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	<title>Benzine Magazine &#187; Musique</title>
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	<description>Critiques musique, cinéma, littérature et bande dessinée</description>
	<lastBuildDate>Wed, 08 Feb 2012 22:54:07 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Porcelain Raft &#8211; Strange Weekend</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 22:51:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Franck Rousselot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Atlas Sound]]></category>
		<category><![CDATA[Indie pop]]></category>
		<category><![CDATA[Jesus And Mary Chain]]></category>
		<category><![CDATA[Porcelain Raft]]></category>
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<category>Atlas Sound</category><category>Benzine</category><category>Benzinemag</category><category>Indie pop</category><category>Jesus And Mary Chain</category><category>Musique</category><category>Porcelain Raft</category><category>Secretly Canadian</category><category>Shoegaze</category><category>Universal</category><category>Youth Lagoon</category>
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		<description><![CDATA[Un peu tôt pour entamer le week-end, mais difficile de résister à la perspective quand elle prend les atours séduisants de la musique de Porcelain Raft. Mais qu&#8217;est-ce donc que Porcelain Raft ? Le projet derrière lequel se cache le one man band Mauro Remiddi. Un italien en solo qui a élaboré aux États-Unis cet album typique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/02/Porcelain-Raft-2012.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15489" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/02/Porcelain-Raft-2012.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Un peu tôt pour entamer le week-end, mais difficile de résister à la perspective quand elle prend les atours séduisants de la musique de <strong>Porcelain Raft</strong>. Mais qu&#8217;est-ce donc que <strong>Porcelain Raft</strong> ? <span id="more-15485"></span>Le projet derrière lequel se cache le one man band <strong>Mauro Remiddi</strong>. Un italien en solo qui a élaboré aux États-Unis cet album typique de la tendance dominante. À savoir : un individu isolé, des complaintes intimes et de l&#8217;électro pop tendance chillwave se parfumant au revival shoegaze.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Assez !&nbsp;&raquo; est-on tenté de crier tant le marché devient saturé de cette tendance omniprésente (<strong>Twin Shadow, Blood Orange,</strong> <strong>Neon Indian </strong>and co). Et même si la formule est en passe d&#8217;être rejetée par certains, il est difficile de balayer d&#8217;un revers de main ce disque qui ne semble pas payer de mine à la première écoute, mais impose son évidence. Tout simplement car l&#8217;italien déjà auteur du mémorable <strong><em>Dragonfly</em></strong> sait écrire d&#8217;excellentes chansons et développer une belle atmosphère.</p>
<p style="text-align: justify;">Atmosphère qui n&#8217;a rien de neuf tant sa musique semble brasser les figures imposées du genre (dream rock brumeux, drums machines, réverbération) qui, de <strong>Lush </strong>à<strong> Slowdive</strong>, ont posé les bases du shoegazing. Mais l&#8217;ensemble au son parfait, presque trop maîtrisé, s&#8217;avère d&#8217;une fluidité évidente. D&#8217;une qualité d&#8217;écriture et vraie inspiration mélodique (les irrésistibles deux morceaux d&#8217;entrée) pour que ce <em>radeau de porcelaine</em> dépasse l&#8217;exercice de recyclage.</p>
<p style="text-align: justify;">Deux-trois références démontrent le niveau d&#8217;exigence atteint par ce globe-trotter de chambre : les échos de guitare réverbérées striant tout l&#8217;album évoquent le lyrisme mal léché des grands ancêtres <strong>Jesus And Mary Chain </strong>et son électro intimiste voisine avec la désolation solitaire d&#8217;<strong>Atlas Sound </strong>ou les complaintes récentes d&#8217;un <strong>Youth Lagoon.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On pourrait jouer longtemps à un stérile jeu des ressemblances (<strong>Electronic, Suede, The Big Punk</strong>). Mais on préférera se réjouir des vrais progrès vocaux de <strong>Remmidi,</strong> hier un peu trop proche du maniérisme d&#8217;un Brian Molko. Et on succombera au charme d&#8217;un album dont le but n&#8217;est pas le moins du monde révolutionnaire. Juste de proposer, entre intimisme et fougue tranquille, passé et présent, sa petite musique séduisante et sa marque élégante. Pas mal pour prolonger vos petits weekends.</p>
<p><img class="alignnone" src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/4.gif" alt="" width="75" height="14" /></p>
<p>Franck Rousselot</p>
<p><strong>Porcelain Raft</strong> &#8211; <strong><em>Strange Weekend</em></strong> (Secretly Canadian)<br />
<strong>Label</strong> : Universal Music<br />
<strong>Date de sortie</strong> : 24 janvier</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/LAxZZqS_o1s" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
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		<title>Tristen &#8211; L&#8217;Ombre à Suivre</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2012/02/05/tristen-lombre-a-suivre/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Feb 2012 14:45:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Zorgniotti</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Faire un bon disque chanson-pop, c'est facile. Un ton détaché, quelques bonnes références anglo-saxonnes, un esprit bricoleur qui fait qu'on n'a besoin de personne, quelques idées mélodiques malignes. Sans l'ombre d'un doute, Tristen est  un artiste à suivre.
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/02/tristen-l-ombre-a-suivre.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15335" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/02/tristen-l-ombre-a-suivre.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Faire un bon disque chanson-pop, c&#8217;est facile. Un ton détaché, quelques bonnes références anglo-saxonnes, un esprit bricoleur inventif, quelques idées mélodiques malignes. Sans l&#8217;ombre d&#8217;un doute, <strong>Tristen</strong> est  un artiste à suivre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><span id="more-15333"></span></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Tristen</strong>, Sébastien Pasquet de son vrai nom, est quelqu&#8217;un de chanceux. D&#8217;avoir trouvé un bon label ? D&#8217;accord &#8230;D&#8217;arriver à un moment où chanter en français n&#8217;est pas forcément ringard ? Okay&#8230;D&#8217;être d&#8217;une génération de songwriter DIY maîtrisant totalement la technique lofi et le home studio ? D&#8217;avoir une double culture que dis-je une triple culture aimant à la fois le rock de <strong>Mike Patton</strong>, la pop de <strong>Stereolab</strong> et la chanson française version <strong>Dominique A</strong> ? En effet&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Je parle de chance mais il est ici surtout question de talent et dans le genre <strong>Tristen</strong> s&#8217;en sort plutôt très bien, aussi bien voire mieux (prenons des risques) que par exemple <strong>Florent Marchet ou Albin de la Simone</strong>. Le sudiste hissé à Paris est particulièrement à l&#8217;aise pour accumuler les couches mélodiques qui, par touches, font émerger de jolis dessins en forme de mille-feuilles. Guitares électriques parfois rugueuses, acoustique au son métallique, choeurs, claviers en veux-tu en voilà se cotoîent, se mélangent, se séparent, jouent au quadrille pour sans cesse faire évoluer les morceaux.  Que voulez-vous <strong>Tristen</strong> a la bougeotte !</p>
<p style="text-align: justify">D&#8217;ailleurs, la vraie chance de <strong>Tristen</strong> est en d&#8217;être à la base batteur, ce qui lui permet d&#8217;avoir le sens du rythme qui dynamise les morceaux. Cela se ressent même sur le lunaire <em>Sans mémoire de moi. </em>Pas de batterie, mais des programmations vives et insoumises et des utilisations rythmiques d&#8217;instruments (guitares, voix) mettent sans cesse de la vie sur des mélodies à la base plutôt mélancoliques. Il y a du <strong>Pinback</strong> là dedans, faisant peut-être de <strong>Tristen</strong> un des premiers francophones à s&#8217;aventurer sur le même terrain que les Américains (<em>Sans se connaître ou </em>sur le plus direct<em> So naked</em>).</p>
