musique

Inch-Time - As the moon draws water

Static caravan/import

[4.0]

 

 

Depuis la parution du split Expanding / Static Caravan, on savait les deux labels très affins. Le nouvel album de l’australien Inch Time (de son vrai nom Stefan Panczak) en est une preuve supplémentaire, non seulement parce qu’il a été produit par Benge, mais aussi parce que sa musique s’apparente à plus d’un égard à ce que peut proposer le label Expanding (notamment Maps & diagrams).

 

On retrouve ici une électronica calme, subtile et rêveuse, ponctuée de rythmiques finement ciselées, de facture certes assez classique, mais vraiment séduisante et de très bonne tenue.

De part les sonorités employées, ses ambiances lunaires et son évidence mélodique, As the moon draws water ravira à n’en pas douter les admirateurs des vétérans ISAN, ou ceux du mexicain Murcof auquel on pense indubitablement sur Nocturne avec ses samples de cordes classiques et son agencement rythmique caractéristique.

 

De nombreuses sources acoustiques sont ici incorporées, parcimonieusement sous forme de cordes pincées et xylophone digitalisé (Icicles and snowflakes, paru en single en début d’année), voire abondamment au détour d’intermèdes paisibles faisant intervenir une harpe (Little lamb), une flûte et divers instruments à cordes (Cloud hidden).

 

En fin de parcours, les couleurs musicales se font changeantes dès lors qu’une batterie s’invite aux côtés d’un saxophone libre (Take care, O Pilgrim !), ou se la joue très chaloupée pour soutenir un tandem piano Rhodes / guitare électrique, sur un As far as the eye can see qui se rapproche pour le coup d’un courant post-rock façon Tristeza / The Album Leaf.

 

Sébastien  Radiguet

Tracklist :

The sky has a thousand eyes

Almond eyes

Icicles and snowflakes

Cloud hidden

No need to sign your name

Turning point

Little lamb (asleep)

Nocturne

Take care, o Pilgrim !

As far as the eye can se

 

Durée43’36

Date de sortie : 15 mai 2006

 

Plus+

www.staticcaravan.org

www.inchtime.com