5+5 = Astrobal

Emmanuel Mario, l’homme du projet Astrobal, dont le premier album fut une des révélations du début 2016, a sélectionné 10 de ses disques favoris.

Astrobal photo
© Louis Décamps

Emmanuel Mario a mis en orbite au printemps 2016 le premier album d’Astrobal, l’étonnant Australasie dont on vous a dit le plus grand bien il y a quelques temps sur cette page…. Pour aller encore plus loin, on lui a demandé de nous faire un 5+5.

5 disques du moment :

Julien Gasc – Kiss me you fool ! (album à paraitre)
On s’est rencontrés circa l’an 2000 alors que nous habitions dans le Berlin Français d’alors: Toulouse. Il m’appelait Papa et s’appelait Momotte, on bossait à mi-temps pour Télé Performance. Ses chansons contenaient déjà 50 accords différents sur lesquels s’enroulait sa voix magique (qui m’apaise et me fait souvent pleurer). Les chansons de ce nouvel album sont des classiques du futur. Enregistré à Londres avec le précieux et homme à tout faire de luxe Syd Kemp !

Ricky Hollywood – Prie pour Moi (album à paraitre)
Le prochain Ricky Hollywood sera une bombe d’émotions. Ricky fabrique des tubes electro pop en Français d’un nouveau genre et sa musique me donne des frissons. C’est un musicien, compositeur, producteur incroyable avec déjà deux albums bourrés de tubes (Renaturation & Mes meilleurs succès d’estime) et pourtant si peu connu sur Terre, c’est à n’y rien comprendre. Je recommande ardemment son live à St Eustache filmé par Arte… C’est magique. Ricky est mon idole du moment.

Arnaud Fleurent-Didier (album à paraitre)
La reproduction avait été un vrai choc! Et jouer avec lui, le prolongement du choc. Arnaud est le control freak le plus touchant et génial que je connaisse. Une sorte d’artisan 5.0. Je suis très admiratif… Les nouvelles chansons que j’ai entendues sont splendides, avec toujours cette façon si intelligente et unique de developper des histoires complexes et addictives dans lesquelles tout le monde peut se retrouver… Il va encore plus loin que ses albums précédent. Ses mélodies m’empêchent encore de dormir et je sais que ce nouvel album va en marquer plus d’un. En extrait, voici un live d’un nouveau morceau que nous avions joué il y a quelques mois, dans l’émission Alcaline : « Un homme et deux femmes » avec Dorothée, Charlotte, Romain, Arnaud et moi. Ça fleur bon le Battisti non ?

Pointe du lac – Pointe du lac (Gonzaï)
J’y perçois tout ce que j’aime et m’a marqué adolescent: Ravel, Debussy, Edgar Froese, Klaus Schulze, Eno, Kraftwerk… Julien Lheuillier a composé un des plus beaux disque de musique instrumentale que j’ai entendu depuis longtemps. Et sa façon de mélanger fiction et réalité (avec la station Pointe du lac qui est son quotidien) me touche au plus haut point. Je n’ai d’ailleurs toujours pas le vinyl, il faudrait que je me dépêche.

Tom Terrien – 10 years (Plug Research records / Modulor music)
Tom et moi avons habité ensemble pendant 4 ans, rue Lejeune à Toulouse et faisions de la musique 24h/24h. Plein de monde passait chez nous discuter, fumer des joints et enregistrer. Personne d’autre n’avait de matériel… Tom est un pianiste hors pair, inventif, autant fan et érudit de musique classique que de musiques électroniques. Il y a beaucoup de retenue dans sa musique, mêlée à des survols de plaines infinies. Complexe et hyper touchant. Et sur scène c’est une grande et intense claque.

5 disques pour toujours :

Stereolab – Dots and Loops (1997)
Découvert l’année d’après sa sortie et écouté en boucle pendant des mois.  J’ai découvert après coup que la production avait été partagée entre Mouse on mars et John Mc Entire mais on ne s’en aperçoit pas tant la fluidité est parfaite. Quant à Tim et Laetitia, ils représentent pour moi la collaboration musicale parfaite…  Ils ont fait tellement de disques différents les uns des autres que c’est très difficile d’en choisir un… Mais celui çi fut vraiment spécial pour moi… La voix de Laetitia est unique au monde, reconnaissable entre toutes, elle m’a marqué à vie. Son prochain album (que nous venons de terminer, sortie prévue en février 2017 chez Drag City) est d’une liberté absolument réjouissante.

Yes – Close to the edge (1972)
Le groupe le plus haï de la presse musicale fut un de mes groupes de chevet quand j’étais ado. La première période de Yes est d’une sauvagerie et d’une liberté incroyable et le son est stupéfiant, à mille lieux de la fm qu’ils ont par la suite préféré produire suite aux différents remaniements du groupe. Plus Fleur Bleue et New Age que leurs pendants Allemands, mais j’adorais ça aussi. Cet album est bourré de mélodies incroyables et d’idées rythmiques folles.  J’en connais par coeur le moindre break.

Isao Tomita – The Planets (1976)
Loué à la discothèque de Montauban où j’habitais enfant, cet album m’apparut comme une révélation et me fit réellement découvrir la musique classique et les synthés analogiques. Isao était un génie des arrangements et a re adapté seul beaucoup d’oeuvres, notamment françaises comme Debussy, Ravel… magnifiant la richesse de timbres de leurs musiques grâce à l’utilisation magistrale des Moogs et autres modulaires. Magique et intemporel. Ici une adaptation de l’oeuvre géniale de Gustav Holst intitulé The Planets (1918).

Léo Ferré – Il n’y a plus rien (1973)
Régulièrement, je m’assoie et écoute en intégralité le titre fleuve de 20mns « Il n’y a plus rien » en face B du vynil, aussi fort que possible. Et j’en ressors à chaque fois secoué, avec l’envie d’avancer, écrire, me bouger, vivre comme je l’entends, rechargé à bloc. Ses mélodies et sa voix si chaude sont tout le temps en moi.

DNTEL – Life is full of possibilities (2001)
Découvert lors de sa sortie sur le label Californien Plug Research, première fois que j’entendais un mélange aussi poussé et fin entre pop et expérimentations électroniques… La production de Jimmy Tamborello me faisait tomber à la renverse… C’était exactement ce que j’avais envie d’entendre et de faire à cette époque. Avec le recul, je trouve ça parfois très/trop U.S dans les mélodies… mais les idées foisonnent. Jimmy Tamborello a ensuite crée le groupe The postal service, qui a cartonné. Et Plug Research est devenu mon label quelques années plus tard.

La playlist 5+5 d’Astrobal :

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