

Palmomètre 2016

Café Society
Rester Vertical
Money Monster
Victoria
Album de famille
Ma Loute
Moi, Daniel Blake
Exil
L’économie du Couple
Folles de joie
Train To Busan
Toni Erdmann

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