De ce millénaire mouvementé où le cinéma est devenu zone d’action, l’art d’Apichatpong Weerasethakul prend des airs et des formes primitives, retournant aux sources même de la matière filmique.
Les mains libres
Encore un film de prison, me direz-vous. Sauf que dans cette prison, le cinéma s’invite et s’égare, sans se soucier des barreaux, des issues ou des gardiens.
Submarino
Que l’on apprécie ou pas, on ne démentira pas le fait que Vinterberg a marqué une étape importante au cinéma avec « Festen », dans la réalisation et le rapport de partage qu’il peut y avoir entre l’intime le plus obscur et l’attente large du public.
Poetry
Il y a d’abord la poésie des mots. Il y a aussi celle des corps, des visages. De la Nature : « Les oiseaux chantent. Que chantent-ils? ». Il y a la poésie du silence.
Le bruit des glaçons
Vendu comme une comédie de mauvais goût chic et choc par un auteur dont la noirceur a fait des ravages auparavant, « Le bruit des glaçons » ressemble pourtant à un film très personnel tant la comédie s’efface, en cinq minutes,
L’Heure du crime
Le film commence par un suicide. Dès le début, l’intrigue se noue autour d’une incompréhension qu’il va falloir résoudre au fur et à mesure que le récit avance. Mais plus le récit avance, plus la logique s’éloigne.
L’arbre
A ce niveau, on peut difficilement parler de métaphore. Il s’agirait d’un père de famille ressuscité en un immense arbre qui a traversé les générations et les cultures, dont les racines interminables s’étendent
Cellule 211
Décor de docu-fiction chez Audiard ( »Un Prophète »), enfer esthétique chez Refn ( »Bronson »), parabole cruelle de l’adolescence chez Kim Chapiron ( »Dog Pound »), la prison est dans tous les cas devenu
Chatroom
Grâce à sa présentation au festival de Cannes (section Un Certain Regard), on aurait pu croire que « Ch@troom » allait être le retour en force d’Hideo Nakata, cinéaste majeur de l’épouvante, subitement perdu dans un flot de nanars commerciaux
Donne-moi ta main
Eternelle comédie sur l’opposition entre la culture américaine et irlandaise, « Leap Year » se devine à l’avance dans toute sa splendeur en couchers de soleils et en paysages étendus.















