Chroniques Express 17

Dernière mise à jour : 04/11/2005

 

Sing Sing - Ce crachin dru

Sing Sing chante le blues. Avec sa guitare et sa voix grave, (on pense par moment à Alexis HK ou encore au Higelin des débuts )il crée une belle atmosphère, très intime, très tranquille, très suave. Réalisé et arrangé en compagnie de Bertrand Belin, Ce crachin Dru a été enregistré dans une ancienne ferme vosgienne et rien que pour ça, ce disque mérite bien de vivre. Mais rassurez-vous, sa musique ne sent pas le munster et vous n’entendrez pas de vache meugler sur ce crachin dru. Mais plutôt des guitares grincer, des violons chanter, des mains claquer dans une ambiance de coin du feu bien agréable. (3.5) Benoît Richard

 

Head charger - Drug 013

On a beaucoup de mal à vraiment chroniquer l’album de Headcharger tant on est ni versé dans, ni féru de l’écoute de metal lourd /hardcore. Tout juste pourra-t-on dire qu’on ne trouve pas dans la musique de ces natifs de Caen la moindre trace d’un gimmick qui rapproche des Millionaire ou des Queens of the stone age des amateurs de rock au sens « populaire ». Du lourd, de l’incisif du rapide : signature de Headcharger. Point positif : bien malin qui soupçonnerait avoir à faire à une formation française sous les éructations un peu clichée du chanteur. Point positif encore, au long d’un album qui nous dépasse largement, on reste éberlué par le coup de baguette sec et bref de la caisse claire et par le rouleau compresseur sonique qui caractérise le groupe. Pour le reste, à moins d’être amateur pur et dur de metal pur jus, difficile de s’éprendre de Headcharger. Un groupe de niche, assurément ,et qui l’occupe plutôt bien apparemment. (2.5) Denis Verloes

(Overcome  - 2005)  Le site officiel

 

Paul MacCartney - Chaos and creation in the backyard

Attend-t-on encore vraiment quelque chose de l’homme qui fut un jour une des têtes pensantes du plus grand groupe de rock du monde ? Non assurément. Et on oublie presque que l’icône des sixties est encore un pourvoyeur de musique en son nom propre. On sait aussi qu’il est quasiment impossible de parler de ses créations musicales post-beatles sans se mettre à dos une kyrielle de fans indéfectibles. Chaos and creation est à ce titre un album agréable. Macca limite les arrangements et pourvoie sa livraison périodique de ballades fragiles essentiellement supportées par un seul instrument, souvent la guitare. A 64 ans, il nous délivre des mélodies limpides et simples sans véritable engouement ni pic de satisfaction. Ah si, on sortira de cet album pour les fans, le single Fine line orienté pop/rock, qui sort un peu des clichés macartneyiens pour retomber dans un mode plus Beatles. Sans plus de saveur. Maîtrisé mais sans maestria. (2.5) Denis Verloes

 

Manjul - Faso Kanou

On est pas franchement fan, sans ostracisme aucun , du reggae dans sa plus simple acception. Manjul tente de nous faire pénétrer dans l’univers du dub, du roots reggae, faisant entrechoquer la tradition jamaïquaine avec ses racines africaines et ici plus particulièrement du Mali. Manjul accomode par ailleurs sa faconde old school (Lee Scratch Perry…) d’éléments jazz, de percus Nyabinghi traditionnels, de one drop de rock et de ska qui colorent plus qu’ils ne transforment la rythmique lancinante du reggae. Il convie même Amadou et Mariam à la fête. Facile, il était musicien de studio sur le dernier album du duo world/pop le plus connu du monde. Il en faudrait plus pour nous désinhiber par rapport à cette musique, il y parvient même épisodiquement, pourtant 15 titres bien déroulés basés sur une seule rythmique, c’est long, vraiment très long pour un voyage de découverte. Un album aux arrangements bigarrés mais à sens unique, à réserver aux amateurs d’après midi "chillantes". (2.5) Denis Verloes

(Humble ark/Discograph - 2005)

 

