5+5 = les disques préférés de Benjamin Dierstein

En plus d’être un excellent auteur de polar, Benjamin Dierstein est aussi un passionné de musique. On lui a demandé son 5+5 pour en savoir un peu plus sur ses goûts musicaux…

benjamin dierstein

On a salué dans nos pages littéraires la formidable trilogie policière (Bleu-Blanc-Rouge, L’Étendard sanglant est levé), 14 juillet) de Benjamin Dierstein, mais aujourd’hui on s’intéresse ici aux goûts musicaux de cet auteur, également à la tête du label rennais Tripalium records. dédié aux musiques techno.

5 disques du moment :

Joey Valence & Brae – No Hands

Ca ne réinvente pas vraiment le hip-hop, mais pour tous les fans des Beastie Boys et des instrus à la sauce 90s, c’est de la pure balle. Le track « The Baddest » est une bombe nucléaire.

FKA Twigs – Eusexua

Une artiste complète qui compose, écrit, produit et interprète ce qui se fait de mieux aujourd’hui sur la scène électronique pointue qui lorgne vers le mainstream. Des morceaux qui prennent au tripes, le tout dans une pure tradition UK.

Amor Satyr – Lumen

Un des meilleurs producteurs de la scène électronique française actuelle, qui allie à merveille les influences tribe 90s à une pure culture bass. Ca kicke, ça breake, c’est pointu et en même temps archi dancefloor : dès que le track est fini, t’as juste envie de le remettre.

Eloi – Pyrale

Un EP sorti il y a déjà trois ans mais qui reste résolument moderne dans sa manière de mélanger techno, pop et chanson. Idéal pour danser et pleurer en même temps. Un slow à 140bpm, t’y crois pas ? Essaye « Jtm de ouf ».

Bloody Mary / Human Rebellion – Acid Avengers 034

La dernière sortie de la série Acid Avengers sur mon label Tripalium Corp : une productrice allemande et un duo français pour un split EP qui ravira les fans d’acid.

5 disques pour toujours :

Renaud – Laisse béton

« Laisse béton », « La chanson du loubard », « Je suis une bande de jeunes »… Que des morceaux cultes sur cet album de Renaud qui fleure bon l’asphalte de Paname, les bastons et l’accent titi.

Bérurier Noir – Abracadaboum

L’album le plus fun des Bérus, plus coloré que les précédents, pas le préféré des puristes mais pour moi le plus créatif avec un dosage parfait d’humour et de violence : c’est du cirque à la sauce kepon.

Dontcha – Etat brut

Oublié, sous-estimé, Dontcha c’est pour moi le joyau brut de la génération rap hardcore 2000s. Le plus amer de tous avec des instrus énormes, un flow brutal, et des feat magiques avec Tandem, Diams, Lino, Pit Baccardi…

The Prodigy – Experience

Synthés rave, rythmiques jungle, hoovers, vocaux ragga… tout le pur son UK hardcore de 1992 est là dans ce premier album de Prodigy.

James Holden – The idiots are winning

A la fois d’une beauté à tomber et complètement barré, l’un des albums les plus subtils de l’histoire des musiques électroniques. A écouter avec le volume à fond pour se faire un trip intersidéral, comme d’autres le faisaient avec du Pink Floyd quarante ans plus tôt.

« 14 juillet » : de Benjamin Dierstein : au coeur des années Mitterrand

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.