<p style="text-align: justify">Et puis, <strong>Tristen,</strong> s&#8217;il pratique le jeu du songwriting largement en solitaire, fait appel <em>in fine</em> à quelques amis pour apporter leur talent respectif et améliorer les morceaux originels. Julien Cortes (<strong>Querencia</strong>,<strong> Erevan Tusk</strong>) vient poser des petits soli de guitare, <strong>Fabrice Ravel-Chapuis,</strong> connu pour ses cordes, vient co-arranger <em>At the Back of the top</em> pour lui donner plus d&#8217;ampleur, une cohorte de jeunes femmes viennent faire les choeurs. Les mêmes d&#8217;ailleurs avaient précédemment co-écrit les textes de certains titres ; humilité extrême de la part de <strong>Tristen</strong> laissant le soin à d&#8217;autres de venir améliorer sa propre création. Le jeune homme a désormais le champ libre pour prendre la posture du détaché sensible et interprété des textes parfois désabusées, parfois aiguisées sur le désir.</p>
<p style="text-align: justify">Tout cela concourt à faire de <em><strong>L&#8217;Ombre à suivre</strong></em> un petit album important ; oxymore qui va bien à <strong>Tristen</strong> qui en additionnant tous ses petits ingrédients et cette somme de talents et en  agençant le tout dans un collage malin, sort de son chapeau de vraies grandes chansons (le petit chef d&#8217;oeuvre <em>A Rebours </em>comme meilleur exemple). A suivre de très près.</p>
<div><img src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/4.gif" alt="4.gif" width="75" height="14" border="0" /></div>
<p>Denis Zorgniotti</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 10 octobre 2011<br />
<strong>Label</strong> : Pas le peine / Volvox music</p>
<p>Plus+<br />
<a href="http://www.noomiz.com/tristen">Noomiz</a><br />
<a href="http://www.facebook.com/tristenlapage">Facebook</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>The Lucy Show &#8211; Remembrances</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2012/02/03/the-lucy-show-remembrances/</link>
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		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 10:36:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Zorgniotti</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[On peut se demander quel est l'intérêt d'acheter le disque d'un groupe oublié des années 80, a fortiori quand il s'agit d'une compilation de raretés ? Même à son époque, The Lucy Show n'avait pas fait grand bruit. A tort.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/02/WM23.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15353" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/02/WM23.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>On peut se demander quel est l&#8217;intérêt d&#8217;acheter le disque d&#8217;un groupe oublié des années 80, a fortiori quand il s&#8217;agit d&#8217;une compilation de raretés ? Même à son époque, <strong>The Lucy Show</strong> n&#8217;avait pas fait grand bruit. A tort.<span id="more-15352"></span></p>
<p style="text-align: justify">En effet, la musique des Londoniens  valait bien celle d&#8217;autres et même un peu plus. Leur label Words on Music nous l&#8217;avait prouvé un peu à nos dépends en ressortant du placard les deux albums du groupe emmené par Mark Bandolla (chant, guitares) et Rob Vandeven (Chant, basse). Si <strong><em>Undone</em></strong> (1983) ne se détachait du tout venant new wave de l&#8217;époque, <em><strong>Mania</strong></em> (1986), nettement mieux écrit, jetait un pont entre <strong>REM</strong> et <strong>Cure</strong>. Un bon album toute époque confondue.</p>
<p style="text-align: justify">Avec <em><strong>Remembrances</strong></em>, Words on Music fait dans l&#8217;exhaustivité et solde le groupe de tout compte : il y a là des démos, des morceaux rares, des versions alternatives et des singles non présents sur les deux albums du groupe pour 17 titres et 71&#8242; de musique. Du premier single, l&#8217;alerte <em>Leonardo da Vinci </em>(guitares abrasives, boîte à rythme carrée)<em> </em>à leurs  deux derniers titres,  marquants en 1993 un bref retour du groupe sur le devant de la scène ; en fait le chant du signe de <strong>The Lucy Show.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Plus moyens, ces deux titres ressemblant à du <strong>House of Love</strong> de 2e choix semblent prouver que les Londoniens resteraient même malgré eux un groupe des années 80. <strong>The Lucy Show</strong> est donc un groupe new wave et ce n&#8217;est pas pour rien que certains titres ressemblent à des classiques du genre. <em>History Part 1</em> ressemble à <em>Dead Souls</em> de <strong>Joy Division, </strong><em>Waiting for you</em> a un air d&#8217;<em>In Your House</em> de <strong>Cure</strong> mais joué de manière plus pop.  D&#8217;une manière générale, le son <strong>Lucy Show</strong> renvoie totalement à la période cold wave de la bande à Robert (la voix de Bandella ressemblant d&#8217;ailleurs pas mal à celle de Robert Smith) avec les premiers balbutiements synthétiques sur des guitares nerveuses, une ambiance glaciale en contraste avec un coeur bouillonnant. Cela donne d&#8217;ailleurs de bons morceaux comme <em>Prove it, The price of Love </em>ou<em> the Lady Lies there </em>où derrière des synthés aussi entêtants que le <em>I feel Love</em> version <strong>Marc Almond </strong>pointe une sensibilité fragile. <strong>The</strong> <strong>Lucy Show</strong> est un bon mélodiste même si le groupe ne peut être auréolé d&#8217;être innovant mais plutôt de suiveur : les morceaux sont compris en effet entre 83 et 86, <strong>Cure</strong> et <strong>Joy Division</strong> eux ont lancé leur révolution en&#8230; 1980. Bref, n&#8217;en attendons pas trop mais profitons de bons petits morceaux, bien troussés, efficaces et qui ont le mérite de ne pas singer le style 80&#8242;s (une des marottes du moment) puisqu&#8217;ils sont réellement 80&#8242;s (l&#8217;original vaut souvent mieux que la copie).</p>
<p style="text-align: justify">Alors pourquoi acheter ce disque ? Pour frimer en écoutant un groupe inconnu appelé peut-être un jour à devenir culte (le privilège à la fois de la rareté et de l&#8217;antérorité) ? Non, tout simplement parce que c&#8217;est bien. Point barre.</p>
<div><img src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/3_5.gif" alt="3_5.gif" width="75" height="14" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify">Denis Zorgniotti</p>
<p><strong>Date de sortie</strong> : 13 décembre 2011<br />
<strong>Label</strong> : Words on Music</p>
<p><strong>Plus+</strong><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=fpnP7i1DbKE"><em>Leonardo da Vinci</em> en écoute</a></p>
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		</item>
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		<title>St Vincent – Strange Mercy</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2012/02/02/st-vincent-%e2%80%93-strange-mercy/</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 16:34:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Verloes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Album après album, la tout en boucle<strong> Annie Clark</strong> nous régale. Elle donne suite via <em>Strange Mercy</em> à <em>Actor</em>, album filmique s’il en était, qui a permis à une série de gens, dont moi, d’accéder à son travail ; puisque le premier opus de celle qui officia un jour au sein des<em> Polyphonic Spree</em> n’avait pas quant à lui touché mes oreilles.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-15362 alignleft" title="st-vincent-strange-mercy" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/02/st-vincent-strange-mercy-e1328200012169.jpg" alt="" width="150" height="150" />Album après album, la tout en boucle<strong> Annie Clark</strong> nous régale depuis sa base arrière américaine en musique via l’officine <strong>St Vincent</strong> dont elle préside quasi seule à la destinée. Directrice passionnée de son patronyme qui évoque l’hopital où est venu mourir la poésie, du versificateur de génie <strong>Dylan Thomas</strong> en 1953. Elle donne suite via <em>Strange Mercy</em> à <em>Actor</em>, album filmique s’il en était, qui a permis à une série de gens, dont moi, d’accéder à son travail ; puisque le premier opus de celle qui officia un jour au sein des<em> Polyphonic Spree</em> n’avait pas quant à lui touché mes oreilles.<br />
