Par Patrick Braganti, le 13 mai 2008. Rubrique Cinéma
Dans le beau documentaire Rue Santa Fé, la réalisatrice chilienne Carmen Castillo évoquait entre autres son passé de miriste, d’exilée sous la contrainte à Paris, son retour et le fossé qui s’était entre-temps creusé entre ses compagnons de lutte et la nouvelle génération peu encline à s’encombrer d’un passé dont elle juge - sans doute à tort et un peu rapidement - les acteurs égoïstes et sottement idéalistes.
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Par Patrick Braganti, le 10 mai 2008. Rubrique Cinéma
Qu’est-ce que le sexe? C’est le seul moment plat ou plein où l’on ne crée pas, sauf finalité de pro-création. Et chez Dawn, c’est aussi un moment de destruction, un moment qui ne s’achève non pas dans la plénitude sensorielle, mais dans un désastre sanglant et mortel. Car Dawn est dotée d’un vagin denté.
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Par Patrick Braganti, le 10 mai 2008. Rubrique Cinéma
Comment envisager la fabrication d’un film après une cataclysme qui tiendrait compte de ses conséquences sans chercher à en restituer le déroulement et les péripéties - on laissera ce dessein aux producteurs hollywoodiens. C’est en substance la question épineuse et excitante à laquelle le thaïlandais Aditya Assarat, 36 ans, tente de répondre à travers son premier film. La catastrophe, c’est bien sûr le terrible tsunami de la fin 2004 qui ravagea les côtes du sud de la Thaïlande, causant des dizaines de milliers de morts, déclenchant une émotion planétaire à laquelle l’activité principalement touristique de l’endroit (Phuket et d’autres stations balnéaires paradisiaques fréquentées par les européens et les américains) n’était sans doute pas étrangère.
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Par Jean-Baptiste Doulcet, le 09 mai 2008. Rubrique Cinéma
Etrange objet de cinéma. Il faut tout de suite reconnaître à Pen-ek Ratanaruang un talent indéniable pour modeler une atmosphère lounge en apesanteur, dans un décor tout sauf original : un hôtel, plus précisément une chambre, certes un peu new age mais déjà vu. Et ce n’est pas tant le décor qui fascine, mais la façon dont Ratanaruang le dessine avec une caméra flexible, virevoltant humidement et lentement au-dessus des corps.
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Par Patrick Braganti, le 09 mai 2008. Rubrique Cinéma
A l’attention de ceux qui ont vu l’original, il faut voir cette nouvelle version pour son but : ’sensibiliser’ par la violence extrême le public américain, victime de l’argument de vente cinématographique qui tue : la violence gratuite. Certains diront que le message est inutile tant la violence peut être vu comme un plaisir à peine coupable au cinéma puisqu’il s’agit d’une possibilité tout à fait humaine auquel nous sommes tous accordés, même les plus pacifistes.
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Par Patrick Braganti, le 09 mai 2008. Rubrique Cinéma
Au cinéma, le plus important ne devrait pas être ce qu’on raconte mais comment on le raconte. Un adage au demeurant qu’on peut étendre à d’autres arts comme la littérature notamment. En cela, le premier film de Tariq Teguia est une parfaite réussite et révèle le talent d’un cinéaste prometteur, non exempt bien sûr de quelques défauts de jeunesse, encombré de quelques références appuyées. Lui-même le reconnaît dans sa lettre d’intention : il n’a pas voulu raconter une histoire, mais dire et montrer des corps qui traversent des espaces en établissant en creux une carte géographique des algérois.
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Par Patrick Braganti, le 05 mai 2008. Rubrique Cinéma
” Ce n’est pas un drame ” aime à répéter Georg. Formule qui tient sans doute de la méthode Coué ou de l’auto-persuasion. Car il y a bien un drame au sein du couple qu’il forme avec sa femme Anne, un couple qui pourtant semble susciter l’envie et l’estime de l’entourage professionnel de Georg. Celui-ci est en effet un policier dévoué, aussi bien apprécié de ses collègues que par sa hiérarchie qui lui laisse d’ailleurs entrevoir une prochaine promotion.
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Par Jean-Baptiste Doulcet, le 04 mai 2008. Rubrique Cinéma
Jeu de personnages, caractères miroirs, ambiance à la limite du film choral british, énigme criminelle… “Le grand alibi” a en façade tout ce qui fait le charme des romans d’Agatha Christie. Mais les moderniser, comme c’est l’idée ces derniers temps (”Mon petit doigt m’a dit…”, “L’heure zéro”), lui enlève justement beaucoup de ses qualités. A commencer par le sens du détail minime, de quelques odeurs ou de quelques regards qui, assemblés dans un même geste sensuel et flottant, forment une atmosphère toute en mystère et en malaise. Lire tout… »
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Par Patrick Braganti, le 01 mai 2008. Rubrique Cinéma
Ah la famille en Italie, c’est sacré. Aussi, lorsque Stefano, romain au milieu de la trentaine et au centre de toutes les galères - musicien en manque de reconnaissance au sein d’un groupe amateur, sa petite amie le trompe avec un rival plus jeune et plus chanceux -, décide de faire un break dans sa vie, c’est tout naturellement vers sa famille qu’il s’en retourne dans le nord du pays.
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Par Patrick Braganti, le 29 avr 2008. Rubrique Cinéma
La situation chaotique qui règne au Moyen-Orient n’en finit pas d’inspirer les artistes de tout poil, notamment les cinéastes. Après Désengagement d’Amos Gitaï il y a quelques semaines, Eran Riklis dont on avait salué La Fiancée syrienne en 2005 revient avec Les Citronniers. Le cinéaste a quitté les hauteurs du Golan pour s’immerger dans un petit village de Cisjordanie situé sur la Ligne verte séparant Israél des territoires occupés. C’est à cet endroit que vit Salma, une veuve délaissée par ses enfants, qui survit grâce à l’exploitation de sa plantation de citronniers.
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