Passés le flot de formules creuses et l’agitation fébrile qui accompagnent, à chaque nouvelle rentrée, la remise des prix littéraires, on peut enfin prendre le temps de (re)découvrir les belles oeuvres que l’année 2011 a laissées derrière elle. De toute évidence, Rien ne s’oppose à la nuit compte parmi elles.
Un ange noir, de François Beaune
Après « Un homme louche », François Beaune évoque un ange noir dans son second roman qui, d’ailleurs, aurait pu s’appeler « Un homme louche 2″. Car, à bien y regarder, Alexandre Petit, le personnage central de son nouveau roman, derrière son apparente banale, a tout du personnage inquiétant ;
Le Dernier Testament de Ben Zion Avrohom, de James Frey
« Dans ce livre, j’essaye d’imaginer l’histoire telle qu’elle serait si le messie ou Jesus-Christ, était toujours vivant et vivait à New York en plein XXIème siècle ? à quoi est-ce qu’il ressemblerait, en quoi est ce qu’il croirait, comment est-ce qu’il vivrait ? »
Un été à Cold Spring, de Richard Yates
Ça y est ! Le dernier roman de Richard Yates (1926-1992) est enfin traduit en français ! Vingt-cinq ans après sa parution aux États-Unis, « Un été à Cold Spring » ressort donc des oubliettes…
Freedom, de Jonathan Franzen
En plus d’une saga dense et romanesque, Freedom est également un beau portrait, sobre et émouvant, d’un pays en proie à ses propres doutes, l’Amérique telle qu’Obama l’a imaginée, et telle qu’elle est actuellement, au final.
Le ravissement de Britney Spears, de Jean Rolin
Un faux roman d’espionnage avec un agent secret limité aux transports communs, jouant les paparazzis à L.A., ville en perpétuel mouvement.
1Q84 – Livre 1, Avril-Juin, de Haruki Murakami
Premier tome de la trilogie murakamienne : du concentré de japonitude au service d’un univers romanesque puissant et envoûtant.
Juste avant, de Fanny Saintenoy
« Juste avant », premier roman de Fanny Saintenoy, c’est l’histoire de deux voix qui s’entremêlent et communiquent dans la torpeur des derniers instants d’une chambre d’hôpital. Deux voix, comme deux souffles qui se répondent,
Freedom, de Jonathan Franzen
Poids lourd de la rentrée littéraire 2011, le nouveau Franzen est une réussite parfois trop évidente.