Maxence Cyrin - Modern Rhapsodies

Maxence Cyrin est un jeune pianiste de formation qui se passionne dès son adolescence pour la pop et les musiques modernes telles que la new-wave ou l’électro. Par la suite, il s’intéressera à des gens tels que Burt Bacharach ou les Beach Boys, tout en gardant un œil sur la musique classique et l’opéra. De cette ouverture culturelle sans borne, va naître l’idée de reprendre des titres techno au piano. C’est ainsi qu’il revisite le désormais classique de Laurent Garnier acid Effiel, puis d’autres titres, ensuite, issus du répertoire d'Aphex Twin, LFO, Underground Resistance et Massive Attack. Certains trouveront tout ça pompeux, d’autres ennuyeux ou prétentieux. Mais à l’image d’un Christopher O'Riley (reprenant le répertoire de Radiohead), on ne peut que saluer Maxence Cyrin pour ce projet aventureux, démontrant de la part de ce garçon, une belle ouverture d’esprit que l’on ne peut que saluer ici. (4.0) Benoît Richard

(www.fcom.fr - 2005)

 

John Lord Fonda - DeBaser

L’électro made in France va encore frapper. Après la furie dévastatrice du premier album de Vitalic, voici que l’electro-techno speedée aux relents pop fait de nouveau parler d’elle en cette fin d’année 2005 avec John Lord Fonda nouveau poulain de l’écurie Citizen records qui propose un premier album taillé pour le dance-floor quelque part entre new-wave et techno. Moins direct mais plus varié que l’album de Vitalic dans les styles qu’il aborde, DeBaser dégage quelques titres puissants et avec une efficacité imparable pourrait bien être la grosse surprise de cette fin d’année 2005. (3.5) Benoît Richard

(www.citizen-records.com - 2005)

 

O.D. - Artificial stupidity

O.D. est un duo américain-helvétique composé de David et Olivier qui propose avec artificial stupidity un premier album au style indéfini, qui navigue entre pop, rock, electro ou folk, dans des chansons souvent impeccables, portées par la voix chaude et sensuelle de David Rosane.  Aux influences multiples, le groupe égrène ses chansons dans un album bien produit, bien arrangé, parfois surprenant, à qui l’on souhaite toute la reconnaissance possible et imaginable. (3.5) Benoît Richard

(www.basementprod.com - 2005)

 

Tresor v/a - It's not over

Le mythique club berlinois Le Tresor a fermé ses portes en avril 2005, l’occasion pour le label du même nom de crier haut et fort que cette fermeture n’a rien à voir avec la fin d’une époque et que la musique techno a encore de beaux jours devant elle. Dans cet esprit et avec cette envie de dire "ce n’est pas fini !" paraît aujourd’hui une double compilation qui regroupe la crème des producteurs et dj techno de la terre entière. Et ils sont tous là : de DJ rush à Joey Beltram, en passant par Scan 7 ou Gary Martin, tous n’ont qu’une envie faire vivre encore et toujours le son Tresor lors de soirées plus mémorables les unes que les autres ! (3.5) Benoît Richard

 

Versatile v/a - Hot Shots 

Si pour beaucoup de nom de Versatile rappelle les grandes heures de la scène house/jungle française, cette compilation viendra à point nommé pour leur rappeler que ce label fondé par Gilb’r et I:cube est loin d’avoir dit son dernier mot, et propose encore aujourd’hui quelques titres intéressants, notamment dans cette jolie collection de titres dance-floor. Composé d’inédits et de remixes, Hot shots nous fait découvrir des noms connus (As One, Château flight, I:cube) mais aussi des moins connus tels que Basic Soul unit ou encore Future Beat alliance. L’occasion aussi de découvrir un titre inédit du futur album de Joakim à paraître en 2006. (3.5) Benoît Richard

 

31Knots - Talk Like Blood

Le rock qui sort des sentiers battus est si rare aujourd’hui, que la sortie d’un disque signé 31 knots est toujours une bouffée d’air pur que l’on prend avec joie en pleine figure. On avait aimé leur précédent lp the curse of the longest day et on aimera encore ce Talk like blood (clin d’œil au Love like blood de killing Joke ??) tant la musique de ce combo de Portland ne ressemble en rien à tout ce que l’on peut entendre actuellement. Avec des constructions complexes, qui rappellent (en moins barré) les furieux The Mars Volta, 31 knots propose 10 titres d’un rock tendu et bien équilibré dans lequel chant, guitares et batterie dominent sans partage. 31 knots confirme de belle manière ce qu’on avait entrevu avec leur premier mini-lp. (4.0) Benoît Richard