Quelles comparaisons aussi scabreuses que partiellement exactes n’ont pas été faites sur la demoiselle qui a étudié la musique à Berklee ? On a comparé son timbre plaintif à <strong>Kate Bush</strong>, sa hargne à<strong> PJ Harvey</strong> peut-être la faute au rack d’effet géré du bout du pied sous la Fender Jazzmaster. On a aussi parlé de glam et de monsieur <strong>David Bowie</strong>, pour évoquer ses envolées aux confins du rock et du rêve. Ces ressemblances sont sans doute plutôt des influences que de véritables comparaisons. Car il n’y a jamais de redite ni l’impression de déjà écouté, même quand il s’agit de découvrir son troisième opus.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>St Vincent / Clark</strong> écrit rédige et joue la plupart des instruments de ce nouvel album entamé début janvier 2011 et dont les twittos ont pu suivre la genèse quasiment jour après jour au fil de l’enregistrement. Elle s’entoure uniquement d’instruments additionnels quand elle a besoin d’arrangements particuliers sur des morceaux qui trouvent, dans cette recherche de l’ambiance sonore, l’écrin indispensable à la magie qui opère dès la première seconde. Elle s’inscrit effectivement dans la longue lignée des compositrices de génie dont le chant est porté par une guitare vigoureuse et des arrangements barrés. On comprend les comparaisons<strong> Bowie / PJ harvey</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>L’album est varié. On passe du quasi folk à la pop et au presque rock. <strong>St Vincent</strong> déroule un petit univers en expansion fait de guitare, mais surtout de tous ces petits éléments sonores qui viennent surprendre l’amour fusionnel entre la Fender et la voix. De la folk free Jazz suis-je parfois tenté d’étiqueter. Du rock baroque. De la folk de chambre spatiale ? Un petit album dont je rêve à chaque écoute, qu’il ne finisse jamais. Que le joli moment qu’<strong>Annie Clark</strong> semble ne m’accorder rien qu’à moi à chacune des écoutes, continue pour toujours tant la palette d’univers que le disque brosse semble fait juste pour me plaire. Pas pour rien, je me dis à chaque passage dans le lecteur, que cet album est entré dans mon top 10 des albums parus en 2011.</p>
<p style="text-align: justify;">En fait quand j’y songe, je n’avais pas pris un pied pop aussi évident autant que maboule dans le petit monde parfois très codifié de la musique faite par des filles , depuis le <em>Human Behavior</em> de <strong>Bjork</strong>. Aucune ressemblance pourtant, quoique. Autant dans la démarche musicale solitaire que dans cette facilité à jouer avec les codes et les limites des genres qu’elles abordent <strong>Annie Clark</strong> et <strong>Bjork</strong> questionnent un genre musical qu’elles s’approprient haut la main pour mieux les flinguer d’abord, les transcender ensuite. J’aime. Mais je crois que tu as compris.</p>
<p style="text-align: justify;">Denis Verloes</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-14751" title="4_5" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/4_5.gif" alt="" width="75" height="14" /></p>
<pre><strong>Tracklist</strong>
01. Chloe In The Afternoon	 2:55
02. Cruel	 3:35
03. Cheerleader	 3:28
04. Surgeon	 4:25
05. Northern Lights	 3:33
06. Strange Mercy	 4:28
07. Neutered Fruit	 4:13
08. Champagne Year	 3:28
09. Dilettante	 4:03
10. Hysterical Strength	 3:16
11. Year Of The Tiger	 3:28</pre>
<pre><strong>Label:</strong> 4AD / Beggars
<strong>Date de sortie</strong>: Septembre 2011</pre>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plus+</strong><br />
<a href="http://open.spotify.com/album/1Lci4bx7JIuCC8pnBNX7ds" target="_blank">Ecouter l&#8217;album sur Spotify</a><br />
<a href="http://www.myspace.com/stvincent" target="_blank">L&#8217;espace Myspace</a><br />
<em>Cruel </em>via Youtube<br />
<iframe src="http://www.youtube.com/embed/Itt0rALeHE8" frameborder="0" width="500" height="284"></iframe></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ewert And The Two Dragons &#8211; Good Man Down</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2012/02/01/ewert-and-the-two-dragons-good-man-down/</link>
		<comments>http://www.benzinemag.net/2012/02/01/ewert-and-the-two-dragons-good-man-down/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 19:08:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Franck Rousselot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Estonie]]></category>
		<category><![CDATA[Ewert And The Two Dragons]]></category>
		<category><![CDATA[Folk Pop]]></category>
		<category><![CDATA[Talitres]]></category>
		<category><![CDATA[The Leisure Society]]></category>
		<category><![CDATA[XTC]]></category>
<category>album</category><category>Benzinemag</category><category>Ewert And The Two Dragons</category><category>Good Man Down</category><category>Musique</category><category>pop</category><category>rock</category><category>talitres</category>
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		<description><![CDATA[Dans un vieux Disney de la fin des années 70 du même titre, Peter sympathisait avec le dragon Elliott, montagne d&#8217;amitié et d&#8217;affection. Dans le nom choisi par ce nouveau groupe qui illumine cet hiver pop, c&#8217;est bien à deux dragons que l&#8217;on a affaire ici, raison sans doute de la vitalité et de l&#8217;énergie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/02/Ewert-pochette.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15295" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/02/Ewert-pochette.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Dans un vieux Disney de la fin des années 70 du même titre, Peter sympathisait avec le dragon Elliott, montagne d&#8217;amitié et d&#8217;affection. Dans le nom choisi par ce nouveau groupe qui illumine cet hiver pop, c&#8217;est bien à <strong>deux dragons</strong> <span id="more-15291"></span>que l&#8217;on a affaire ici, raison sans doute de la vitalité et de l&#8217;énergie de ce disque surprise qui réchauffe le coeur de l&#8217;hiver. On serait tenté de dire &laquo;&nbsp;sorti de nulle part&nbsp;&raquo; mais ce serait faire injure à l&#8217;Europe, car c&#8217;est bien à l&#8217;Estonie qu&#8217;on doit cette potion folk pop ragaillardissante.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme Les Inrockuptibles l’ont justement fait remarquer, on en vient à penser que nos cousins estoniens respectent bien plus la pop que la plupart de leurs homologues anglo-saxons, enfants gâtés qui la maltraitent. Et l&#8217;on se réjouit du bain de jouvence dans laquelle ce quatuor radieux l&#8217;immerge pour son plus grand bien.</p>
<p style="text-align: justify;">Fraîche, pure et lumineuse, la musique <strong>d&#8217;Ewert and The Two Dragons</strong>, toujours très inspirée mélodiquement et sertie dans un bel ensemble d&#8217;arrangements élégants, démontre que l&#8217;immédiateté de la formule folk pop, pour classique qu&#8217;elle puisse paraître, peut mener un groupe sur les plus hautes cimes.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l&#8217;on se prend à vouloir accompagner leurs choeurs extatiques, taper du pied ou frapper dans les mains sur leurs pop songs joviales (<strong><em>In The End There&#8217;s Only Love, Road To The Hill</em></strong>) les estoniens développent une fraternelle humanité sur de très attachantes pièces folk pop où la gravité affleure (<strong><em>Sailor Man, Panda</em></strong>, pur bijou de l’album) et la grâce se pare de mélancolie profonde (<em><strong>Falling</strong></em><strong>,</strong> digne des meilleures formations slowcore, <strong>Red House Painters</strong> en tête). Et font preuve tout du long d&#8217;une musicalité de haut vol jamais prise en défaut portée par la voix profonde de leur leader.</p>
