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	<title>Benzine Magazine</title>
	
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	<description>Benzinemag.net - chroniques et critiques: musique, cinéma, romans, bande-dessinée - Webzine</description>
	<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 22:12:30 +0000</pubDate>
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		<title>Chroniques express 56</title>
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		<comments>http://www.benzinemag.net/2008/11/20/chroniques-express-56/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 21:45:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Richard</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
<category>Bensé</category><category>Benzinemag</category><category>Brooklyn</category><category>chanson</category><category>chronique</category><category>ctrlaltdel</category><category>Deadbeat</category><category>differ ant</category><category>Diplomatic Shit</category><category>Discograph</category><category>electro</category><category>enjamin Diamond</category><category>Eugene McGuinness</category><category>folk</category><category>Haruki</category><category>Herself</category><category>jakobinarina</category><category>jazz</category><category>Kimya Dawson</category><category>Kitsuné Maison 6</category><category>marie modiano</category><category>Musique</category><category>myspace</category><category>Naïve</category><category>Pawa Up First</category><category>peter von poehl</category><category>Pias</category><category>pop</category><category>Psapp</category><category>punk</category><category>rock</category><category>Rose</category><category>Solomun Presents</category><category>v a SK200</category><category>v a Versatile 2008</category>
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		<description><![CDATA[Benjamin Diamond, Eugene McGuinness, Solomun Presents, Deadbeat,  Kitsuné Maison 6, Diplomatic Shit, Herself, Pawa Up First, Haruki, Kimya Dawson, v/a SK200, v/a Versatile 2008, Psapp, Marie Modiano, Bensé, Jakobinarina, Brooklyn, Swell, Alex Beaupain, Cazals
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Benjamin Diamond - Cruise control
Auteur, entre autres choses, du tube &#8220;The music sounds better with you&#8221; à l’époque de la &#8220;french [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><img title="denims.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/denims.jpg" alt="denims.jpg" width="120" align="left" border="0" height="120"><strong>Benjamin Diamond, Eugene McGuinness, Solomun Presents, Deadbeat,  Kitsuné Maison 6, Diplomatic Shit, Herself, Pawa Up First, Haruki, Kimya Dawson, v/a SK200, v/a Versatile 2008, Psapp, Marie Modiano, Bensé, Jakobinarina, Brooklyn, Swell, Alex Beaupain, Cazals</strong><span id="more-1656"></span></p>
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<p style="text-align: justify;"><img title="benjamin_diamond.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/benjamin_diamond.jpg" border="0" alt="benjamin_diamond.jpg" width="122" height="120" align="left" /><strong>Benjamin Diamond - Cruise control</strong><br />
Auteur, entre autres choses, du tube &#8220;The music sounds better with you&#8221; à l’époque de la &#8220;french touch&#8221; au sein du projet <strong>Stardust</strong>, <strong>Benjamin Diamond </strong>a depuis plongé dans la pop music pour des en sortir des musiques moins dance-floor mais pas moins intéressantes comme en témoigne ce nouvel album &#8220;Cruise control&#8221;, signé une fois encore sur son propre label <strong>Diamondtraxx</strong>. Avec 11 titres à consonance pop mais pétris d’influences electro, funk, disco, ce nouveau <strong>Benjamin Diamond</strong> se place avant tout sous le signe de l’efficacité avec une poignée de singles imparables, de quoi nous ramener à l’époque de Madchester, des <strong>Happy Mondays</strong> mais pas seulement car, sur les titres plus mid-tempo, le Benjamin se fait plus crooner et nous renvoie cette fois à la musique californienne ou du côté de <strong>Billy Joël</strong>… quand il ne nous la joue pas carrément <strong>Jamiroquai</strong> ou <strong>Prince</strong>. Bref, voici un album contrasté, direct, pas forcément fait pour durer dans le temps mais qui procure sa petite dose de plaisir immédiat. Un album pas indispensable, mais au fond même bien sympa. <strong>(3.0) Benoît Richard<br />
Diamondtraxx/discograph - oct. 2008 </strong> <strong>2 titres en écoute <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2008/11/benjamin-diamond-cruise-control.html" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/poprevuexpress.blogspot.com');">ici</a></strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><img title="EugeneMcGuinness.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/EugeneMcGuinness.jpg" border="0" alt="EugeneMcGuinness.jpg" width="120" height="120" align="left" /><strong>Eugene McGuinness - Eugene McGuinness</strong><br />
Grand adorateur des <strong>Kinks</strong>, <strong>Eugene McGuinness,</strong> jeune et talentueux musicien britannique, sort son premier album quelques mois après un &#8220;The Early Learnings Of&#8221; EP largement salué ici et là. Dans un style qui pourrait rappeler, pourquoi pas, <strong>Morrissey </strong>ou le facétieux Adam Green, notamment pour son sens des harmonies vocales et de la mélodie travaillée, <strong>Eugene McGuinness</strong> étonne puis séduit carrément par son assurance et son aisance à composer de pop-folk songs très anglaises bien troussées et pleines de charme dans un album qui garde tout au long un petit côté retro, mais jamais vieillot, avec toujours cette petite reverb tellement en vogue dans les productions actuelles (<strong>Arcade Fire, The Dodos</strong> auxquels on pense d&#8217;ailleurs aussi un peu sur quelques titres). Bref, un album bien sympathique. <strong>(3.5) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Domino/pias - oct. 2008 </strong> <strong>2 titres en écoute <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2008/11/eugene-mcguinness-eugene-mcguinness.html" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/poprevuexpress.blogspot.com');">ici</a></strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><img src="http://1.bp.blogspot.com/_rmyNiUuA0_Q/SRAoJMKmoVI/AAAAAAAACv8/QSfysTuIoGk/s400/diynamic.jpg" alt="compilation salomun" width="120" height="120" align="left" /><strong>Solomun Presents : Saturday I&#8217;m in Love</strong><br />
On le sait, les petits labels dédiés à la musique électronique, à la house, à la techno sont légion. Mais quand il s&#8217;agit de sortir des choses vraiment intéressantes, qui se démarquant du tout venant dansant, peu se révèlent vraiment à la hauteur. Parmi ceux à qui on peut donner un petit coup de pouce, il a ce petit label de Hambourg, <strong>Diynamic</strong> qui propose une chouette compilation, l&#8217;occasion rêvée pour faire connaissance avec ses productions. Au programme deux disques : le premier contient une sélection de titres inédits et le second un mix signé <strong>Solomun</strong>, personnalité incontournable du label. Sans détailler l’ensemble, on notera une certaine propension à l’élégance avec des titres electro/techno/house signés <strong>h.o.s.h</strong>, <strong>Stimming</strong>, et bien sûr <strong>Solomum.</strong> Ce dernier que l’on retrouve donc aux commande d’un mix taillé pour enflammer le plus chic des dance-floors. Une sélection qui peut s’affranchir de la piste et s’écouter aussi en famille à la maison. <strong>(3.5) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Diynamic/Modulor - oct. 2008 </strong> <strong>2 titres en écoute <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2008/11/on-le-sait-les-petits-labels-ddis-la.html" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/poprevuexpress.blogspot.com');">ici</a></strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><img title="deadbeat_roots_and_wire.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/deadbeat_roots_and_wire.jpg" border="0" alt="deadbeat_roots_and_wire.jpg" width="120" height="120" align="left" /><strong>Deadbeat - Roots and wire</strong><br />
Habituellement le dub a tendance à m’ennuyer très vite et la plupart du temps j’ai du mal à aller au bout d’un album, ce qui a été encore le cas récemment avec celui de Pulshar. Pourtant quand le dub se nourrit d’autres musiques, quand il se mélange à la techno, à la house music comme sur ce nouvel album de <strong>Deadbeat</strong>, ça donne des choses plutôt intéressantes et beaucoup moins uniformes qu&#8217;elles ne peuvent paraître A la tête du projet <strong>Deadbeat</strong> on trouve le canadien <strong>Scott Montheit.</strong> Très influencé par les productions du label Basic Channel et de ce que fait <strong>Maurizio</strong>, ce garçon a parfaitement digéré ces influence pour donner naissance à une musique très personnelle faisant parfaitement le lien entre les genres. En compagnie de <strong>Tikiman/Paul St Hilaire</strong>, <strong>Deadbeat </strong>propose des titres dansants et hypnotiques qui mêlent rythmes tribaux et sonorités électroniques froides sur 8 titres bien sympas. <strong>(3.5) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Wagon Repair/Modulor - oct. 2008 </strong> <strong>2 titres en écoute <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2008/10/deadbeat-roots-and-wire.html" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/poprevuexpress.blogspot.com');">ici</a></strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><img title="kitsune6.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/kitsune6.jpg" border="0" alt="kitsune6.jpg" width="120" height="120" align="left" /><strong>Kitsuné Maison 6</strong><br />