(www.ownrecords.com - 2005)

 

Buggy - Blaesheim Hill

Buggy est une formation strasbourgeoise hébergée sur le label herzfeld qui propose une musique pop/rock mid-tempo, aux sonorités lo-fi dont un premier ep était paru sur le label antimatière en 2003. Quelque part entre Swell et une certaine pop de anglaise raffinée, Buggy propose une musique tranquille et chaleureuse, teintée de douceur et d’une belle mélancolie à laquelle on s’attache très vite. Assez rare pour être signalée, ce genre de musique, si peu présente en France, a trouvé de beaux ambassadeurs en la personne de Buggy. (4.0) Benoît Richard

(www.hrzfld.com - 2005)

 

Norden - v/a

Dealers OF Nordic Music est un duo qui a décidé d’aller porter la bonne musique scandinave à travers le monde par l’intermédiaire de compilations. Entre pop et électro, les artistes présents sur cette compilations ont tous pour point commun de proposer un titre moderne et bien dans l’air du temps, qui marie allégrement guitares et beats électroniques. Plutôt réussie dans l’ensemble, cette compilation donne un aperçu séduisant et assez juste de la production scandinave actuelle, toujours aussi variée soit dit en passant. (3.0) Benoît Richard

 

Rinocerôse - Schizophonia

Voici une chronique qu’on aurait aimé ne pas faire, tant on tenait en estime Jean-Philippe Freu et Patou Carrié, capables de mélanger depuis bien longtemps la pêche d’une guitare à l’électronique tendance house. Le nouvel opus lorgne sans vergogne vers la Grande Bretagne , quelque part au tournant des années 80 et 90. On évitera de parler d’opportunisme, tant cette période musicale fait partie depuis longtemps de Rinocerôse. Accentuant plus largement le versant « rock » de leur musique , invitant de vieilles gloires de la pop à venir poser leur voix, Rinocerôse entreprend un album au son massif, connoté, mélange de New Order et de Primal Scream façon 2000s, qui sonne comme un petit frère moins génial du darkdancer des Rythmes digitales. Un album au son tellement massif qu’il perd son âme, l’identité du groupe et rend indigeste la lecture en enchaîné de tout l’album qui bourrine plus qu’il ne percute. On aurait toléré l’exercice d’un groupe de perdreaux de l’année. Moins, pour un groupe à discographie glamour déjà garnie. Erreur de parcours ? (1.0) Denis Verloes

(V2/SonyBMG) – Le site officiel

 

Sofa ep

Sofa est une jeune formation havraise qui propose ici un ep de pop/rock de facture très classique qui rappelle des formations dans le style des anglais de Muse. Avec un chant assez pénible, le groupe met en place des morceaux qui laissent entrevoir une capacité à créer des mélodies empruntes d’un lyrisme pompier qui n’avantage pas vraiment le groupe. Espérons qu’à l’avenir, que Sofa saura s’affranchir de ces tics de jeunesse et proposer une musique beaucoup plus personnelle. (1.0) Benoît Richard

(www.sofamusic.net - 2005)

 

v/a - In The Club 3 by Didier Sinclair

Didier Sinclair résident de Radio FG, est un des DJs incontournables de la scène électronique française actuelle. A ce titre, il propose de nombreux mix dont ce dernier dans lequel on découvre une poignée de titre lectro/techno/house dont Daft Punk (remixé par Vitalic), Mylo, Lindstrom, M.A.N.D.Y., Tomas Andersson (remixé par Tiga), ou encore Yoshimoto. une compilation assez pointue, qui concernera avant tout les amateurs du genre et les aficionados du dance-floor. (3.0) Benoît Richard

 

 