<p style="text-align: justify;">Rigoureuse et enthousiasmante pièce de collection à inscrire auprès des récentes réussites de <strong>The Family of The Year</strong> ou <strong>The Leisure Society</strong>, cet album expose un génie de la composition pop en dentelles qui rappelle l&#8217;art des grands orfèvres <strong>XTC</strong> sur un <strong><em>Rabitt</em></strong> d&#8217;exception rappelant les grandes heures bucoliques des anglais, période <strong><em>Mummer</em></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Nouvelle trouvaille de l&#8217;impeccable label bordelais <strong>Talitres</strong>, ce <strong><em>Good Man Down</em></strong> s&#8217;impose déjà comme un opus immanquable démontrant les vertus du classicisme tant qu&#8217;y brille une vraie flamme et inspiration et promet une belle route à nos <strong>Ewert and The Two Dragons</strong> adoptés sans retenue.  And In The End, There&#8217;s Only Love&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2011/06/5.gif" alt="" width="75" height="14" /></p>
<p>Franck Rousselot</p>
<p>Ewert And The Two Dragons &#8211; Good Man Down<br />
Label : Talitres<br />
Sortie : 30 janvier 2012</p>
<p><iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/w5W_JYI-BgM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Chroniques express 85</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 09:21:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Zorgniotti</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[MANU LARROUY / WINO &#38; CONNY OCHS / JONATHAN FITOUSSI / SUZANNE ' SILVER / BUT THE PLANES ARE NOT MADE OUT OF PAPER / PICORE / CHAIRLIFT / LA BOITE A OOTi / DIAGRAMS / TERAKAFT / BERROCAL FENECH TAZARTES / LEILA]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="alignleft" src="http://www.benzinemag.net/images/denims.jpg" alt="" width="120" height="120" /><strong>MANU LARROUY / WINO &amp; CONNY OCHS / <strong>JONATHAN FITOUSSI</strong> / SUZANNE &#8216; SILVER / BUT THE PLANES ARE NOT MADE OUT OF PAPER / PICORE / CHAIRLIFT / LA BOITE A OOTI / DIAGRAMS / TERAKAFT / BERROCAL FENECH TAZARTES / LEILA<br />
</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><strong><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/ManuLarrouy.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-14892" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/ManuLarrouy.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>MANU LARROUY &#8211; Des mots doux, des mots durs</strong></p>
<p style="text-align: justify">Au blind test, on pourrait penser que ce nouvel album de <strong>Manu Larrouy</strong> a été enregistré en 1985. Quelques sonorités électroniques plus actuelles nous en dissuadent. Mais pour l&#8217;essentiel, <em><strong>Les mots doux, les Mots durs</strong></em> évoque <strong>Etienne Daho</strong>, <strong>Charlelie Couture</strong> ou <strong>Art Mengo</strong> dans les moments moins électro-pop du disque. Le réalisateur du disque n&#8217;est autre que l&#8217;ex Innocents Jean-Christophe Urbain qui ne doit pas être innocent justement dans ce choix de couleurs. Cette orientation n&#8217;est pas désagréable en soi et permet notamment à <strong>Alex Beaupain</strong> d&#8217;amener un peu de fraicheur dans ses mélodies mélancoliques. C&#8217;est aussi le cas ici mais avec un bonheur plus mitigé. Sympathiques ces petites historiettes écrites à la première personne, pas transcendantes non plus. comme ce qui fait la différence entre pop et variétés, entre <strong>Beaupain</strong> et <strong>Marc Lavoine</strong>. <strong>(2.5) Denis Zorgniotti</strong><br />
<strong>Mercury / Universal / Janvier 2012<br />
</strong><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/wino-conny-ochs.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-14891" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/wino-conny-ochs.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>WINO &amp; CONNY OCHS &#8211; Heavy Kingdom</strong></p>
<p style="text-align: justify">Scott &laquo;&nbsp;Wino&nbsp;&raquo; Weinrich est parait-il une gloire du rock et je ne le savais pas ! Normal, l&#8217;Américain quinquagénaire a été leader d&#8217;une bonne dizaine de groupes de doom métal (pas mon genre de prédilection) dont <strong>The Obsessed</strong>. Avec cet album co écrit avec son ami Conny Ochs (rien à voir avec Phil), ce couillu de Wino passe à l&#8217;acoustique et comme tout bon métallo qui se respecte, il le fait avec conviction (d&#8217;une voix virile assurée) et avec application et savoir-faire. On est bien dans un classic rock comme chez <strong>Alice In Chains</strong> ou <strong>Bon Jovi</strong> en acoustique. Bien troussé au demeurant, cet album manque néanmoins de prise de risques, de félures, d&#8217;originalité. <em><strong>Heavy Kingdom</strong></em> a bien des allures de repos du guerrier sous un ciel crépusculaire. Mais n&#8217;a pas déjà entendu ça cent fois ? &#8230;Conny Ochs a sans doute du mal à mettre à mal le roc Wino pour faire entrer la musique dans une dimension moins attendue. Pourtant, des titres comme <em>Dust</em> (avec ochs plus présent au chant) et <em>Here comes The Siren</em> montrent une autre voie possible avec des effets de guitare venant perturber l&#8217;aridité du paysage et lui donnant un souffle d&#8217;étrangeté. A ce moment là, il se passe quelque chose&#8230;Dommage que le reste soit nettement plus convenu <strong>(2.5) Denis Zorgniotti<br />
Exile on Mainstream records / Differ-ant / Janvier 2012</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong></strong><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><img class="alignleft" src="http://2.bp.blogspot.com/-Mj4Y1qwxizU/TxQylv394GI/AAAAAAAAFzs/I6SerlLE5xg/s1600/pluralis.jpg" alt="" width="151" height="151" />JONATHAN FITOUSSI &#8211; Pluralis</strong></p>
<p style="text-align: justify">Musicien parisien, rattaché aux projets Fuschia Music et Two Colours, mais aussi restaurant des archives radiophoniques à l&#8217;INA, <strong>Jonathan Fitoussi</strong> mène également une carrière solo qui voit fin 2011 la parution de son premier album, l’étonnant &laquo;&nbsp;<em><strong>Pluralis</strong></em>&laquo;&nbsp;. Dans un style résolument ambient, <strong>Jonathan Fitoussi</strong> rappelle également le son des albums de <strong>Labradford</strong> (et par extension <strong>Pan American</strong>),deux groupes auxquels on pense immédiatement à l’écoute de ses compositions. A l’image du trio américain, <strong>Jonathan Fitoussi</strong> construit, entre guitares et claviers, des pièces musicales abstraites aux motifs répétés et qui ont l’avantage de se révéler tout de suit très attractives malgré leur aspect très dépouillé. La raison à cela réside sans doute dans la capacité qu’à <strong>Jonathan Fitoussi</strong> à arranger ses sons avec soin, à faire cohabiter les instruments de manière à créer une musique cosmique et atmosphérique très agréable, tout en progression. Car, si tout l’art de l’ambient music est de faire avec presque rien des musiques envoûtantes, touchantes voire carrément émouvantes, à ce petit jeu-là, <strong>Jonathan Fitoussi</strong> a réussi son coup. <strong>(4.0) Benoit Richard</strong><br />
<strong>Pan European Recording / décembre 2011</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/suzanne_silver_deadband.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15028" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/suzanne_silver_deadband.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>SUZANNE &#8216; SILVER &#8211; Deadband</strong></p>
<p style="text-align: justify">On plonge les deux pieds dedans dans l&#8217;album de <strong>Suzanne &#8216; Silver </strong>et c&#8217;est bien le son particulier du groupe qui vous saute d&#8217;abord à la figure. Les Italiens sont à la fois noise et jazz, entre guitare et saxophone, entre binaire et ternaire, entre rythmique lourde et légéreté de feux follet.  Une musique à la fois dense et féline qui allie deux univers en apparence antinomique. A l&#8217;image de son chanteur reptilien proche du contorsionniste <strong>Jim Morrison</strong>, le groupe change facilement de climat passant de la rage à la coolitude, d&#8217;une trompette free ou d&#8217;un solo de guitare désarticulée à une harmonie apaisante. Quelque part entre <strong>Jesus Lizard</strong>, <strong>The Doors</strong> et <strong>John Coltrane</strong>. Impossible n&#8217;est pas italien ! <strong>(3.5) Denis Zorgniotti</strong><br />
<strong>Radio is Down / Février 2012<br />
</strong></p>
