BD

Catel & Grisseaux - Lucie la funambule   

Casterman - 2004

 

 

 

    Dans le premier tome de cette série paru en 2003, Lucie, le personnage central de l’histoire, réalisait son rêve : fonder une famille, avoir un mari et un enfant. Mais malgré ce bonheur, elle finissait par se laisser gagner par la lassitude et par la lourdeur du quotidien, et semblait se prendre d’amitié (amoureuse) avec Yann, un musicien rencontré dans un train. Prise entre deux feux, elle ne sait se résoudre à choisir entre son idéal et ses rêves…

 

    Cette nouvelle série, qui s'inscrit dans la lignée du Journal de Bridget Jones voit, dans ce second volume, notre héroïne Lucie une fois encore en proie à ses tourments. De retour d’un voyage dans le désert avec ses copines où elle comptait bien se ressourcer et trouver la solution, la jeune femme n'arrive toujours pas à se décider. Tiraillée entre son désir, sa culpabilité, les libertés qu'elle a acquises et celles qu'il lui reste à conquérir, Lucie tente de retrouver un équilibre et de remettre de l’ordre dans sa vie.

 

    Sorte de Monsieur Jean (Dupuy & Berbérian) au féminin, Lucie est un personnage contemporain qui se retrouve aux prises à des problèmes de femmes d’aujourd’hui, une crise qui touche bien souvent les femmes entre 30 et 40 ans. Lucie est donc un personnage emblématique, représentatif d’une époque, auquel il est assez facile de s’identifier au vu des situations bien concrètes dans lesquelles elle se trouve la plupart du temps.

 

    A la fois sensible et réaliste, cette histoire touchera sans doute plus les filles que les garçons, mais ces derniers pourront tout même y trouver sujet à réflexion et y découvrir la manière dont les femmes peuvent appréhender les choses de la vie, même les plus banales.

 

    La funambule s’avère être une suite plutôt réussie de cette une chronique douce-amère entamée avec le train fantôme. Une histoire de citadine d’aujourd’hui, pleine de défauts et de qualités, qui doute souvent mais qui se révèle la plupart du temps très humaine… et c’est pour ça qu’elle est si attachante.

 

Benoît