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Patrick Braganti

L’idée est ici de défendre et de promouvoir le cinéma d’auteurs, qu’ils soient déjà reconnus ou en devenir. Ce sont d’ailleurs les postulants de la deuxième catégorie – dont on espère bien qu’ils rejoindront rapidement la première – qui ont notre préférence, respectant par là-même les ambitions et les intentions des créateurs de Benzine. La mauvaise foi et le parti pris ne sont pas totalement absents, histoire de titiller l’esprit critique de nos lecteurs. Bons films et bonnes découvertes.

Only God Forgives – Nicolas Winding Refn

On avait pressenti depuis plusieurs films que le réalisateur danois n’était qu’un piètre faiseur, surfant pour le bonheur de ses jeunes spectateurs incultes et façonnés à l’uniformisation du goût (par ailleurs très discutable) sur les codes de la transgression et de la violence, le tout emballé avec prétention et ostentation,

Le Passé – Asghar Farhadi

Au-delà des qualités incontestables de mise en scène et de direction d’acteurs, adultes et enfants, de la capacité à installer et mener pendant plus de deux heures un récit haletant à la tension croissante et palpable et de la parfaite intégration du réalisateur iranien à l’environnement parisien,

Le Pouvoir – Patrick Rotman

Je suis sorti de la projection perplexe et dépité. Perplexe car les intentions de Patrick Rotman m’ont paru floues pour un résultat peu convaincant, à la limite du contre-productif. Dépité parce que l’image du pouvoir politique y est terriblement banalisée et rabaissée à la mainmise des hommes de communication.

Une vie simple – Ann Hui

Pourtant considérée comme un des réalisateurs majeurs de la nouvelle vague hongkongaise, Ann Hui demeure une artiste encore méconnue en Occident, dont l’œuvre s’est souvent articulée autour de personnages féminins

Enfance clandestine – Benjamin Avila

Très beau film puisé dans le propre parcours du réalisateur qu’il parvient néanmoins à retracer avec une certaine distance (l’épisode ‘amoureux’ est ainsi un ajout) tout en restant à hauteur d’enfant.

Le Cœur a ses raisons – Rama Burshtein

Pour les profanes (dont je suis), les rites de la religion juive orthodoxe relèvent du mystère et d’une incompréhension qui n’est pas loin, il faut l’avouer, du rejet, sinon de l’opprobre. Ce qu’on voit ici, le dilemme moral et physique d’une jeune femme mise dans une situation ubuesque et rocambolesque,

Hannah Arendt – Margarethe Von Trotta

De facture classique, le film est essentiellement discursif et est à prendre d’abord comme une leçon d’histoire, un rappel d’une époque (les années 60) où la philosophe d’origine allemande Hannah Arendt était encore loin de recueillir tous les suffrages et les honneurs.

Mud, sur les rives du Mississippi – Jeff Nichols

Ça ne va pas fort entre les parents d’Ellis toujours à se disputer et même parler de divorce. Alors Ellis, 14 ans, en compagnie de son pote Neckbone, un orphelin débrouillard élevé par son oncle, préfère aller naviguer sur les eaux du Mississippi et rejoindre une île déserte

L’Intervallo – Leonardi Di Costanzo

Adolescent grassouillet et timide travaillant avec son père, Salvatore est réquisitionné par un membre de la mafia pour surveiller une journée durant la jeune Veronica pour des motifs qu’il ignore. Reclus dans un immense bâtiment désaffecté à la périphérie de Naples,

Promised Land – Gus Van Sant

Alors que les États-Unis découvrent depuis quelques années ce que les gaz de schiste pourraient leur apporter en termes d’indépendance énergétique et de potentialité de croissance économique, le réalisateur Gus Van Sant bâtit son dernier film,

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