<p><strong></strong><strong><br />
</strong></p>
<p><strong><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/butthe.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15029" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/butthe.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>BUT THE PLANES ARE NOT MADE OUT OF PAPER &#8211; This Wolf is afraid of a crowd of Sheep</strong></p>
<p style="text-align: justify">La bio lance l&#8217;explication suivante : <em>&laquo;&nbsp;Imaginez Josh Homme et sa troupe qui croisent le fantome de Jim Morrison&nbsp;&raquo;.</em> Pas faux. Des <strong>Doors</strong>, <strong>But The Planes are not made out of paper</strong> (ce nom !) ont surtout pris l&#8217;orgue hammond en folie et les structures en spirale. Ajoutez à cela un soupçon de blues, un pincée de psychédélisme et vous avez un cocktail détonnant rendu plus musclé par une approche stoner (le fameux côté <strong>QOTSA</strong>) La prise de son <em>live</em> est indispensable pour obtenir une telle force (<em>Dig it</em> ou l&#8217;épique <em>In the rays of your life</em>). Les Palois envoient, tout en restant insaissables. A tel point que sur <em>No beer, no Lyrics</em>, <strong>But the Planes</strong> (appelons-les ainsi) vire de bord et propose un titre nettement plus post-rock ; la voix tour à tour braillarde et séductrice a été mise en placard et la musique respire superbement.  5 titres, 29 minutes, un coup de poing qui fait du bien et qui sait caresser quand il le faut  ! <strong>(4.0) Denis Zorgniotti</strong><br />
<strong>A Tant réver du Roi / Janvier 2012<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/picore2012.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15087" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/picore2012.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>PICORE &#8211; Assyrian Vertigo</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em><strong>Assyrian Vertigo</strong></em> n&#8217;est pas le genre d&#8217;album que l&#8217;on met comme ça pour le fun, comme fond sonore ou pour passer un éphémère moment distrayant. Pour la peine, ce n&#8217;est pas un disque que l&#8217;on &laquo;&nbsp;picore&nbsp;&raquo;, plutôt le genre que l&#8217;on se prend en pleine poire dans son intégralité, sa complexité et sa densité. Les Lyonnais ne font ni dans la simplicité ni dans le light proposant une maelstrom musical à la croisée de différents mondes en révolte. Entre technologie et primarité, machines infernales et tribalisme, <strong>Picore</strong> évoquera l&#8217;indus visionnaire de <strong>NIN</strong>, l&#8217;électro-dub de <strong>Lab°</strong>, les passages tortueux de la musique progressive<strong> </strong>ou les encore plus inclassables <strong>Zenzile. </strong>On pourrait être dans un film de SF dystopique ou dans un péplum  assombri par la colère divine (d&#8217;où le nom de l&#8217;album) ; en tout cas, on vit des moments forts. Même quand <strong>Picore</strong> fait entrer l&#8217;auditeur dans une phase de calme relatif, celui-ci se retrouve vite englué dans une atmosphère visqueuse. Largement instrumental et produit par , les 62&#8242; de <em><strong>Assyrian Vertigo</strong></em> nous laisse sur le cul mais aussi un peu exténué. Comme la mort de Sardanapal (dont il est question ici) qui entraine dans sa chute esclaves, femmes et chevaux dans un sanglant suicide collectif. <strong>(3.5) Denis Zorgniotti</strong><br />
<strong>Jarring Effects / CD1D / Février 2012</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><strong><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/chairlift20121.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15101" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/chairlift20121.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>CHAIRLIFT -  Something</strong></p>
<p style="text-align: justify">Si le premier album de <strong>Chairlift</strong> ne manquait pas de charme, situant la musique de ce groupe dans une veine electro pop minimaliste, entre boites à rythmes légères, claviers 80’s et guitares discrètes. Quatre ans après ce premier essai, plus un succès de publicité avec le single <em>Bruises</em>, mais un membre de moins (le guitariste Aaron Pfenning), le duo Caroline Polachek et Patrick Wimberly repart à l’assauts des charts indés, avec un nouvel album produit pas Dan Carey (Hot Chip, Franz Ferdinand&#8230;). Si cette production s’avère logiquement plus mature, plus ronde et plus travaillée que la précédente, on ne peut pas dire que le groupe ait forcément changé grand chose dans sa manière de faire malgré les années. Les influences et les sonorités 80’s de rigueur sont bien présentes, pour le reste <strong>Chairlift</strong> a bien du mal de se démarquer du tout-venant pop indé malgré un son et deux ou trois singles assez accrocheurs. Et si <strong>Chairlift</strong> est un bon produit de grande surface, bien calibré, il lui manque comme beaucoup d’autres actuellement un peu d’âme et de caractère pour s’installer durablement dans le paysage musical indié et ne pas finir noyé dans la masse. <strong>(3.0) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Columbia / Sony / Janvier 2012<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/boiteaooti2011.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15109" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/boiteaooti2011.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>LA BOITE A OOTi &#8211; s/t</strong></p>
<p style="text-align: justify">Nous n&#8217;avions pas parlé de<strong> La Boîte à Ooti</strong> et c&#8217;est bien dommage. Ce premier album vaut plus que par la seule présence de <strong>Dominique A</strong>. sur les vocaux de deux (excellents) titres (<em>le pêcheur et son ombre</em> et surtout <em>le Chevalier Noir</em>). <strong>La Boite à Ooti</strong>, c&#8217;est la rencontre d&#8217;une chanteuse à l&#8217;univers enfantin et deux compositeurs tourmentés (John Trap et Arnaud le Gouëffec). A moins que cela ne soit le contraire&#8230;Il émane de ces douze titres un charme étrange : on nage en plein onirisme et fantaisie parfois surréaliste à la noirceur Burton-ienne.   La forêt enchantée est envahie de ronces et de pointes et derrière les comptines électro-pop un peu naïves, un ogre, une sorcière ou un fantôme ne demande pas mieux que de sortir pour nous faire du mal. Ce malaise se traduit par des guitares sourdes, des sons électroniques distordus et une ambiance gothic. Ooti, elle, continue de chanter gaiement de sa voix fluette pour une ambivalence perverse. Le trio a eu la bonne idée de faire appel au producteur vétéran Gilles Martin (<strong>Bel Canto</strong>) qui s&#8217;avère être l&#8217;homme de la situation pour créer ces univers ambigüs.<strong> (3.5) Denis Zorgniotti</strong><br />
<strong>YY / Novembre 2011</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><strong><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/diagrams-blacklight.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15159" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/diagrams-blacklight.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>DIAGRAMS &#8211; Black Light</strong></p>
<p style="text-align: justify">Au fil des mois, on a pris l’habitude de suivre les productions du petit label anglais Full Time Hobby, parce que rarement ou jamais, cette maison nous a déçus. Il suffit de jeter un petit coup d’œil dans le rétro pour voir qu’avec <strong>The Leisure Society, Erland, The Carnival </strong>et <strong>Timber Timbre</strong>, le label nous a sur-gâté en 2011. Et L’année 2012 démarre plutôt bien avec les sorties conjointes d’un live de <strong>Tunng</strong> et cet album de <strong>Diagrams</strong>.<br />
Sans être aussi passionnant que les trois groupes sus-cités, <strong>Diagrams</strong>, le nouveau projet de Sam Genders, ex-<strong>Tunng</strong>, livre un album plutôt agréable et en tout cas dans lequel on entre sans difficulté. Malheureusement pour <strong>Diagrams</strong>, la durée ne joue pas en trop sa faveur. Plus on avance et plus l’intérêt décroît avec au final, une impression d’uniformité assez marquée avec un paquet de morceaux interchangeables et loin d’être mémorables. De plus, la voix et les intonations de Sam Genders soufrent sans cesse de la comparaison avec Gruff Rhys et son excellent dernier album <em><strong>Hotel Shampoo</strong></em>, auquel on pense tout le temps à l’écoute de <strong><em>Black Light</em></strong>.<br />