Kitsuné Maison c’est LA collection, LA sélection, LA compilation que l&#8217;on ne présente plus&#8230; après 5 volumes parus depuis 2005. Faisant le lien entre rock, pop, electro et techno, les compilations <strong>Kitsuné</strong> ont souvent eu une longueur d’avance quand il s’agit de faire découvrir un groupe ou un artiste. On pourrait citer tous les groupes mis en avant par Gildas &amp; Masaya depuis les débuts mais il suffit juste de jeter un œil aux tracklists des précédents volumes pour se rendre compte combien le duo a eu le nez creux et a toujours su nous épater avec des titres inattendus, curseurs et au combien efficaces. Ici, plus encore que d’habitude, une très large place est faite aux titres dance-floor, avec comme souvent de petite bombes electro/disco/house très directes, avant tout taillées pour la fête, avec au programme, cette fois : <strong>Lo-Fi-Fnk</strong>, <strong>Appaloosa,</strong> <strong>Digitalism</strong>, <strong>Etienne de Crécy</strong>, <strong>Fisherspooner </strong>ou encore <strong>autoKratz</strong> dont le killing mini-album &#8220;Down &amp; Out in Paris &amp; London&#8221; est sorti fin août 2008. En tout cas, voici une compilation qui permet de découvrir à peu près toute la gamme des genres qui font danser en club aujourd’hui et qui annonce sans doute aussi quelques grands noms de demain. <strong>(4.0) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Kitsuné - oct. 2008 </strong> <strong>2 titres en écoute <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2008/10/compilation-kitsun-maison-6.html" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/poprevuexpress.blogspot.com');">ici</a></strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><img title="Diplomatic_Shit.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/Diplomatic_Shit.jpg" border="0" alt="Diplomatic_Shit.jpg" width="120" height="119" align="left" /><strong>Diplomatic Shit - Motherfucker EP</strong><br />
Si, comme moi, vous vous êtes régalés de la voix sombre et lascive de <strong>Nicolas Ker,</strong> (chanteur de <strong>Poni Hoax</strong>) notamment sur le récent &#8220;Images Of Sigrid&#8221;, vous apprécierez sans doute sa participation au projet <strong>Diplomatic Shit </strong>que l’on (re)découvre sur un maxi vinyle 3 titres (&#8221;Motherfucker EP&#8221;) après un premier album paru en 2006 &#8220;lost in movies&#8221; (en écoute ici). En trois versions, ce titre produit par T<strong>he Micronauts </strong>devrait s’incruster sans mal dans les playlists de tout bon DJ digne de ce nom. <strong>(4.0) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Kitsuné - oct. 2008</strong><br />
<strong>Yuk-Fü Records - oct. 2008 </strong><strong>1 titre en écoute <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2008/10/diplomatic-shit-motherfucker-ep.html" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/poprevuexpress.blogspot.com');">ici</a></strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><img title="pawaupfirst.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/pawaupfirst.jpg" border="0" alt="pawaupfirst.jpg" width="120" height="120" align="left" /><strong>Pawa Up First - The scénario &amp; Introducing new details</strong><br />
Pas facile de caser la musique de <strong>Pawa Up first.</strong> Pas évident de définir véritablement le style de ce groupe Montréalais tant leurs compos renvoient à différents univers, à de multiples courants. La facilité serait de dire tout de suite que Pawa Up first est un groupe de post-rock, d’abord parce que c’est une formation purement instrumentale et ensuite parce que la façon dont le groupe construit et développe ses morceaux a quand même plus à voir avec des groupes comme Tortoise qu’avec n’importe quel groupe de pop/rock traditionnel. Mêlant des influences jazz, dub, électro, hip-hop, à son rock, Pawa Up first joue une musique contrastée, que le groupe accompagne sur scène de projections vidéo. Une musique à découvrir sur deux albums &#8220;Introducing new details&#8221; et &#8220;The scenario&#8221;, sortis il y a quelques années et qui arrivent enfin en France via MVS Records. <strong>(3.5) Benoît Richard</strong><br />
<strong>MVS Records/anticraft - oct. 2008 </strong><strong>1 titre en écoute <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2008/10/pawa-up-first.html" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/poprevuexpress.blogspot.com');">ici</a></strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><img title="herself.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/herself.jpg" border="0" alt="herself.jpg" width="120" height="120" align="left" /><strong>Herself - Homework</strong><br />
Derrière l&#8217;entité <strong>Herself</strong> on découvre le songwriter italien <strong>Gioele Valenti</strong> qui, après avoir fait les premières parties de groupes comme <strong>Verdena</strong> ou <strong>Giardini Di Miro</strong> sort ce second premier album (après &#8220;God is a major&#8221; en 2006). Un second album dans lequel il dévoile une musique folk lo-fi teintée de rock qui rappelle part moment le style de <strong>Sparklehorse</strong>. Si, dans l’ensemble, l’album tient plutôt la route et propose de jolis moments, on ne pourra tout de même s’empêcher de trouver à <strong>Herself</strong> un manque flagrant d’originalité et de personnalité dans les compostions et les arrangements. <strong>(3.5) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Jestrai - oct. 2008 </strong> <strong>2 titres en écoute <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2008/10/herself-homework.html" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/poprevuexpress.blogspot.com');">ici</a></strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><img title="haruki.gif" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/haruki.gif" border="0" alt="haruki.gif" width="120" height="120" align="left" /><strong>Haruki : Haphazardly While Sitting</strong><br />
La dernière fois qu’on a entendu parler d’<strong>Haruki </strong>c’était au moment où ce musicien belge nommé <strong>Boris Snauwaert</strong> sortait un très chouette &#8220;Bending Wood Ep&#8221; sur le netlabel <strong>rain music</strong>. Radicalement différent, ce nouvel album qui au format CD-R sur le label canadien <strong>Corps-Morts</strong>, joue, cette fois, sur les boucles de banjo, de guitares dans des formats basés sur la répétition. Des boucles auxquelles <strong>Haruki </strong>ajoute par moment quelques sonorités électroniques et des fields recordings. Au final, ça donne un album forcément moins accessible et plus rêche, plus sombre aussi&#8230; par moment presque mystique. Une musique qui rappelle un peu les compos de David Eugene Edwards et de son projet <strong>Woven Hand</strong>. <strong>(3.5) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Corps-Morts - 2008 </strong> <strong>2 titres en écoute <a href="http://hop.over-blog.com/article-24512882.html" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/hop.over-blog.com');">ici</a></strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><img title="Kimya_Dawson_Alphabutt.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/Kimya_Dawson_Alphabutt.jpg" border="0" alt="Kimya_Dawson_Alphabutt.jpg" width="120" height="120" align="left" /><strong>Kimya Dawson - Alphabutt</strong><br />
Tous ceux qui, comme moi, ont vu le chouette film &#8220;Juno&#8221; début 2008, au cinéma, auront sans doute apprécié, voire succombé, au charme des petites chansons que l’on y entendait par moment. Les plus perspicaces auront aussi remarqué qu’elles étaient signées <strong>Kimya Dawson</strong>, ex-membre des <strong>Moldy Peaches</strong> groupe qu’elle formait avec le génial <strong>Adam Green</strong>. Aujourd’hui, la demoiselle fait paraître un disque destiné aux enfants sur lequel elle leur apprend, par exemple, l’alphabet en chantant. Si les enfants peuvent se sentir concernés par cet album, les adultes, pour autant, ne sont pas en reste et peuvent apprécier les mélodies et la bonne humeur qui règne tout au long de l’album&#8230; Et pendant ce temps Henri Dès court toujours. <strong>(4.0) Benoît Richard</strong> <strong>2 titres en écoute <a href="http://poprevuexpress.blogspot.com/2008/10/kimya-dawson-alphabutt.html" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/poprevuexpress.blogspot.com');">ici</a></strong><br />
<strong>K Records - sept. 2008</strong></p>
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<p style="text-align: justify;"><img title="thecamelsback.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/thecamelsback.jpg" border="0" alt="thecamelsback.jpg" width="120" height="120" align="left" /><strong>Psapp - The Camel&#8217;s Back</strong><br />
Depuis que l’on suit le duo <strong>Psapp</strong> (Galia Durant et Carim Clasmann)  on est toujours étonné par la fraîcheur et l’inventivité qu’ils mettent dans leurs morceaux, par le côté ludique qui en ressort habituellement. Si ce nouvel album se démarque à peine du précédent dans sa mise en monde, il n’en perd pas moins tout ce qui fait le sel de la musique de <strong>Psapp</strong>. A savoir une bonne dose de poésie, de douce folie, de joie de vivre et d’influences diverses (muzak, musique de films, <strong>Pascal Comelade</strong>, musiques exotiques, etc…) tout ça relevé par une instrumentation riche et colorée (guitare, vieux synthés, pianos-jouet, xylophones…) dans un univers très personnel, au fond, plus proche du magasin de jouets que de la grande salle de concert. Voici donc onze titres chaleureux, lumineux et qui swinguent, dans lesquels on se plongera sans la moindre hésitation et avec délice. <strong>(4.0) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Domino/pias - oct. 2008 </strong><strong>2 titres en écoute <a href="http://hop.over-blog.com/article-24715907.html" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/hop.over-blog.com');">ici</a></strong></p>
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<p align="justify"><img title="mariemodiano.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/mariemodiano.jpg" border="0" alt="mariemodiano.jpg" width="120" height="120" align="left" /> <strong>Marie Modiano - Outland</strong><br />
On ne fera aucun parallèle entre le travail de la fille <strong>Modiano</strong> et la littérature de son père. On y suspectera seulement les germes d’une notoriété un peu plus enflée que ce que la musique de <strong>Marie</strong> ne devrait lui réserver intrinsèquement. Et côté musique, <strong>Marie Modiano</strong> poursuit sur ce second opus, un travail débuté précédemment, aux confins de la folk et du jazz blue note, servi par un filet de voix idoine à ce genre de musique et un <strong>Peter von Poehl</strong> de bon alloi à la guitare. On ne peut qu’apprécier cette musique un peu mélancolique servie sur lit jazzy. On ne peut malheureusement que se rendre compte aussi que le créneau étant pour le moins surchargé (<strong>Stephanie Dosen, Catpower, Clare and the reason, Dawn Landes</strong>… pour ne citer que quelques sorties récentes) ; il faudrait une sacré dose d’identité ou d’originalité pour arriver à sortir réellement du lot. Deux qualités qui font défaut à cet album néanmoins fort bien torché et agréable à l’écoute. Mais en ces temps de baisse du pouvoir d’achat, sont-ce là arguments suffisant pour vous pousser à acheter le disque (2.5) <strong>Denis Verloes</strong><br />