The Lucy Show - Mania

Décidément le label Words On Music aime les rééditions de vieux albums. Ici un album de 1986 signé The Lucy Show dévoile un pop post-punk made in 80’s qui rappelle Echo & The Bunnymen, Felt ou encore Pale Saints. Pop-songs romantiques, productions sèche, comme à la plus belle, époque donnent à cet album un aspect nostalgique et devrait combler sans problème ceux pour qui ce genre de production et de son a encore un sens. (3.0) Benoît Richard

(www.words-on-music.com - 2005)

 

Mattafix - Signs Of a Struggle

Mattafix est un duo d’anglais qui réussit avec ce premier album et un single plus que porteur (Big city life) le pari de réunir sur un même disque pop, dub, électro, folk dans un mélange des plus digestes et véritablement taillé pour atteindre les sommets de charts. Très simple et très directe l’album Signs Of a Struggle montre un duo très doué pour les mélodies et les arrangements. Imaginez les Beatles et Massive attack dans un studio et vous aurez peut-être un début d’explication qu'à à la réussite de cette alchimie. Un brin glamour, Mattafix enchaîne les titres sans temps mort et démontre une belle maîtrise sur la longueur. (4.0) Benoît Richard

(www.mattafix.fr - 2005)

 

Austin Newcomers - locked

Nouveaux venus sur la scène "rock actuel", Austin Newcomers, mené par les frères Cobb, conduisent leur musique du coté du rock à guitares, avec des riffs accrocheurs et des mélodies efficaces sur des terres, certes balisées et balayées maintes fois par des formation du même genre, mais qui révèlent un album d’une grande fraîcheur.

Avec de nouveaux musiciens, (dont  deux ex-Gingko), Austin Newcomers a enregistré ce ep en conditions live. D’où sans doute l’énergie et l’aspect brut qui ressort à l’écoute du disque. (3.5) Benoît Richard

(www.lesonotone.com -2005)   www.austin-newcomers.com 

 

Zenzile - Bass culture : a zenzile mix

Après avoir fait paraitre un album en cette année 2005 Modus Vivendi, Zenzile revient avec un mix dub dans lequel ces angevins d’origine ont mis un peu de leur discothèque personnelle, à savoir quelques titres fameux issus dud repertoires de formations d’hier et d’aujourd »hui. Des ancêtrs Lee Scratch Perry ou Sly & Robbie aux rois du groove langoureux des autrichiens de Tosca, il n’y a qu’un pas que Zenzile nous fait franchir sans problème et avec beaucoup de plaisir. (3.5) Benoît Richard

(wagram -2005)

 

Bikini Rumble - almost Hydrofoiling

Un groupe qui sample un vieux titre salsa de Bernard Lavilliers ne peut pas être totalement mauvais. Bien au contraire, car les Bikini Rumble ont le groove à fleur de peau et ça se sent. Et si l’album regorge de samples roboratifs et groovy, si la sensualité affleure sur chaque titre, si les guitares se mêlent si bien aux sonorités douces, c’est que le groupe a trouvé l’alchimie parfaite pour produire un album à dominante downtempo mais qui n’hésite pas, quand il le faut, à aller du coté de l’électro, du hip hop ou même du rock. Et c’est réussi ! (4.0) Benoît Richard

(www.monteramusic.com - 2005)   www.bikinirumble.co

 

Dupain - Les vivants

Dupain, formation marseillaise, auteur de deux albums très intéressants, nous fait découvrir sa musique vivante, universelle et cosmopolite. Pas vraiment world music, pas vraiment chanson, Les Dupain naviguent à vue et sans barrière dans un univers musical immense dans lequel ils déclinent leur pensée et leur vision du monde et de la société. Voyage musical et dépaysement sonore sont une fois encore au rendez-vous avec ce troisième album. (3.5) Benoît Richard

(www.label-bleu.com - 2005)   www.dupainweb.com 

 

Mansfield TYA - June

Composé d’un duo femme/femme, Mansfield TYA est une formation nantaise qui, avec un violon, une guitare, un piano et une voix réussit à toucher au cœur, simplement, grâce à des textes chantés en anglais ou en Français. Avec peu d’égal en France, ce duo a rodé ses chansons aux 4 coins de la France... et d'ailleurs avant de faire paraître ce premier album. Avec beaucoup de simplicité et de douceur leurs chansons aux allures de musique de chambre séduisent par leur imperfection, et dévoilent un univers très personnel et un caractère bien trempé. Dommage que l’ensemble s’avère au final un peu répétitif. Mais gageons, qu’à l’avenir, ces deux filles sauront ouvrir un peu plus leur univers. (3.5) Benoît Richard

http://mansfieldtya.free.fr - 2005

 