Résultat, si ce premier essai de <strong>Diagrams</strong> est loin d’être raté et se montre assez souvent habile dans ses constructions, il perd aussi du coup en spontanéité. Sans doute un brin trop appliqué, manquant de mélodies accrocheuses, il finit par lasser et par se faire tout doucement oublier. <strong>(3.0) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Full Time Hobby / Pias / Janvier 2012</strong></p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/terakaft_cd_-150.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15161" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/terakaft_cd_-150.jpg" alt="" width="150" height="148" /></a>TERAKAFT &#8211; Aratan N Azawad</strong></p>
<p style="text-align: justify">Tiens un groupe malien dans Benzine ?! Ce trio touareg s&#8217;appelle <strong>Terakaft</strong>, &laquo;&nbsp;caravane&nbsp;&raquo; en langue tamasheq, un nom fait aussi bien référence à leur condition de nomade. Des artistes occidentaux vont piocher dans la musique africaine une partie de leur originalité (Vampire Week end, Stranded Horse&#8230;), il était normal que la réciproque soit vraie. <strong>Terakaft</strong> démontre que le rock est arrivé jusque dans la Sahara. Derrière des voix chorales pour la peine très africaines, une rythmique pépère à la guitare électrique devient à la longue hypnotique et une guitare lead au son clair tisse un fil biscornu et expressif à travers des paysages monotones. On peut penser au blues de <strong>JJ Cale</strong>, à <strong>Jimi Hendricks</strong> et dans les meilleurs moments du disque (<em>Ahabib, Kek Amidi Nin</em>) à du Desert rock qui aurait migré de l&#8217;Arizona au Sahara. Un peu répétitif à la longue pour nos oreilles occidentales (en tout cas pour les miennes) mais dépaysement garanti.<strong> (3.0) Denis Zorgniotti</strong><br />
<strong>World Village / Harmonia Mundi / Mai 2011</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify"><strong><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/superdisque.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15217" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/superdisque.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>JAC BERROCAL, DAVID FENECH, GHEDALIA TAZARTES &#8211; Superdisque</strong></p>
<p style="text-align: justify">On peut faire un parallèle entre <strong>Berrocal, Fenech,Tazartes</strong> et <strong>Romano, Sclavis, Texier</strong>. Trois personnalités fortes, une base jazz, quelques effluves &laquo;&nbsp;worldisantes&nbsp;&raquo;. Pour le trio qui nous préoccupe ici, la vision musicale est encore plus originale et fondamentalement radicale. Il y a un vrai parti pris et celui n&#8217;est pas amené par la trompette entre cool et free de Berrocal (membre de <strong>Catalogue</strong>), ni par la guitare de Fenech amenant une électricité larvée à la musique (le côté avant-rock du disque), ni même par tout le jeu des percussions et les accordéons qui donnent une touche éthnique bigarrée à la <strong>Pascal Comelade</strong> ou à ses suiveurs nippons de <strong>Pascals </strong>(l&#8217;ambiance tzigane de<em> Quando</em>). On s&#8217;arrêterait là et on aurait déjà affaire à un disque particulier. Mais qui dit trio dit troisième larron et c&#8217;est effectivement Ghedalia Tazartes qui transporte <strong><em>Superdisque</em></strong> dans la case des albums ovni. Orchestre à lui tout seul, Tazartes module sa voix dans des polyphonies singulières : il se change en shaman apache  (<em>Cochise</em>) ou en diva délurée, passe du guttural au fluet avec une facilité déconcertante. Il implose le classique d&#8217;avant-guerre <em>J&#8217;attendrai</em> de Rina Ketty dans une version qui semble ralentie en 16 tours et d&#8217;un autre côté prend un maniérisme de chanteur réaliste sur <em>Sainte</em> sur un texte de Stéphane Mallarmé. Sa présence est tout sauf neutre et pourra causer le rejet. En revanche, si l&#8217;auditeur arrive à apprivoiser ces voix hors-normes et aime errer entre squat berlinois, tipi indien et ashram tibétain comme nouvel espace imaginaire, alors <strong><em>Superdisque</em></strong> peut devenir une invitation au voyage pour une transe envoutante. A sa manière, un vrai disque punk. <strong>(3.5) Denis Zorgniotti.</strong><br />
<strong>Sub Rosa / Janvier 2012</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong><br />
<a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/leilaUI.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15271" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/leilaUI.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>LEILA &#8211; U&amp;I</strong></p>
<p style="text-align: justify">On avait laissé l’Iranienne <strong>Leila Arab</strong> en 2008 avec un album à consonance pop, très beau, très réussi. Malgré la qualité et les échos très favorables reçus à l’époque pour ce 3ème album, <strong>Leila</strong> change une fois encore de direction pour revenir à quelque chose de plus dur, à des titres par moment assez expérimentaux, voire carrément bruitistes (<em>Colony Colapse Desorder</em>) comme c’était le cas sur ses premières galettes. Résultat, on a là un album assez froid, assez abrasif par moment, réalisé en collaboration avec le chanteur <strong>Mt. Sims </strong>qui apporte sa contribution sur la moitié des titres. Malgré la variété de tonalités, de rythme, de hauteur dans les morceaux, malgré la palette sonore assez large utilisée par <strong>Leila</strong>, l’album apparait en fin de compte assez déroutant, semblant ne pas s’adresser aux mêmes auditeurs que pour le précédent LP. Mais les gens qui suivent <strong>Leila</strong> depuis ses débuts savent que ce n’est pas le genre d’artiste à faire deux fois la même chose, mais plutôt le genre à expérimenter, à aller sans cesse vers de nouveaux terrains de jeu qui à laisse du monde en route. <strong>(3.5) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Warp / Janvier 2012</strong></p>
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		<title>Big Deal &#8211; Lights Out</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2012/01/31/big-deal-lights-out/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 17:18:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Zorgniotti</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Une Anglaise, un Américain, deux voix, deux guitares." No Big Deal" diront certains...Pourtant, ce Lights Out éclaire le jour finissant de jolies mélodies rappelant The Go-Betweens ou Mojave 3.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/Big-Deal-Lights-Out.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15205" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/Big-Deal-Lights-Out.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Une Anglaise, un Américain, deux voix, deux guitares.&nbsp;&raquo; <em>No Big Deal&nbsp;&raquo;</em> diront certains&#8230;Pourtant, ce <strong><em>Lights Out</em></strong> éclaire le jour finissant de jolies mélodies rappelant <strong>The Go-Betweens </strong>ou<strong> Mojave 3.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-15203"></span></p>
<p style="text-align: justify">Alice Costelloe et Kacey Underwood vivent à Londres et n&#8217;ont besoin de personne d&#8217;autres pour faire de la musique. <strong><em>Light Outs</em></strong>, leur premier album, a l&#8217;évidence des disques simples. Deux guitares et deux voix ;  il ne leur en faut pas plus pour confectionner leurs chansons. Avec eux, on peut compter sur des lignes de chants mélodiques avec deux timbres mixtes qui se marient à merveille. Ce charme est dès lors  immédiat et cette folk pop sucrée-salée rappelle <strong>The Go Betweens</strong> ou <strong>Mojave 3</strong>, deux groupes aux antipodes géographiques mais réunis par ce même sens inné des voix mêlées et de la mélancolie pointant le bout de son nez derrière la joliesse pop (<em>Seraphine</em>).  Sans basse et batterie, on pouvait craindre que le reste de l&#8217;instrumentation (nos fameuses guitares) ne serve essentiellement d&#8217;accompagnement rythmique, chaque mélodie ne devant sa progression et son déploiement  qu&#8217;aux intonations vocales d&#8217;Alice et Kacey.</p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est en partie le cas mais en partie seulement. Car <strong>Big Deal</strong> manie et maîtrise l&#8217;électricité. Nous ne sommes pas là dans un disque de folk acoustique rustique mais dans une vision plus rock. Même les morceaux les moins amplifiés sont mis en relief par les effets de guitare dont le souffle prenne la place d&#8217; hypothétiques claviers.  Avec ses arpèges et la voix d&#8217;Alice légèrement cassée, <em>Homework </em>et<em> Summer cold</em> étaient déjà de jolis morceaux ; ainsi habillés, ils deviennent de vraies parenthèses enchantées. Il n&#8217;y a rien presque rien en plus mais ça change tout.</p>