<strong>Naïve – le 23 septembre 2008  – <a href="http://www.myspace.com/mariemodiano" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.myspace.com');">L’espace Myspace</a></strong></p>
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<p align="justify"><img title="jakobinarina.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/jakobinarina.jpg" border="0" alt="jakobinarina.jpg" width="120" height="120" align="left" /><strong>Jakobinarina - first crusade</strong><br />
Ca fait tellement longtemps que cet album revient dans notre lecteur sans qu’on arrive à en dire quoi que ce soit, qu’on se décide enfin à prendre le bourrin par les couilles… et  on dira qu’à moins d’avoir passé ces derniers mois en Erasmus dans les fjörds, ou à moins d’être vraiment en manque de punk music primale qu’aucun <em>Nevermind the bollocks</em> ne saurait combler, on ne voir vraiment pas pourquoi vous iriez crier au messie à l’écoute de l’opus des nordiques. Ca envoie le charbon dans la chaudière, c’est un fait, ça éclate comme un pétard pirate dans la gueule de l’artificier, c’est une certitude, pourtant ça manque un peu de mélodies indispensables et de la moindre originalité pour se hisser dans aucun palmarès annuel. Et c même si on a un retard de chronique de cet album presque inavouable aux yeux du monde. Hé, toi lecteur, va plutôt réécouter les <strong>Hives</strong>. (2.0) <strong>Denis Verloes</strong><br />
<strong>Regal / Differ-ant – sortie le 1/10/2007 -  <a href="http://www.myspace.com/jakobinarina" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.myspace.com');">L’espace Myspace</a></strong></p>
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<p align="justify"><img title="bense.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/bense.jpg" border="0" alt="bense.jpg" width="120" height="120" align="left" /><strong>Bensé – Album</strong><br />
L’ami de <strong>Rose</strong> (rayon people mais aussi rayon musique) est à ranger aux côtés de la jeune femme dans le rayon chanson folk fraîche mais un peu trop consensuelle et franchement fade. A l’image de son premier single <em>Au grand jamais</em> qui marche sur les traces de <em>Partons vite</em>. (…) Petites ritournelles gentillettes en accord majeur et lalala à tue-tête… (…) <em>Album</em>, avec toute sa saine modestie (celle de faire des chansons point barre) est un album faussement personnel : comprendre texte autobiographique (y compris un titre sur son grand-père Moshe, lourd comme un paquebot) mais musique convenue. <strong>Bensé</strong> voguerait-il sur les traces d’un <strong>Raphael, Renan Luce</strong> ou d’un <strong>Souchon</strong> ou <strong>Le forestier</strong> de surface ? Quelques cuivres pour sortir du cadre exigu de la guitare acoustique mais là aussi un sentiment d’inachevé surnage surtout en rapport à ce que peut faire le malicieux <strong>Jérémie Kisling</strong> (dans un genre assez proche). <strong>Bensé</strong> ne transcende pas ses idoles. Un frisson passe sur <em>Ma veuve</em> et son lits de guitares en dent de scie musicale. Là, où <strong>Cocoon</strong> ou <strong>Domingo</strong> vous donne la chair de poule, <strong>Bensé</strong> n’attire que la sympathie. Ben c’est un peu moyen. (2.0) <strong>Denis Zorgniotti</strong><br />
<strong>Naïve - sortie le 20 mai 2008 - <a href="http://www.myspace.com/bensefolks" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.myspace.com');">L&#8217;espace Myspace</a> - <a href="http://nameho2.free.fr/bense/" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/nameho2.free.fr');">Le site officiel</a></strong></p>
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<p align="justify"><img title="brooklyn.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/brooklyn.jpg" border="0" alt="brooklyn.jpg" width="120" height="120" align="left" /> <strong>Brooklyn - Clandestine</strong><br />
<em>Clandestine</em> aura du mal à rester clandestin, au vue de sa sortie internationale. Passé cette fierté cocardière, l’album du Parisien ne se démarque pas vraiment du lot, les Français franchissant sans problème la barre des figures imposées (avec même la jolie ballade acoustique en fin d’album) mais ne se lâchant pas suffisamment sur les figures libres. Sous haute influence <strong>Strokes</strong> et <strong>Buzzcocks</strong>. <strong>Brooklyn</strong> propose un rock efficace, alerte, presque jovial. On est à un niveau nettement plus élevé que chez les pauvres <strong>Second Sex</strong> ou <strong>BB Brunes</strong> mais sans atteindre jamais l’excellence. Néanmoins, deux titres font dresser l’oreille, dûs sans doute à <strong>Tony Colson</strong> (<strong>Dombrance</strong>) : <em>A car and a tree</em> et <em>Many times</em> prouvent que les rockeurs peuvent avoir un feeling soul. Pour ces deux titres, ces New Yorkais de cœur vont se dorer la pilule sous le soleil californien et cela leur va bien… (3.0) <strong>Denis Zorgniotti</strong><br />
<strong>CtrlAltDel / Discograph - Sortie le 7 juillet 2008 </strong></p>
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</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><img title="alex_beaupain.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/alex_beaupain.jpg" border="0" alt="alex_beaupain.jpg" width="120" height="120" align="left" /><strong>Alex Beaupain - 33 tours</strong><br />
Peut-on ne pas aimer les films de Christophe Honoré et notamment &#8220;Les chansons d’amour&#8221; et pour autant apprécier l’album &#8220;33 Tours&#8221; d’Alex Beaupain ? A première vue, on serait tenter, comme ça, à l’emporte-pièce de dire non. Mais si on fait l’effort de s’attarder sur chaque titre, de découvrir un plus en profondeur l’univers musical de ce garçon, on se rendra compte qu’au-delà des évidentes accointances avec le cinéma d’Honoré, il est possible en effet d’y voir autre chose qu’un ersatz de Vincent Delerm ou encore une version &#8220;paroles &amp; musiques&#8221; de Louis Garrel. Car Alex Beaupain sait écrire des chansons et sait les arranger. Et même si on n’est pas forcément bouleversé par chaque morceau, on peut reconnaître aisément que deux ou trois titres font leur petit effet et que dans le registre : &#8220;maladie d’amour+nostalgie+difficulté de vivre&#8221;, il sait y faire le garçon. Bref, là où craignait trouver à une brochette de clichés bobo, on découvre, en fin de compte, des textes fragiles, parfois touchants, avec un petit côté comédie musicale à la Jacques Demy&#8230; tout ça mis en musique avec goût. <strong><strong>(3.5) Benoît Richard</strong></strong><br />
<strong>Naïve - oct. 2008</strong></p>
<p align="justify">
<p style="text-align: justify;"><img title="swell.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/swell.jpg" border="0" alt="swell.jpg" width="130" height="113" align="left" /><strong>Swell - The Lost Album</strong><br />
A l&#8217;occasion de la nouvelle tournée de Swell trio pour ce l&#8217;automne 2008, le label Bordelais Talitres, a décidé de faire paraître &#8220;The Lost Album&#8221;, une compilation de titres issus des séances d’enregistrements de l’album &#8220;Too Many Days Without Thinking&#8221; album mythique qui a révélé Swell aux yeux bon nombre de personnes, moi le premier. Ces inédits qui ont été enregistrés entre 1995 et 1997 seront donc l’occasion de redécouvrir le son unique de ce groupe, ici plus brut que jamais, dont beaucoup de groupes ont pu s’inspirer par la suite. On y retrouve ce son de batterie et de guitare si particulier, ces ambiances brumeuses, ces mélodies alambiquées et simples à la fois…. Des caractéristiques que l’on retrouve notamment sur cette version instrumentale de l’inoubliable &#8220;Sunshine Everyday.&#8221; Un album que les fans absolus du groupes ou les nostalgiques ne manquerons pas de se procurer. <strong>(3.5) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Talitres/Differ-ant - oct. 2008</strong></p>
<p align="justify">
<p style="text-align: justify;"><img title="cazals.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/cazals.jpg" border="0" alt="cazals.jpg" width="121" height="120" align="left" /><strong>Cazals - What Of Our Future</strong><br />
On peut faire confiance à Kistsuné quand il s’agit de dénicher un groupe de rock de derrière les fagots. Et même si, soyons francs, ces Cazals ne constituent pas forcément la découverte de l’année ni même celle du mois, en revanche leur refrains et leurs riffs abrasifs auront vite fait de taper dans l’oreille de ceux qui pensent que Bob Mould nous manque beaucoup. Ceux-là pourront donc patienter le retour de l’ex-Husker Dü en faisant la découverte de ce groupe italo-britannique qui distille dans ce premier album quelques titres solides dont l’imparable single &#8220;Somebody Somewhere&#8221; qui nous rappelle ce que faisaient certaines formations &#8220;rock TGV&#8221; du début des année 90.Mais malheureusement, si deux ou trois titres se révèlent plutôt enthousiasmants, le reste n’est pas forcément à la hauteur. Et bien que l’album soit assez court, on ressent une certaine lassitude sur la seconde partie. Dommage. <strong>(2.5) Benoît Richard</strong><br />
<strong>Kitsuné/Topplers - nov. 2008</strong></p>
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		<title>Laetitia Sheriff – Games over</title>
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		<pubDate>Thu, 20 Nov 2008 16:44:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Denis Zorgniotti</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
<category>cooperative music</category><category>folk</category><category>France</category><category>Games over</category><category>Laetitia Sheriff</category><category>Lille</category>
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		<description><![CDATA[Que le temps a paru long ! 4 ans sans Laetitia Sheriff ont presque été une éternité pour tous ceux qui avait craqué sur Codification, le premier album de la Lilloise.