Black Dice - Broken Ear Record

Après deux albums particulièrement difficiles d’accès, le combo américain de DFA revient avec un troisième album moins torturé. Presque mélodique même, qui contient, disons le clairement, un tube, « Smashing Off ». Naviguant entre expérimentations en tout genre, voix d’outre-tombe incompréhensibles, grésillements intempestifs et bruit général, Broken Ear Record confirme la tendance de Black Dice à produire des albums éprouvants, difficiles à assimiler mais au final particulièrement fascinants et hypnotiques. Grand disque donc, qu’on évitera toutefois d’écouter au saut du lit. (4.0) Olivier Combes

(DFA / EMI - 2005)

 

Arctic Monkees - I Bet You Look Good On The Dancefloor ep

Le buzz en Angleterre est énorme. Ils seront à n’en pas douter la révélation de l’année 2006, si ce n’est celle de 2005. Après une guerre de signature hallucinante, c’est Domino qui sortira début 2006 le premier album des Arctic Monkees, groupe anglais comme seule la perfide Albion sait nous en proposer. En guise de hors d’œuvre, un premier Ep tout simplement parfait, avec dans la catégorie « tube de l’année », le splendide I Bet You Look Good on the Dancefloor d’une efficacité à toute épreuve. Du riff de guitare, de la batterie, des chœurs et de la rapidité d’exécution, tout y est, soutenue par une production monstrueuse. Quant aux deux autres titres, moins rentre dedans, ils tiennent le cap, surtout Chun Li’s Spinning Bird Kick, un instrumental endiablé qui fleure bon les 70s. Il y a quelques semaines, les Arctic Monkees jouaient à l’Astoria à Londres. Un show sold-out, dont les places au marché noir se vendait plus de 100£ (!), alors que le groupe n’a aucun album à son actif. Qu’on se le dise, ces gamins (moins de 20 ans) ont l’avenir dans leurs mains. Et l’Angleterre à leurs pieds. Le Monde devrait suivre. (4.0) Olivier Combes

(Domino/Pias – 2005)

 

Books On tape - Dinosaur Dinosaur 

Si le précédent album de Books On Tape Sings the blues avait quelques chose de roboratif et de gentiment excitant, malgré la surdose de breakbeats et de samples en tout genre, ce nouveau volume des aventures sonores de Todd Matthew Drootin, n’ a pas vraiment pas grand chose pour lui et n’apporte rien de neuf par rapport au précédent. Caractérisé par son auteur de "beatpunk", Dinosaur Dinosaur supporte mal une écoute entière tant le format parait ici usé jusqu’à la corde. Répétitif, sans finisse, Books On Tape joue son electro hip hop plan-plan, et finit par nous ennuyer profondément. (1.5) Benoît Richard 

(Alien8 - 2005) 

 

Mademoiselle K ep

Mademoiselle K c’est une jeune femme, sa guitare et sa suite basse-batterie. Un son un peu Lo-fi (façon Blur époque song 2 dont on aurait dégommé toute production), des petites histoires très personnelles, incisives qui parlent de déceptions/ réflexions amoureuses et du regard des autres sur la personne réelle ou fictive, de Mademoiselle K. Le grand potentiel de la demoiselle, c’est sa voix, taillée pour le rock : âpre et légèrement fissurée. Son efficacité : les textes. Ils collent à la personnalité mais pêchent parfois encore par excès d’enthousiasme. Un point à améliorer : la richesse mélodique. Le rock plaqué est finalement assez conventionnel et ne désert pas forcément la Belle. Néanmoins , y’a quelque chose… On attend la suite. (3.0) Denis Verloes

www.spleen-productons.com  Ecouter à l’ombre

 