<p style="text-align: justify">De même, le son saturé de la et parfois des guitares donnent plus de chair et de force aux mélodies. <strong>Big Deal</strong> joue sans cesse à passer du son clair au son saturé, relançant sans cesse l&#8217;intensité de  ses morceaux (<em>Distant Neighborhood, with the world at my feet, seraphine</em>). Avec le duo, le traitement des guitares alternent entre la folk naturaliste, indie rock tendance 90&#8242;s (de <strong>Veruca Salt</strong> par exemple) et les sonorités plus vaporeuses du slowcore : entre mur du son et écran de fumée, <em>Locked up</em> apparaît d&#8217;ailleurs comme le meilleur morceau du disque.</p>
<p style="text-align: justify">Quelques titres un peu plus paresseux où le duo ne compte que sur ses qualités naturelles (et donc ses lignes de chant) ne transforment pas totalement l&#8217;essai. Mais en l&#8217;état, <em><strong>Lights Out </strong></em>est d&#8217;ores et déjà un joli compagnon pour fins d&#8217;après-midi douces et oisives.</p>
<div style="text-align: justify"><img src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/3_5.gif" alt="3_5.gif" width="75" height="14" border="0" /></div>
<p>Denis Zorgniotti</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 16 janvier 2012<br />
<strong>Label / Distributeur</strong> : Mute / Naïve</p>
<p><strong>Plus+</strong><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=rW5j3z0AMhk">Video de <em>Big Chair</em></a><br />
<a href="http://www.youtube.com/watch?v=Rrnvvj-g5XU">Video de <em>Distant Neigborhood</em></a><br />
<a href="http://www.myspace.com/weareabigdeal">MySpace</a></p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Django Django &#8211; Django Django</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2012/01/31/django-django-django-django/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 12:57:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Franck Rousselot</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Écosse]]></category>
		<category><![CDATA[Because Music]]></category>
		<category><![CDATA[Devo]]></category>
		<category><![CDATA[Django Django]]></category>
		<category><![CDATA[Electro Pop]]></category>
		<category><![CDATA[Indie pop]]></category>
		<category><![CDATA[The B-52's]]></category>
		<category><![CDATA[The Beach Boys]]></category>
		<category><![CDATA[The Beta Band]]></category>
		<category><![CDATA[The Shadows]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça y est ! Ce lundi 30 voit la sortie effective de celui qu&#8217;on attendait mais qu&#8217;on n&#8217;espérait depuis trois ans : l&#8217;album de DJANGO DJANGO est enfin sorti aujourd&#8217;hui ! NON ? SI ! En effet, ce qui a longtemps failli être l&#8217;arlésienne du rock indé a ENFIN vu le jour, une galette toute fraîche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/Django-Django-pochette-2012.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15242" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/Django-Django-pochette-2012.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Ça y est ! Ce lundi 30 voit la sortie effective de celui qu&#8217;on attendait mais qu&#8217;on n&#8217;espérait depuis trois ans : l&#8217;album de DJANGO DJANGO est enfin sorti aujourd&#8217;hui ! NON ? SI !<strong><span id="more-15236"></span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, ce qui a longtemps failli être l&#8217;arlésienne du rock indé a ENFIN vu le jour, une galette toute fraîche et pimpante de treize titres parue chez Because Music, où ceux qui avaient craqué (dont votre serviteur) sur la pop azimutée et minutieuse aperçue sur leur singles <strong><em>Love&#8217;s Dart</em></strong> et <strong><em>Wor </em></strong>il y a deux ans, retrouveront l&#8217;univers accueillant de ces remuants zigotos. Lesquels ont pris le temps de digérer retards à l&#8217;allumage et accidents de parcours tout en satisfaisant leurs penchants de musiciens perfectionnistes.</p>
<p style="text-align: justify;">La musique de l&#8217;excentrique combo écossais, c&#8217;est en fait un évident mélange de folie douce dans l&#8217;inspiration et de maîtrise sonore et esthétique rempli de bombinettes pop irrésistibles déjà connues comme <strong><em>Waveforms</em></strong> ou <strong><em>Storm</em></strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre surf rock sixties à la <strong>Shadows</strong>, post pop barrée à la <strong>Devo </strong>et électro rétro-futuriste tendance, les <strong>Django Django</strong> renouent avec l&#8217;esprit de  quarante ans d&#8217;excentricité et de folie underground en touillant néo-psychédélisme, dance music mutante et mini laboratoire indie pop. Le tout avec un redoutable mix de séduction, d&#8217;ambition et de grâce désinvolte en un ensemble très ludique.</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus du groupe, c&#8217;est leur identité vocale peaufinée par le leader <strong>Vincent Neff, </strong>incarnée dans leurs choeurs parfaits<strong>,</strong> radieux et entêtants, rencontre improbable de l&#8217;angélisme des <strong>Beach Boys</strong> et des fantaisies sonores des trop sous-estimés <strong>Beta Band</strong> dont ils semblent perpétuer avec discrétion mais vaillance l&#8217;esprit d&#8217;indépendance.<br />
Joyeux, modeste, mais réjouissant et rempli de gimmicks sonores loufoques ou d&#8217;instrumentaux barrés dignes des géniaux <strong>B-52&#8242;s </strong>(l&#8217;orientalisant <strong><em>Skies Over Cairo</em></strong>), <strong>Django Django </strong>l&#8217;album<strong> </strong>nous rassure sur la capacité du quatuor à varier les styles et les références, de l&#8217;acoustique folk cosy à l&#8217;électro dingo.</p>
<p style="text-align: justify;">Une bouffée d&#8217;air frais hautement recommandable qu&#8217;un peu moins d&#8217;obsession clinique de la maîtrise et une pincée de spontanéité auraient rendues  encore plus incontournables. Des reproches de chipoteur, car gouleyante et rafraîchissante, cette sympathique cuvée <strong>Django Djangoienne, </strong>sans être toutefois le Graal indie pop espérés par certains, s&#8217;annonce déjà sous sa pochette exotico-surréaliste comme un des bons crus revitalisants de ce début d&#8217;année.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone" src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/4.gif" alt="" width="75" height="14" /></p>
<p style="text-align: justify;">Franck Rousselot</p>
<p>Django Django &#8211; Django Django<br />
Label : Because Music<br />
Sortie : 30 janvier 2012</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/T2dOW3ztvfs" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></p>
<p><strong>Tracklisting :</strong></p>
<p>1. Introduction<br />
2. Hail Bop<br />
3. Default<br />
4. Firewater<br />
5. Waveforms<br />
6. Zumm Zumm<br />
7. Hand Of Man<br />
8. Love’s Dart<br />
9. Wor<br />
10. Storm<br />
11. Life’s A Beach<br />
12. Skies Over Cairo<br />
13. Silver Rays</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Werner Kitzmüller &#8211; Evasion</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2012/01/27/werner-kitzmuller-evasion/</link>
		<comments>http://www.benzinemag.net/2012/01/27/werner-kitzmuller-evasion/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 17:12:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Zorgniotti</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Entre folk crépusculaire et musique contemporaine, Werner Kitzmüller accouche d'un grand disque intimiste, délicat et meurtri dans la lignée de Stuart Staples.