Sheriff a quelques excuses pour cette attente, ayant composé la bande-son d’un documentaire et rejoint la compagnie de danse contemporaine d’Hervé Koubi. On lui pardonne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_11/laetitiasheriff.jpg" alt="laetitiasheriff.jpg" title="laetitiasheriff.jpg" align="left" width="120" height="120" border="0" />Que le temps a paru long ! 4 ans sans <strong>Laetitia Sheriff</strong> ont presque été une éternité pour tous ceux qui avait craqué sur <em>Codification</em>, le premier album de la Lilloise.<br />
<span id="more-1772"></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sheriff</strong> a quelques excuses pour cette attente, ayant composé la bande-son d’un documentaire et rejoint la compagnie de danse contemporaine d’Hervé Koubi. On lui pardonne car la jeune femme retrouve ses deux compères de <strong>Mobiil</strong> (les talentueux <strong>Olivier Mellano</strong> à la guitare et <strong>Gael Desbois</strong> à la batterie) et car ce deuxième album est bel et bien l’œuvre de quelqu’un qui a mûri et qui a su mettre à profit ses projets parallèles. <em>Games over</em> est donc un album brillant et complexe. On pourrait décrire certains de ces morceaux comme insidieux, obsédants, répétitifs (comme cette trame de piano qui habite tout <em>the story won’t persist</em> mais laissant émerger de ce climat sournois de vrais bouffées d’émotions aériennes (<em>Hullabaloo</em>). </p>
<p style="text-align: justify;">On pourrait en décrire d’autres comme fluides, mélodiques, gracieux mais en remarquant que derrière, des éléments bruitistes sont bel et bien là, contrebalançant l’humeur première (<em>memento</em>). C’est toute l’ambivalence d’un album qui nuance sans cesse la présence de son auteur. Tour à tour femme vénéneuse et <strong>Lynch</strong>ienne (<em>Let’s party</em>), presque black (<em>Cosmosonic</em>), impertinente (<em>The evil eye</em> a un petit côté <em>Luscious Jackson</em>), jeune fille douce à la candeur de <em>Nina Persson</em>, <em>Laetitia Sheriff</em> a étendu la palette de ses possibilités et prends à pleines mains les rênes de sa musique. Fort des possibilités énormes de ces musiciens visionnaires, les arrangements qui se libère du carcan du trio guitare-basse-batterie en usant de piano, de l’électronique et en invitant le quatuor à cordes, Zeste Quartet (<em>Cosmosonic</em>). </p>
<p style="text-align: justify;"><em>Games over</em> est donc un album indie rock classe et faussement classique mais qui porte en lui des éléments d’expérimentation formelle, d’ouverture musicale mais sans jamais prendre le pas sur les mélodies et les chansons elles-mêmes. On dit Bravo et on espère ne pas encore attendre 4 ans pour le troisième !</p>
<p>Denis Zorgniotti</p>
<p><img src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/4.gif" alt="4.gif" title="4.gif" width="75" height="14" border="0" /></p>
<p><strong>Tracklist</strong><br />
01. The Story Won&#8217;T Persist In Being A Closed Book<br />
02. Let&#8217;S Party<br />
03. Hullabaloo (My T.V. Ratings)<br />
04. Black Dog<br />
05. Memento, Put Her In The Picture<br />
06. Cosmosonic<br />
07. Like Ink With The Rain<br />
08. Easily Influenced<br />
09. The Evil Eye<br />
10. Solitary Play<br />
11. Lockless<br />
12. There, High</p>
<p><strong>Label:</strong> V2 / Cooperative music<br />
<strong>Date de sortie:</strong>10 juin 2008</p>
<p><strong>Plus+ </strong><br />
<a href="http://www.laetitiasheriff.com/" target=_blank onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.laetitiasheriff.com');">Le site officiel</a><br />
<a href="http://www.myspace.com/laetitiasheriff" target=_blank onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.myspace.com');">L&#8217;espace Myspace</a><br />
<a href="http://www.benzinemag.net/archives/musique/codification.htm" target=_blank>La chronique de <em>Codification</em> sur Benzinemag</a><br />
<a href="http://video.google.fr/videosearch?source=ig&#038;hl=fr&#038;rlz=&#038;=&#038;q=laetitia%20sheriff&#038;um=1&#038;ie=UTF-8&#038;sa=N&#038;tab=wv#"target=_blank>Les vidéos via Google</a</p>
<p>La vidéo de <em>Hullabaloo</em> sur Youtube et via les compadres du Cargo</p>
<p><object width="425" height="349"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/PuxNcQ5h8I4&#038;hl=fr&#038;fs=1&#038;color1=0xe1600f&#038;color2=0xfebd01&#038;border=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/PuxNcQ5h8I4&#038;hl=fr&#038;fs=1&#038;color1=0xe1600f&#038;color2=0xfebd01&#038;border=1" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="349"></embed></object></p>
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		<item>
		<title>James Yorkston and The Athletes - When The Haar Rolls In</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 13:11:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Combes</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
<category>Benzinemag</category><category>chronique</category><category>folk</category><category>James Yorkston and The Athletes</category><category>Musique</category><category>myspace</category><category>When The Haar Rolls In</category>
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		<description><![CDATA[L&#8217;autre après-midi, chez Gibert, alors que je fouillais les bacs à vinyles avec ma frénésie habituelle, apprenant que Radiohead rééditait en LP ses premiers albums ou que le Okkervil River était à un prix des plus raisonnable (13€ seulement!), je suis tombé sous le charme de la nouvelle sortie de James Yorkston and The Athletes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_10/James_Yorkston_and_The_Athletes___When_The_Haar_Rolls_In.jpg" border="0" alt="James_Yorkston_and_The_Athletes___When_The_Haar_Rolls_In.jpg" width="121" height="121" align="left" />L&#8217;autre après-midi, chez Gibert, alors que je fouillais les bacs à vinyles avec ma frénésie habituelle, apprenant que <strong>Radiohead</strong> rééditait en LP ses premiers albums ou que le <strong>Okkervil River</strong> était à un prix des plus raisonnable (13€ seulement!), je suis tombé sous le charme de la nouvelle sortie de <strong>James Yorkston and The Athletes</strong>, <em>&#8220;When The Haar Rolls In&#8221;</em>, que le vendeur du rayon indé avait eu la bonne idée de faire profiter à tous les acheteurs potentiels.<span id="more-1283"></span><br />
Une surprise vraiment. Une belle même. Pas que je m&#8217;attendais au pire, vu que j&#8217;ai toujours beaucoup apprécié les productions du bonhomme. Mais son dernier <em>&#8220;The Year of The Leopard&#8221;</em> m&#8217;avait déçu (un artiste en roue libre et qui – presque – s&#8217;auto-parodiait) et j&#8217;espérais, un peu anxieux, un retour en forme et évitait d&#8217;imaginer un naufrage.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour être honnête, les doutes sont vite partis. L&#8217;écossais folkant et ses <strong>Athletes</strong> font un retour fracassant. Ils retrouvent ici le lumineux des élans passés, avec ces notes qui s&#8217;entrechoquent, cette guitare qui égrène ses accords, ces cuivres magnifiques, ce hautbois qui s&#8217;immisce sans rien dire, presque timide, ces mélodies quasi-onirique (le piano de <em>Beryl&#8217;s Jig</em>), porté par la voix de <strong>James Yorkston</strong>, si douce et si présente qu&#8217;on aurait aimé qu&#8217;elle nous lise des histoires quand nous étions petits, juste avant d&#8217;aller nous coucher.Quasi auto-produit, <em>&#8220;When The Haar Rolls In&#8221;</em> ne possède peut-être pas la force (mais il l&#8217;obtiendra sans doute avec le temps) ni la beauté de <em>&#8220;Just Beyond The River&#8221;</em> – il faut dire aussi que le travail de production de <strong>Kieran Hebden</strong> sur ce disque là est fou, arrivant à rendre beau le moindre des silences, la plus minime des respirations, à donner à chaque instrument et à chaque note, sa place, le tout avec un son presque cristallin et assez surprenant.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais il n&#8217;empêche : <em>&#8220;When The Haar Rolls In&#8221;</em> est le retour par la grande porte de <strong>James Yorkston and The Athletes</strong>. Leur folk mélodieux n&#8217;a peut-être pas d&#8217;égal aujourd&#8217;hui, tant l&#8217;osmose du groupe est totale, tant le beau entraîne le beau. Un album qu&#8217;on écoutera plus volontiers à l&#8217;aide de bonnes enceintes qu&#8217;au casque: ce quatrième album du groupe est comme le bon vin: il a besoin de grands espaces pour se dévoiler.</p>
<p>Olivier Combes</p>
<p><img src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/4.gif" border="0" alt="4.gif" width="75" height="14" /></p>
<p><strong>Tracklist:</strong><br />
1. B&#8217;S Jig<br />
2. Tortoise Regrets Hare<br />
3. Temptation<br />
4. When The Haar Rolls In<br />
5. Queen Of Spain<br />
6. Midnight Feast<br />
7. Would You Have Me Born With Wooden Eyes?<br />
8. Summer&#8217;S Not The Same Without You<br />
9. The Capture Of The Horse</p>
<p><strong>Label:</strong> Domino<br />
<strong>Sortie:</strong> 1er septembre 2008</p>
<p><strong>Plus+</strong><br />
<a href="http://www.myspace.com/jamesyorkston" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.myspace.com');">Myspace</a><br />
<a href="http://www.jamesyorkston.co.uk/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.jamesyorkston.co.uk');">Site officiel</a></p>