The Time flys - Fly

Suivant, s’inspirant, (copiant) d’une voie tracée par d’un côté les mélodies Lo-Fi des White Stripes, et de l’autre de groupes punk second couteaux style Prefects, Fly est un album heavy punk pop qui n’a aucune prétention si ce n’est celui de creuser plus profond le sillon d’un genre qui a (re)trouvé ses fans, et dont le I should coco de Supergrass était, à l’époque, la version pop propre sur elle. Rien de bien neuf, ni de bien original à se mettre ici sous la dent, si ce n’est une énergie sincère et des coups de pieds à mettre dans les étagères de nos chambres. Pourtant, à moins d’être (re)devenu inconditionnel du genre, aussi vite écouté qu’oublié, à l’exception du foutrarque teenage tears beach boysien . (2.5) Denis Verloes

(Birdman records/Chronowax - 2005)

 

The Young gods - XX Y(ears)

20 titres, vingt ans de carrière… Un double best of pour ce trio suisse apparu au milieu des années 80 ; né de la scène rock industriel et de l’électro. Un groupe qui a réussi, à l’époque à intéresser une scène mouvante à son électronique encore balbutiante, mais beaucoup plus charnelle et « biologique » que nombre de productions de l’époque (Front 242), dans un genre sans instrument acoustique. Oui mais… 20 titres compilés, 20, vingt années… on comprend bien la démarche qui ne nous dispense pas, d’ailleurs, de certaines longueurs. Car certains titres semblent avoir pris de l’âge avec difficulté et auraient sans doute gagné à disparaître de la compilation. 20 remix du groupe, c’est encore plus…  D’autant qu’on a du mal à y repérer les quelques perles de remixeurs qui auraient pu y apparaître. Malencontreusement cela ressemble plus à un argument marketing qu’à une véritable valeur ajoutée artistique. Soit 40 plages d’un groupe qui « a vécu » et dont, à l’exception des fans, on se demandera avec étonnement pourquoi il fait l’objet, aujourd’hui, d’une telle compilation mastodonte… (2.5) Denis Verloes

Pias - 2005 (Site officiel)

 

The Wilderness - Wilderness

Difficile de décrire le genre  dans lequel officie The Wilderness. Post punk, post post post punk à tendance aérienne, clin d’œil antinomique aux classieux Interpol et Radio 4 en provenance des Etats-Unis ? Toujours est – il que Wilderness est un album somme d’une démarche et d’un son particulier, qui ne laisse pas indifférent. Soit on aime, soit on déteste. Pas de milieu. Il y a d’abord cette guitare sous mixée, aérienne (façon U2, mais U2 quant à lui, surproduit) et pleine de delay qui se dilue en lave sonore de titre en titre sans se préciser jamais, relayé de ci de là par des trouvailles sonores. Il y a cette basse presque invisible mais dont les effets sont quasi physiques. Cette batterie par opposition étonnement claire dans les coups de caisse et de splash, qui se pique presque de jouer les meneuses. On songe à Joy Division pour l’atmosphère, mais seulement pour l’atmosphère. Puis la voix du fontman vient poser un phrasé plus qu’un chant, haut perché et erraillé, sorte de John Lydon façon P.I.L mais qui, alors, aurait troqué sa rage image de marque en diatribe avec un parterre à conquérir. Une voix au mode narratif dupliqué au fil des 10 titres. On aime ou on déteste. Seconde option pour votre serviteur qui trouve qu’elle lasse et pourrit l’album. (1.0) Denis Verloe Jagjaguwar/Chronowax - 2005

 

Les rythmes Digitales - Darkdancer

Si Darkdancer en avait fait sourire quelques uns à l’époque où le revival 80’s commençait seulement à sévir (on voit où on en est maintenant !), on se rend compte que six ans après sa sortie initiale, l’album n’a pas pris une ride. Mieux il s’est bonifié avec le temps ! Et d’ailleurs ce n’est pas un hasard si Stuart Price, alias Jacques Lu Cont, est aujourd’hui un producteur recherché, puisque même Madonna s’est attachée ses services pour ses récents albums. Aujourd’hui agrémenté d’un cd bonus comprenant des remixes et des vidéos, Darkdancer ressort chez les disquaires. L’occasion pour ceux qui seraient passés à coté de ce petit phénomène, de jeter une oreille à cet excellent album. (5.0) Benoît Richard

(Wall of sound/pias - 2005)

 

Big Shug - Who’s hard ?