 

]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><a href="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/kitzmuller-evasion.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-15019" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/kitzmuller-evasion.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Entre folk crépusculaire et musique contemporaine, <strong>Werner Kitzmüller</strong> accouche d&#8217;un grand disque intimiste, délicat et meurtri dans la lignée de <strong>Stuart Staples</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span id="more-15008"></span></p>
<p style="text-align: justify">L&#8217;Autrichien a pris son temps pour penser puis concevoir son premier album. Celui-ci s&#8217;appelle <em><strong>Evasion</strong></em> et il ne manquera pas de surprendre celui qui y prêtera oreille. Le disque commence par <em>Motte</em> dans une veine électronica qui ne sera plus sillonnée plus tard, comme une fausse piste qui contient déjà une partie du mystère <strong>Kitzmüller</strong> : la sérénade électronique est assortie d&#8217;un violon pour un résultat proche de notre <strong>Chapelier Fou </strong>et voix parlées se mêlent dans le même genre de confusion poétique que le texte de<strong> Handke</strong> pour &laquo;&nbsp;<em>Les Aîles du désir</em>&laquo;&nbsp;.  Le musicien est influencé par le classique et le contemporain ; <strong>Werner Kitzmüller</strong> lance un geste artistique qui va delà du simple art musical.</p>
<p style="text-align: justify">Ceci étant dit, l&#8217;Autrichien va pouvoir épancher une sensibilité meurtrie qui n&#8217;est pas sans évoquer <strong>Stuart Staples</strong>, chanteur de <strong>Tindersticks </strong>(<em>Grenade, Remission </em>ou<em> saltz </em>chanté en allemand). La voix  est grave et flottante comme l&#8217;Anglais et sa musique folk est elle aussi lettrée. Il évoquera aussi <strong>Matt Elliott</strong> dernière mouture, c&#8217;est-à-dire dépouillé mais jouant toujours avec ses instruments (<em>One Step</em>).  Les ambiances crépusculaires se diluent parfois dans la musique de chambre donnant une sensibilité romantique à la musique (<em>Good </em>ou<em> Stalker </em>chanté en duo avec Meaghan Burke). Le piano et le violoncelle ne sont jamais loin, tout comme la propension qu&#8217;à l&#8217;Autrichien à triturer des sons avec ce qu&#8217;il trouve :  papiers froissés, conduits plastiques créant un souffle musical, cintres, boîte de métal, tessons de bouteilles. Cet attirail que l&#8217;on imaginerait plus dans la musique concrète lui permet mêmede faire l&#8217;économie de machines sur <em>Where is my love</em> créant une électronica organique à base de sonorités cristallines et de bandes jouées à l&#8217;envers. Il y a là une vraie vision poétique et artistique en permanence touchante car fragile, parfois déchirante car livrée avec ses tripes.</p>
<div style="text-align: justify"><img src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/4_5.gif" alt="4_5.gif" width="75" height="14" border="0" /></div>
<p style="text-align: justify">Denis Zorgniotti</p>
<p><strong>Date de Sortie :</strong> 13 janvier 2012<br />
<strong>Label :</strong> Valeot records</p>
<p><strong>Plus+</strong><br />
<a href="http://valeotrecords.bandcamp.com/album/evasion">Bandcamp</a></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Beirut &#8211; The rip tide</title>
		<link>http://www.benzinemag.net/2012/01/26/beirut-the-rip-tide/</link>
		<comments>http://www.benzinemag.net/2012/01/26/beirut-the-rip-tide/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 15:59:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Verloes</dc:creator>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques artistes comme ça, dont la musique avant d’ être une musique d’album émanant d’un genre musical particulier, est avant tout une invitation au voyage moderne. <strong>Beirut</strong> est de ceux là.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="size-full wp-image-15166 alignleft" title="riptide" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/riptide-e1327592567120.jpg" alt="" width="150" height="150" /></p>
<p style="text-align: justify;">Il y a quelques artistes comme ça, dont la musique avant d’ être une musique d’album émanant d’un genre musical particulier, est avant tout une invitation au voyage moderne. <strong>Beirut</strong> est de ceux là.</p>
<p style="text-align: justify;">Et dans son genre, pas si éloigné de ces voyages sonores orchestrés par <strong>Josh Rouse</strong> aux confins de la folk et de la pop ou des premiers essais de <strong>Divine Comedy</strong> à la frontière entre pop et rock entre facilité mélodique et arrangements minutieux.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Rouse</strong> le hobo a posé ses valises en Espagne et depuis rumine un peu le même pré carré, Neil Hannon peine à se retrouver dans l’Eurostar, perdu entre Dandy pop et Popstar un peu surdimensionnée. Reste <strong>Beirut</strong>, avec son patronyme libanais, son origine américaine, et sa francophilie affichée. Et rip tide, l’album idéal quand on doit prendre le volant, le train pour l’Europe ou le charter pour l’orient.<br />
Sur ce nouvel opus, rien qui vienne bousculer la saine alchimie que <strong>Zach Condon</strong> l’homme derrière le patronyme a réussi à instiller album après album. Soit une bonne mélodie systématique, une atmosphère enlevée en quête de vadrouille , et ces instruments cuivres, vents cordes qui font le trait d’union entre la musique du passé et celle d’aujourd’hui, entre la tradition et la modernité, entre les cultures d’ici et d’ailleurs.<br />
Seule variation sur le thème du voyage, auquel le bonhomme nous a habitué :la destination. Avec les mêmes artifices, avec le même sac à dos musical, c’est à un voyage moins tzigane, moin européen de l’Est, que <strong>Condon</strong> nous convie. Plus d’une fois, j’ai songé au <em>Libération</em> et <em>Promenade</em> du <strong>Divine Comedy</strong> signalés ci-dessus, moins par le son que par la manière de lorgner de la pop song évidente, sans avoir l’air d’y toucher vraiment. Par cette manière d’enrichir une trouvaille mélodique d’instruments d’appui digne d’une bonne fanfare régionale. Un voyage « anglo-saxon », voire américain, conforté par la titraille du disque qui de<em> Santa Fe</em> à <em>Payne’s Bay</em> en passant par <em>Port of Call</em> évoque les rivages des Etats-Unis, comme <strong>Divine Comedy</strong> évoquait à musique couverte, l’insularité.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec moins de grandiloquence que sur son précédent opus, plus de retenue, plus de caractère urbain et étrangement plus de charme intime,<strong> Beirut</strong> convie pourtant un brass band complet pour cette fanfare en transumance : orgue à pompe, trompette, ukulélé, saxophone, trompette, cor français, euphonium, trombone, farfisa, accordéon, violon, tuba, violoncelle, piano, harpe sont de la partie dans un album enregistré et maquetté à Brooklyn. On se ballade à front de mer dans une ville de dimanche, dans Atlantic city de <em>Boardwalk Empire</em>, tendu de désillusions et de rêves noyés, de pensées gris clair et de froid octobre. On se promène en laissant l’esprit un tantinet chagrin jouer avec les vagues au loin dans l’air frais hivernal. Et on en redemande.</p>
<p style="text-align: justify;">Simple dans sa continuité, resserré sur les racines new yorkaises du bonhomme et un brin moins jouasse, le petit voyage auquel <strong>Beirut</strong> nous convie une fois de plus est une réussite de plus à mettre au crédit du bonhomme.</p>
<p style="text-align: justify;">Denis Verloes</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-14979" title="4" src="http://www.benzinemag.net/wp-content/uploads/2012/01/41.gif" alt="" width="75" height="14" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Tracklist</strong></p>
<pre>01. A Candle's Fire	 3:19
02. Santa Fe	 4:14
03. East Harlem	 3:58
04. Goshen	 3:20
05. Payne's Bay	 3:48
06. The Rip Tide	 4:26
07. Vagabond	 3:19
08. The Peacock	 2:26
09. Port of Call 4:21</pre>
<pre><strong>Date de sortie:</strong> 29/08/2011</pre>
<p style="text-align: justify;"><strong>Label: </strong>Pompeii records / differ-ant</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Plus+</strong><br />
<a href="http://beirutband.com/" target="_blank">Le site officiel</a><br />
<a href="http://www.myspace.com/beruit/" target="_blank">l&#8217;espace Myspace</a></p>
<p><iframe width="500" height="284" src="http://www.youtube.com/embed/SO7Q38hryTg" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
]]></content:encoded>
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