<p><a href="http://ileftwithoutmyhat.blogspot.com/2008/09/james-yorkston-and-athletes-when-haar.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/ileftwithoutmyhat.blogspot.com');">Retrouvez cette chronique ainsi que deux titres en écoute ici</a></p>
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		<title>Phase 7, de Alec Longstreth</title>
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		<comments>http://www.benzinemag.net/2008/11/19/phase-7-de-alec-longstreth/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 19 Nov 2008 12:51:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Richard</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
<category>Alec Longstreth</category><category>auteur</category><category>Bande dessinée</category><category>Benzinemag</category><category>comic</category><category>comics</category><category>dessin</category><category>Employé du Moi</category><category>joe matt</category><category>Phase 7</category><category>Seth</category><category>théâtre</category><category>underground</category>
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		<description><![CDATA[Si les noms de Joe Matt, Seth, Chris Ware, Craig Thompson, Adriane Tomine ou encore  Chester Brown sont pour vous plus que des références en matière bande dessinée, nul doute qu’après la lecture de &#8220;Phase 7&#8243; , il faudra y ajouter celui d’Alec Longstreth, un auteur de comic dont l’amour passionnel (voire fusionnel) pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img title="phase7.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/BD/2008_11/phase7.jpg" border="0" alt="phase7.jpg" width="120" height="147" align="left" />Si les noms de <strong>Joe Matt</strong>, <strong>Seth</strong>, <strong>Chris Ware</strong>, <strong>Craig Thompson</strong>, <strong>Adriane Tomine</strong> ou encore <strong> Chester Brown</strong> sont pour vous plus que des références en matière bande dessinée, nul doute qu’après la lecture de &#8220;Phase 7&#8243; , il faudra y ajouter celui d’<strong>Alec Longstreth</strong>, un auteur de comic dont l’amour passionnel (voire fusionnel) pour la bande dessinée se décline dans un fanzine qu’il publie depuis 2002. Aujourd’hui, L<strong>’employé du Moi</strong> nous en propose un traduction dans un magnifique recueil intitulé &#8220;Phase 7&#8243;.<span id="more-1762"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Découvert par l’entremise de <strong>Max de Radiguès</strong>, un auteur lié au Collectif <strong>L’employé du Moi</strong>, avec lequel il a échangé des comics et des mails, <strong>Alec Longstreth</strong> raconte dans son fanzine toute la passion qui le lie à la bande dessinée et comment il a gravi les premiers échelons de la reconnaissance, de la parution underground jusqu’à sa participation à différents festivals et ses fameux Ignatz Award&#8221; reçus en 2006 et 2007.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans &#8220;Phase 7&#8243;, <strong>Alec Longstreth</strong> nous raconte son quotidien  de décorateur de théâtre, activité qu’il mène en parallèle avec celle de dessinateur. En véritable petite entreprise familiale, <strong>Alec</strong>, bien aidé par sa mère, se charge d&#8217;agrafer et d&#8217;envoyer lui-même ses exemplaires à ses abonnés, toujours  limite dans les délais prévus. Comme lorsque l’on lit les histories de <strong>Joe Matt </strong>ou D’<strong>Harvey Pekar</strong>, on vit les névroses de l’auteur, ses espoirs, ses moments de doutes, on admire son acharnement à dénicher et à lire autant de BDs que ça&#8230; Plus fou encore, il y a cette manière de s’imposer de dessiner chaque jours, tel un vrai forçat de la planche à dessin. pas étonnant donc de le voir participer plusieurs fois 24 heures de la BD&#8230; Bref, <strong>Alec Longstreth</strong> est un malade de BD comme il en existe peu !</p>
<p style="text-align: justify;">Entièrement dessiné au trait noir à l&#8217;encre de chine qui rappelle un peu celui de <strong>Joe Matt </strong>ou <strong>Craig Thompson</strong> (avec ces fameux petits yeux noirs tout ronds), la parution de &#8220;Phase 7&#8243;  (une des révélations de l’année 2008 en France !) se révèle être un vrai bonheur de lecture de bout en bout  et impose déjà <strong>Alec Longstreth </strong>un des grand espoirs du comic américain.</p>
<p>Benoît Richard</p>
<p><img title="5.gif" src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/5.gif" border="0" alt="5.gif" width="75" height="14" /></p>
<p>Phase 7 (one shot)<br />
scénario &amp; dessin : Alec Longstreth<br />
Editeur : L&#8217;employé du Moi<br />
208 pages noir &amp; blanc - 17,50€<br />
Parution : novembre 2008</p>
<p><strong>Plus+</strong><br />
<a href="http://employe-du-moi.org" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/employe-du-moi.org');">http://employe-du-moi.org</a><br />
<a href="http://alec-longstreth.com" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/alec-longstreth.com');">http://alec-longstreth.com</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.benzinemag.net/2008/11/19/phase-7-de-alec-longstreth/feed/</wfw:commentRss>
		<feedburner:origLink>http://www.benzinemag.net/2008/11/19/phase-7-de-alec-longstreth/</feedburner:origLink></item>
		<item>
		<title>Serbis (Service)</title>
		<link>http://feeds.feedburner.com/~r/BenzineMagazine/~3/456191251/</link>
		<comments>http://www.benzinemag.net/2008/11/17/serbis-service/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2008 17:05:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Braganti</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
<category>benzine</category><category>brillante mendoza</category><category>Cannes 2008</category><category>Philippines</category><category>pornographie</category><category>Serbis</category>
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		<description><![CDATA[Dans son film précédent John John, le philippin Brillante Mendoza se révélait un virtuose du plan-séquence et de la caméra portée au milieu des bidonvilles de Manille, mettant en scène une histoire déchirante sur une seule journée. Quelques mois plus tard, son nouvel opus, d&#8217;emblée plus léger mais non dénué de dimension politique et sociale, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img title="aff film_5.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/cinema/2008_11/aff film_5.jpg" border="0" alt="aff film_5.jpg" width="120" height="160" align="left" />Dans son film précédent <em><a href="../../../../../2008/03/01/john-john/#more-504">John John</a></em>, le philippin <strong>Brillante Mendoza</strong> se révélait un virtuose du plan-séquence et de la caméra portée au milieu des bidonvilles de Manille, mettant en scène une histoire déchirante sur une seule journée. Quelques mois plus tard, son nouvel opus, d&#8217;emblée plus léger mais non dénué de dimension politique et sociale, réemploie les mêmes procédés - nous introduire au sein d&#8217;un labyrinthe - et investit une temporalité identique.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-1756"></span><em>Serbis</em> prend place à Angeles au cœur du cinéma Family, immense bâtiment décrépi, projetant des films érotiques des années 70. Un lieu fort bien nommé puisqu&#8217;il est exploité par une famille nombreuse dirigée par la grand-mère qui, outre les difficultés liées à son activité, est également en procès contre son mari parti avec une autre. Elle est ainsi à la tête d&#8217;une véritable tribu : ses propres enfants, mais aussi apparemment d&#8217;autres membres dont il n&#8217;est pas aisé de démêler les liens qui les unissent. Si, de surcroît, on ajoute qu&#8217;il n&#8217;y a pas à proprement parler de trame, hormis une prise de pouls d&#8217;une société au travers d&#8217;une petite entreprise, on risque de rebuter un éventuel spectateur curieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme tous les films dignes de ce nom qui enrichissent au fil du temps notre mémoire cinéphile, <em>Serbis</em> vaut d&#8217;abord par la manière dont il montre la vie trépidante de l&#8217;établissement qui, de fait, en est un personnage à part entière que le cinéaste nous dévoile par fragments. Une fragmentation qui opère, à son tour, pour la découverte des protagonistes et leurs (pré)occupations. C&#8217;est donc dans les volées d&#8217;escaliers, le hall d&#8217;entrée, la cabine de projection, une autre servant à peindre les affiches dessinées et colorées et la salle de cinéma elle-même que la caméra de <strong>Brillante Mendoza</strong> se faufile, suit, précède ou enveloppe tout ce petit monde en un perpétuel mouvement. Non pas celui d&#8217;une agitation vaine et artificielle, mais plus simplement celui de la vie, qui ne cesse de palpiter, à l&#8217;image de l&#8217;écoulement de divers liquides et fluides qui ressort à l&#8217;évidence comme une des caractéristiques de <em>Serbis</em>. Du pus suintant d&#8217;un impressionnant furoncle sur la fesse d&#8217;Alan au sperme qui jaillit aussi bien sur l&#8217;écran du Family que dans ses travées et coursives, en passant par l&#8217;inondation des toilettes bouchées et la transpiration luisant sur le corps des acteurs. Ce qui, dans cette proximité des corps et cette activité sexuelle, hétéro comme homo, - le cinéma devenu petit à petit bordel et territoire de chasse des prostitué(e)s - confère du coup au film une indéniable sensualité.</p>