Comme il est dit dans le disque : Big Shug fait partie de la Gangstarr Foundation. Un MC qui est d'abord apparu ici et là dans quelques collaborations avent de faire paraître aujourd’hui son premier album Who’s Hard ?, sous le haut patronage de Gangstarr. Avec une production confiée à Dj Premier hormis quelques titres produits par The Alchemist, l’album déroule un hip hop solide mais de facture très classique. Sur un flow efficace et bien posé, on découvre des samples habituels (soul, blaxpoitation…). L’ensemble sonne par moment old-school. Au final, un album assez inégal mais malgré tout plaisant à écouter. (3.0) Benoît Richard

(Sure Shot Recordings/pias - 2005)

 

Arno - Live in Brussels

Arno fait partie des figures incontournables de la chanson francophone. Et comme tous les monstres, quand il monte sur scène on l’aime ou le déteste. Il n’y a pas de demi mesure. Sa voix rappeuse jappant des paroles en français tintées d’un léger actent flamand, Arno est viscéral. Dans le feu des projecteurs, il donne sans concession, généreux et torturé. Et s’il ressemble surtout au poivrot du troquet d’en face, vissé sur une chaise haute, une fois que les notes s’envolent, c’est une étoile qui s’illumine. Accompagné d’un simple piano à queue, d’un guitare et de quelques notes d’accordéon, son talent se déchaîne. Arno est blues, Arno est Jazz, il est surtout Rock&Roll dans ce melting pot de ses meilleurs tubes agencés de façon homogène. L’auditeur est scotché, immédiatement plongé dans le monde d’Arno. On s’y croirait !!! (5.0) Hervé Verloes

(EMI - 2005) www.arno.be

 

Anis - La chance

Anis ne sent pas le pastis car Anis n’est pas né dans le sud mais dans la banlieue parisienne, même si ses origines sont du coté des terres ensoleillées. Il se raconte dans cet album sans se la raconter avec son accent, sa gouaille, ses musiques un peu jazz, un peu manouche, un peu reggae, son coté séducteur qui en ferait presque une sorte de nouvel Henri Salvador. Quoi qu’il en soit un premier album bien sympathique pour un artiste qui ne manque pas d’attraits. (3.5) Benoît Richard

(Virgin - 2005)

 

Jumbo Jet - elle m’a dit d’aller siffler lao sur la colline

Voici le projet bien singulier d’un musicien liégeois nommé Jean-Michel Leclerc qui présente ici un album dans lequel il a retravaillé au laptop des sonorités rapportées d’un voyage au Laos en 2004. Au-delà de la simple curiosité musicale et du coté world music que peut revêtir ce genre de projet, l’album dégage une vraie fraîcheur et une manière toute particulière et très libre d’appréhender les sonorités exotique. Mélange très digeste d’électronica et de world music, elle m’a dit d’aller… (malgré sa courte durée) se révèle passionnant de bout en bout, proposant ainsi un album rare, sautillant, léger et fort charmant comme l’électronica nous en offre rarement. Une vraie découverte ! (4.5) Benoît Richard

Carte postale records - 2005

 

Dj Hell - Best of Hell

Dj Hell, c’est le DJ, producteur incontournable et patron du label Internationnal Deejay, artisan du son electro techno, body-music et tout ce que vous voulez… qui a su donner leur chance à des gens tels que Miss Kittin, The Hacker, Fischerspooner ou Vitalic. Aujourd’hui il présente une petite anthologie ses productions techno avec un double cd dans lequel il revisite ainsi ses treize années d’activités. D’abord avec un premier cd : Grossenwahn 1992-2005, compilation de ses plus fameux morceaux, et ensuite avec Automation Durch monotonie, assemblage judicieux et passionnant de relectures de titres originaux du maître signées Superpitcher, Peter Kruder ou encore Dave Clark. Les amateurs du son Gigolo seront une fois encore plus que comblés. (3.5) Benoît Richard

(Gigolo records - 2005)