roman

Vendela Vida - Sans gravité

Éditions de l'olivier - 247p, 21€ - 2005

[4.0]

 

    

    Par un après-midi de décembre, Ellis, étudiante de 21 ans à l'université Columbia de New-York, se fait agresser par un inconnu, dans un parc. Il lui braque un pistolet sur la tempe et la menace de la tuer car lui aussi veut en finir avec la vie ! Et puis, miracle, Ellis s'en sort miraculeusement. Mais au sortir de cette expérience, le traumatisme s'ancre profondément en elle, et de manière insidieuse.

De plaintes aux agents de police, aux rendez-vous chez le psy, la rumeur qui gronde sur le campus, Ellis s'éparpille et ses tempes bourdonnent. Il y a son petit ami Tom qu'elle décide de ne plus voir, la rencontre avec "l'ambassadeur du monde" et un joueur de hockey. Ellis sort, tente d'exorciser son cauchemar. En mal. Pour les fêtes de Noël, elle rentre chez ses parents, à San Francisco, revoit un ancien petit copain et également sa soeur Freddie, qui est partie étudier à Oxford.

 

    La vie d'Ellis n'a rien d'extraordinaire. Jusqu'au jour de son agression, c'était une étudiante quelconque, douée, intelligente, rieuse et volubile. A compter de cette après-midi noire, Ellis devient taciturne, tente de comprendre, se couvre le corps, se mutile les cheveux, est obsédée par une odeur d'ail dans son appartement. Et puis, il y a les résurgences de son adolescence, période durant laquelle son père est parti du foyer pour revenir un jour, sans mot dire, juste "habité par le regret", mais silencieux.

 

    Sans gravité est un roman qu'on lit avec beaucoup de passion. La fascination pour l'héroïne du livre et le style de l'auteur est immédiate et opère un charme instantané. Il n'y a pas d'exploration psychologique poussée du traumatisme de la jeune femme, et c'est agréable. Personnellement j'ai lu le roman de Vendela Vida comme j'ai dévoré et adoré La cloche de détresse de Sylvia Plath, sur un thème autre. 

 

Stéphanie Verlingue

 

Date de parution : février 2005

 

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