<p style="text-align: justify;">Léger et drôle - la scène de l&#8217;intrusion de la chèvre semant la zizanie dans le commerce des corps - <em>Serbis</em> met aussi en scène la dissolution, la décomposition d&#8217;une famille, minée par des problèmes matériels et relationnels. Les quelques séquences à l&#8217;extérieur du cinéma - que l&#8217;on peut aussi appréhender comme un microcosme représentatif de la société philippine, matriarcale par essence - permettent de nous rendre compte qu&#8217;à l&#8217;extérieur, ce n&#8217;est guère mieux. Un monde extérieur à la marge mais toujours présent par les bruits incessants de la rue qui envahissent et saturent l&#8217;intérieur.<br />
Le plus beau et paradoxal compliment à adresser à <em>Serbis</em>, c&#8217;est la déception qu&#8217;il suscite à le voir prendre fin. On n&#8217;a absolument pas vu le temps passer, pris dans ce tourbillon de vie et de pulsions, qui finissent par se transmettre au spectateur ravi et qui font de <em>Serbis</em> un spectacle cru, organique et jouissif.</p>
<p style="text-align: justify;">Patrick Braganti</p>
<p style="text-align: justify;"><img title="4.gif" src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/4.gif" border="0" alt="4.gif" width="75" height="14" /></p>
<p style="text-align: justify;">Serbis (Service)<br />
Film philippin de Brillante Mendoza<br />
Genre : Comédie dramatique<br />
Durée : 1h33<br />
Sortie : 12 Novembre 2008<br />
Avec Gina Pareno, Jaclyn Jose, Julio Diaz</p>
<p>La bande-annonce :</p>
<div id="allocine_blog" style="width: 420px; height: 335px;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="100%" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.allocine.fr/blogvision/18840397" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="100%" src="http://www.allocine.fr/blogvision/18840397" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135806.html" style="font-size:10px;font-family:Arial;" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.allocine.fr');">Plus d&#8217;infos sur ce film</a></p>
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		<title>Detta Innominata, d’Aniello Barone</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Nov 2008 10:15:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric Vigneault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>

		<category><![CDATA[Naples Detta Innominata Aniello Barone]]></category>
<category>Aniello Barone</category><category>Benzinemag</category><category>Detta Innominata</category><category>histoire</category><category>Naples</category><category>photographie</category>
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		<description><![CDATA[Ce mois de la photo est idéal pour revenir sur le travail d’un photographe napolitain trop méconnu en France qui à travers son livre Detta innominata propose deux lectures de Naples intrinsèquement liées à savoir sociologique et spirituelle.
Detta innominata témoigne, à la veille d’une restructuration annoncée, d’un quartier de Naples au fort passé industriel, abandonné [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="justify;"><img class="alignleft" src="http://www.benzinemag.net/images/romans/detta.jpg" border="0" alt="detta.jpg" width="120" height="159" />Ce mois de la photo est idéal pour revenir sur le travail d’un photographe napolitain trop méconnu en France qui à travers son livre <strong>Detta innominata</strong> propose deux lectures de Naples intrinsèquement liées à savoir sociologique et spirituelle.<br />
<strong>Detta innominata </strong>témoigne, à la veille d’une restructuration annoncée, d’un quartier de Naples au fort passé industriel, abandonné pendant trente ans par les investissements financiers et la sphère publique.<span id="more-1744"></span></p>
<p style="justify;">Les photographies en noir et blanc d’<strong>Aniello Barone</strong> montrent les plaies de cette désindustrialisation, la détresse d’une identité ouvrière en voie de disparition qui se raccroche à une histoire collective plus vaste : l’<em>être</em> napolitain. On suit le  photographe dans cet espace bétonné traversé de fils électriques et de longues cheminées éteintes. On parcourt les rues, les cours défraîchies, et les espaces publics à l’agonie où une présence humaine spectrale ne se maintient que dans les ombres ou cachée derrière des masques. Au-delà de son aspect social, le travail de Barone montre le pendant de cet abandon temporel, une puissance spirituelle prolifique qui s’accorde aussi bien de signes païens que de symbole religieux. Dans cet environnement sombre, post industriel, aux fumerolles inquiétantes et aux éclairages minimalistes et tranchés, les habitants semblent à la frontière de la vie et de la mort ou au point d’équilibre entre disparition et renaissance : Naples reste marquée par ce qu’on pourrait appeler <strong>le syndrome de Pompéi</strong>. Barone frappe ces personnages de cette marque. Il en est ainsi de ce bébé au cri figé et aux orbites noires qui rappelle les représentations grecques ensevelies sous les cendres du Vésuve, de ce plongeur aux allures christiques qui semble poser sur l’eau, ou de cet enfant immobile sous le linceul de son parapluie transparent telle une chrysalide en attente.</p>
<p style="justify;">Les images de <strong>Barone</strong> impressionnent techniquement mais aussi par leur esthétique dure et sans compromis. Elles interrogent, surprennent, heurtent et le choix judicieux de reproduire en double page chaque photographie, permet au lecteur de s’y confronter pleinement.</p>
<p>Cédric Vigneault</p>
<p><img class="alignnone" style="0pt none;" src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/5.gif" border="0" alt="5.gif" width="75" height="14" /></p>
<p>Detta innominata<br />
Aniello Barone<br />
Editions Peliti associati<br />
32,5 cm x 24 cm<br />
100 pages - 25€<br />
Parution : octobre 2006</p>
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		<title>Trésor, de Lucie Durbiano</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Nov 2008 10:11:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Richard</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Bande dessinée]]></category>
<category>amour</category><category>bayou</category><category>bd</category><category>Benzinemag</category><category>Gallimard</category><category>Lucie Durbiano</category><category>marivaudage</category><category>Trésor</category>
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		<description><![CDATA[Retour dans le petit monde coloré et chaleureux de Lucie Durbiano, qui, après &#8220;Orage et Désespoir&#8221; et &#8220;Le Rouge vous va si bien&#8221;, continue de rappeler à notre bon souvenir les récits d’aventures d’antan avec cette fois une histoire où il est question d’une jeune étudiante aux yeux bruns, d’un mystérieux parchemin, de Barbara Cartland, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img title="Tresor.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/BD/2008_11/Tresor.jpg" border="0" alt="Tresor.jpg" width="120" height="178" align="left" />Retour dans le petit monde coloré et chaleureux de <strong>Lucie Durbiano</strong>, qui, après &#8220;Orage et Désespoir&#8221; et &#8220;Le Rouge vous va si bien&#8221;, continue de rappeler à notre bon souvenir les récits d’aventures d’antan avec cette fois une histoire où il est question d’une jeune étudiante aux yeux bruns, d’un mystérieux parchemin, de Barbara Cartland, d’un couple bien mal-intentionné, du tombeau du roi des Wisigoths et de plein d’autres choses encore…<span id="more-1749"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Mais tout commence quand Christine, la fille du professeur Alamaro, un célèbre archéologue tombe amoureuse de Jean, séduisant étudiant, qui en réalité projette de voler le parchemin de son père en compagnie de sa fiancée, la blonde Simone. Mais c’est sans compter sur la perspicacité de Michel, l’assistant du professeur, lui véritablement amoureux de Christine et qui va tout faire pour empêcher la pauvre fille de se faire manipuler jusqu’au bout. Mais voilà c’est lui finalement qui se fait mener en bateau par cette diabolique de Simone…</p>
<p style="text-align: justify;">Sorte de mélange entre les aventures de  &#8220;Blake et Mortimer&#8221; et les films de Rohmer, &#8220;Trésor&#8221; est un récit d’aventures à l’ancienne, (qui se déroule d’ailleurs dans les années 50), un marivaudage  policier drôle, léger et follement entraînant, porté, comme toujours chez <strong>Lucie Durbiano</strong>, par des couleurs vives et un dessin pétillant qui séduira à coup sûr petits et grands.</p>
<p>Benoît Richard</p>
<p><img title="4.gif" src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/4.gif" border="0" alt="4.gif" width="75" height="14" /></p>
<p>Trésor (one shot)<br />
scénario &amp; dessin : Lucie Durbiano<br />
Coll. Bayou, Gallimard,<br />
112 pages couleurs - 16€<br />
Parution : octobre 2008</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Stella</title>
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		<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 14:49:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste Doulcet</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
<category>années 70</category><category>Benzine</category><category>relation père</category><category>Stella</category><category>Sylvie Verheyde</category>
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		<description><![CDATA[Sylvie Verheyde, remarquée en 1997 par son premier film, Un frère , qui évoquait les révoltes entre une soeur et son frère au sein d&#8217;une minuscule cellule familiale, revient avec conviction sur grand écran, bien décidée à refaire parler d&#8217;elle avec ce troisième film. Stella , c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une petite fille pauvre, évoluant dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img title="aff film_4.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/cinema/2008_11/aff film_4.jpg" border="0" alt="aff film_4.jpg" width="120" height="160" align="left" /><strong>Sylvie Verheyde</strong>, remarquée en 1997 par son premier film, <em>Un frère</em> , qui évoquait les révoltes entre une soeur et son frère au sein d&#8217;une minuscule cellule familiale, revient avec conviction sur grand écran, bien décidée à refaire parler d&#8217;elle avec ce troisième film.<em> Stella </em>, c&#8217;est l&#8217;histoire d&#8217;une petite fille pauvre, évoluant dans un contexte social peu enthousiasmant et une situation familiale déstructurée et qui, en rentrant au &#8220;lycée&#8221; (en classe de 6ème), va devenir l&#8217;incarnation d&#8217;un statut en soif de progrès. S&#8217;instruisant par bonne volonté, cherchant le contact malgré les coups durs, la petite Stella, farouche mais éduquée avec des principes forts, va être entrainée dans un tourbillon de vie et d&#8217;amour qui sera, plus qu&#8217;une école de la vie, un aboutissement et un épanouissement, la lumière vers un espoir, une autre destinée que &#8220;serveuse dans un bar&#8221; , dixit sa mère.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-1738"></span><strong>Sylvie Verheyde</strong> a tout compris ; son histoire, peu originale, elle la filme comme il faut, caméra engagée dans le corps de son héroïne battante, à la recherche des perceptions de la gamine dans un milieu hostile, ou captant dans l&#8217;air quelques morceaux de grâce suspendus. Il n&#8217;y a jamais d&#8217;excès ni de misérabilisme, juste un conte à hauteur d&#8217;enfant, parfois très dur (la scène d&#8217;attouchement se devine avec malaise), parfois très cru au point de ressembler au <em>Darling</em> de Christine Carrière (2007), en version enfantine cependant. <em>Stella</em> n&#8217;est pas un film joyeux, la gaieté n&#8217;est pas de tous les instants, mais si la cinéaste passe par la grisaille, la décadence et la violence d&#8217;un milieu que l&#8217;on ne choisit pas, c&#8217;est pour mieux composer sa note d&#8217;espoir, tintant parmi les sons furieux et vomitifs du réel.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Stella</em>, c&#8217;est une petite démone en forme humaine, ou bien un ange, c&#8217;est selon les moments. Une petite rebelle en tout cas, qui cogne et qui injure à qui défie son innocence et moque son inculture. On sent dans <em>Stella</em> le besoin de parler d&#8217;un passé, et même si le film n&#8217;est pas obligatoirement autobiographique dans son intégralité, on sent le vécu de la cinéaste dans les yeux et l&#8217;incarnation de cette petite fille hors normes et pourtant comme tout le monde, interprétée avec justesse par <strong>Léora Barbara</strong>. C&#8217;est elle <em>Stella</em>, celle de la chanson, la petite fille au nom de fée et d&#8217;innocente, celle qui porte le nom d&#8217;une bière et qui se rêve Amour. C&#8217;est elle la star du cinéma, la petite teigne attachante qui vit ce que l&#8217;on a tous vécu, enregistrée avec la distance et le naturel qu&#8217;il faut par une réalisatrice dont l&#8217;intelligence et la sensibilité artistique ne sont plus à démontrer. Son film n&#8217;est pas sans défauts, en particulier dans un cheminement un peu classique laissant place à certaines longueurs et un travail sur le son pas toujours précis, mais les étoiles qui pétillent dans les yeux de cette gosse presque écorchée par le poids de ce qu&#8217;elle doit subir quotidiennement dans l&#8217;intimité, la pudeur et la dignité de celle qui la filme et les talentueux acteurs qui l&#8217;entourent (<strong>Benjamin Biolay</strong> étonnant,<strong> Karole Rocher</strong> saisissante et, bien sûr, et sans faire un hommage à titre posthume, <strong>Guillaume Depardieu</strong> et sa voix qui vrombit parmi cent) suffisent assurément à créer une petite magie du désespoir et de l&#8217;espoir de vivre. En découle <em>Stella</em>, petite femme, future victorieuse de la soif d&#8217;espoir, indépendante dans l&#8217;âme, astucieuse dans l&#8217;esprit et désireuse d&#8217;un coeur qui palpite au rythme d&#8217;une chanson d&#8217;amour.</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-Baptiste Doulcet</p>
<p><img title="3_5.gif" src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/3_5.gif" border="0" alt="3_5.gif" width="75" height="14" /></p>
<p>Stella<br />
Film français de Sylvie Verheyde<br />
Genre : Comédie dramatique<br />
Durée : 1h43<br />
Sortie : 12 Novembre 2008<br />
Avec Léora Barbara, Karole Rocher, Bejamin Biolay, Guillaume Depardieu</p>
<p>La bande-annonce :</p>
<div id="allocine_blog" style="width: 420px; height: 335px;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="100%" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.allocine.fr/blogvision/18836255" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="100%" src="http://www.allocine.fr/blogvision/18836255" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=131014.html" style="font-size:10px;font-family:Arial;" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.allocine.fr');">Plus d&#8217;infos sur ce film</a></p>
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		<title>L’Echange</title>
		<link>http://feeds.feedburner.com/~r/BenzineMagazine/~3/454936092/</link>
		<comments>http://www.benzinemag.net/2008/11/16/lechange/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 14:25:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrick Braganti</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
<category>années 1920</category><category>Benzine</category><category>Cannes 2008</category><category>Clint Eastwood</category><category>corruption</category><category>histoire vraie</category><category>L039Echange</category>
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		<description><![CDATA[Si nous ne tenions Clint Eastwood en si grande estime pour nous avoir procuré jadis de si grands bonheurs de cinéma, la charge serait ici encore plus sévère. Sans doute le niveau d&#8217;attente et d&#8217;exigence vont-ils de pair avec la notoriété et le talent reconnus d&#8217;un artiste, plaçant du coup la barre plus haut. Une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img title="aff film_3.jpg" src="http://www.benzinemag.net/images/cinema/2008_11/aff film_3.jpg" border="0" alt="aff film_3.jpg" width="120" height="160" align="left" />Si nous ne tenions <strong>Clint Eastwood</strong> en si grande estime pour nous avoir procuré jadis de si grands bonheurs de cinéma, la charge serait ici encore plus sévère. Sans doute le niveau d&#8217;attente et d&#8217;exigence vont-ils de pair avec la notoriété et le talent reconnus d&#8217;un artiste, plaçant du coup la barre plus haut. Une barre que le réalisateur de <em>Mystic river</em> peine aujourd&#8217;hui à franchir, donnant à voir un film d&#8217;un classicisme figé, d&#8217;une longueur redoutable, chargé d&#8217;effets particulièrement lourds, flirtant parfois - un comble - avec l&#8217;abject et le mauvais goût. Indigne pour tout dire d&#8217;un des plus grands cinéastes de la planète.</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-1735"></span>Un cinéaste qui continue à aborder les thèmes qui lui sont chers : comment une société façonne un héros, les rapports entre individu et collectif, la réflexion sur tous les fondamentaux de la mythologie américaine, et de manière plus générale, sur la solitude de l&#8217;homme dans sa condition existentielle. Dès lors, il n&#8217;est pas étonnant que <strong>Clint Eastwood</strong> ait eu envie de mettre en scène l&#8217;histoire incroyable, mais pourtant vraie, de Christine Collins. Dans les années 1920, à Los Angeles, l&#8217;enfant de cette standardiste qu&#8217;elle élève seule disparaît. Quelques mois après, la police lui ramène son fils, à grands renforts de publicité tant la nécessité de redorer son blason terni par des affaires de corruption et la réputation de faire sa propre justice se fait ressentir. A ceci près que le garçon récupéré par Christine Collins n&#8217;est pas son fils. Pour la jeune femme débute un combat acharné contre les autorités qui l&#8217;amène durant cinq journées à être internée dans un hôpital psychiatrique. Les pratiques de la police rappellent en effet celles des pires régimes autoritaires et dictatoriaux. Epaulée par un pasteur presbytérien à la parole influente et écoutée, Christine Collins va aller jusqu&#8217;au bout de sa lutte, devenant au fur et à mesure une héroïne, une Mère Courage, mettant à jour les turpitudes d&#8217;un système gangrené et pourri.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>L&#8217;Echange</em> échoue cependant à démêler l&#8217;inextricable écheveau qui conduit une femme banale et inoffensive à devenir la proie et la victime expiatoire de la police de Los Angeles. Et de la même manière, l&#8217;acceptation initiale de l&#8217;enfant usurpateur reste nébuleuse : leurre accepté en vue d&#8217;atténuer la souffrance de la disparition. Si la mise en place progressive met en haleine, les choses se gâtent par la suite : le passage à l&#8217;asile filmé en teintes grises et bleutées multiplie les effets tire-larmes aux grosses ficelles évidentes. Ce n&#8217;est rien comparé à ce qui advient lorsque <em>L&#8217;Echange</em> fait entrer un nouveau personnage, tueur en séries de jeunes enfants, réfugié dans un ranch isolé et battu par tous les vents. Dans les réminiscences, les confessions, <strong>Clint Eastwood</strong> ne nous épargne aucun effet, surchargeant à outrance son propos qui, du coup, devient dangereusement manichéen. Cette grandiloquence appuyée ne quitte plus le film, y compris jusqu&#8217;aux deux scènes finales, où la lourdeur le dispute à une complaisance gênante - et c&#8217;est un euphémisme.<br />
Le classicisme de la mise en scène, la reconstitution de l&#8217;époque - le film paraît bénéficier de gros moyens - la beauté de la lumière et de la photo qui privilégie les ambiances crépusculaires ne suffisent certes pas à susciter le plaisir. Quant à l&#8217;interprétation de <strong>Angelina Jolie</strong>, elle se résume à une enfilade de scènes larmoyantes, sans beaucoup de souffle ni de panache. Enfin, le couplet ultime sur les grandes valeurs (américaines ?) sape le film de la même façon - mais pire encore, au demeurant - que la dernière demi-heure de <em>Million dollar baby</em>.<br />
La sauce trop lourde et trop enrichie jusqu&#8217;à l&#8217;indigestion - le film finit par être trop explicatif et ne laisse plus aucune place au spectateur - ne prend pas vraiment. Loin d&#8217;être nul, <em>L&#8217;Echange</em>, opus honnête, restera comme un film mineur dans l&#8217;œuvre magistrale du grand <strong>Eastwood</strong> - dont on peut vanter, au passage, les qualités de musicien.</p>
<p style="text-align: justify;">Patrick Braganti</p>
<p style="text-align: justify;"><img title="2_5.gif" src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/2_5.gif" border="0" alt="2_5.gif" width="75" height="14" /></p>
<p>L&#8217;Echange<br />
Film américain de Clint Eastwood<br />
Genre : Drame, thriller<br />
Durée : 2h21<br />
Sortie : 12 Novembre 2008<br />
Avec Angelina Jolie, John Malkovich, Michael Kelly</p>
<p>La bande-annonce :</p>
<div id="allocine_blog" style="width: 420px; height: 335px;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100%" height="100%" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.allocine.fr/blogvision/18836728" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="100%" height="100%" src="http://www.allocine.fr/blogvision/18836728" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></div>
<p><a href="http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=126884.html" style="font-size:10px;font-family:Arial;" target="_blank" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.allocine.fr');">Plus d&#8217;infos sur ce film</a></p>
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		<title>Madvillain - Madvillainy 2 : The Madlib Remix</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Nov 2008 10:02:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier Combes</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
<category>Benzinemag</category><category>funk</category><category>hip hop</category><category>Madvillain</category><category>Madvillainy 2</category><category>Musique</category><category>pop</category><category>Rap</category><category>remixes</category><category>samples</category><category>The Madlib Remix</category>
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		<description><![CDATA[Madlib et MF Doom sont dans un studio. Madlib et MF Doom fument trop de beuh. Qu&#8217;est ce qu&#8217;il reste? Un album de remix de &#8220;Madvillain&#8221;, pour patienter jusqu&#8217;au vrai &#8220;Madvillainy 2&#8243;. Et vous savez quoi? C&#8217;est aussi bon que l&#8217;original !
Mais reprenons les choses dans l’ordre. En 2004, Madlib, producteur émérite et poulain d’or [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img src="http://www.benzinemag.net/images/musique/2008_10/Madvillain___Madvillainy_2___The_Madlib_Remix.jpg" border="0" alt="Madvillain___Madvillainy_2___The_Madlib_Remix.jpg" width="121" height="121" align="left" /><strong>Madlib</strong> et <strong>MF Doom</strong> sont dans un studio. <strong>Madlib</strong> et <strong>MF Doom</strong> fument trop de beuh. Qu&#8217;est ce qu&#8217;il reste? Un album de remix de <em>&#8220;Madvillain&#8221;</em>, pour patienter jusqu&#8217;au vrai <em>&#8220;Madvillainy 2&#8243;</em>. Et vous savez quoi? C&#8217;est aussi bon que l&#8217;original !<span id="more-1281"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Mais reprenons les choses dans l’ordre. En 2004, <strong>Madlib</strong>, producteur émérite et poulain d’or de Stones Throw, s’enferme en studio avec le meilleur emcee de cette décennie, <strong>MF Doom</strong>, l’homme masqué et à l’histoire ambiguë aussi bien que tenue secrète, ainsi qu&#8217;avec une bonne dose de weed. Le résultat sera frappé du nom de <strong>Madvillain</strong> et <em>&#8220;Madvillainy&#8221;</em> rentre dans l’histoire de la musique du XXIè siècle en «racontant» l’histoire de Madvillain, personnage de comic books (l’ambiance est vraiment basé là-dessus) entre hip-hop, jazz, sons rétro et samples à gogos. Un grand album, alliage réussit entre le flow de <strong>Doom</strong> et les prods sur mesure de <strong>Madlib</strong>, magnifié par une pochette qui en impose.</p>
<p style="text-align: justify;">Encensé par tous (ou presque), le combo <strong>Madvillain</strong> promet de s’atteler rapidement à une suite des aventures de son «héros». Mais<strong> MF Doom</strong> se disperse, s’atèle à divers projets (le <strong>Danger Doom</strong>, des collaborations de tous les côtés) et le projet est remis aux calendes grecques.<br />
Histoire de patienter, Stones Throw sort deux 12’’ de remixes, un concocté par <strong>Koushik</strong> (terriblement funky) et un second par <strong>Four Tet</strong>, absolument hallucinant de maîtrise (il faut écouter le remix de <em>Great Day</em> pour le croire) - et qui nous fait, soit dit en passant, plus qu’espérer et souhaiter une collaboration dans le futur entre <strong>Kieran Hebden</strong> et <strong>MF Doom</strong>.<br />
Mais à part ça, rien. <strong>Madvillain</strong> semble s’être évanoui dans un nuage de weed. Et puis, au début de l’été, une newsletter de Stones Throw nous apprend, sans crier gare, que finalement <strong>Madlib</strong> a décidé, comme pour attendre, de sortir un remix de <em>&#8220;Madvillainy&#8221;</em>. Et qu&#8217;il appelle simplement &#8216;Madvillainy 2: The Madlib Remix&#8217;.</p>
<p style="text-align: justify;">Remixer son propre disque ? Un choix audacieux mais très risqué. Mais qui s’avère vite être une franche réussite. <em>&#8220;Madvillainy 2: The Madlib Remix&#8221;</em> est un album de remix mais qui passe surtout pour … un nouvel album. Rien que ça. <strong>Madlib</strong> a récupéré les parties vocales de <strong>Doom</strong> et a changé toute la prod. Et part dans un délire complètement différent, plus soul, moins sombre, moins «comic», mais avec toujours ce côté jazzy, ces samples à tout va, ce crépitement continu du début à la fin du disque et ces ambiances qui rappellent certains passages de la série de ses <em>&#8220;Beat Kondukta&#8221;</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, une totale réussite. Plus que redécouvrir le premier opus, on tombe vite sous le charme de sa suite. Une suite qui n&#8217;en est pas une tout en en étant une. Vous me suivez? Non? De toutes façons, tout deviendra plus clair dans quelques mois: <strong>Madlib</strong> et <strong>MF Doom</strong> serait actuellement en studio pour donner naissance au petit frère (officiel cette fois) de <em>&#8220;Madvillainy&#8221;</em>. Croisons les doigts certes. Mais il était temps.</p>
<p>Olivier Combes</p>
<p><img src="http://www.benzinemag.net/images/etoiles/5.gif" border="0" alt="5.gif" width="75" height="14" /></p>
<p><strong>Tracklist:</strong><br />
01. Pow! (intro)<br />
02. No brain<br />
03. Pearls<br />
04. Light of the past<br />
05. Boulder holder<br />
06. Borrowed time<br />
07. Space ho&#8217;s Coast to Coast<br />
08. Invazion (interlude)<br />
09. Drainos<br />
10. Fire in the hole<br />
11. Heat niner<br />
12. Monkey suit<br />
13. Fluid (instrumental)<br />
14. Can&#8217;t reform &#8216;em<br />
15. Redd spot (interlude)<br />
16. Running around with another<br />
17. Butter King Jewels<br />
18. Sermon<br />
19. Roller coaster riders (instrumental)<br />
20. 3.214<br />
21. Confucius spot (interlude)<br />
22. Never go pop<br />
23. Savage beast (instrumental)<br />
24. Cold one<br />
25. Cold one (remix)</p>
<p><strong>Label:</strong> Stones Throw<br />
<strong>Sortie:</strong> 23 juillet 2008</p>
<p><strong>Plus+</strong><br />
<a href="http://www.stonesthrow.com/" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/www.stonesthrow.com');">Stones Throw</a></p>
<p><a href="http://ileftwithoutmyhat.blogspot.com/2008/09/madvillain-madvillainy-2-madlib-remix.html" onclick="javascript:pageTracker._trackPageview ('/outbound/ileftwithoutmyhat.blogspot.com');">Retrouvez cette chronique ainsi que deux titres en écoute ici</a></p>
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