Le printemps est enfin là, les jours rallongent et se réchauffent. Toujours une période riche musicalement et 2026 ne devrait pas déroger à la règle. Entre les revenants légendaires, les groupes cultes ressuscités et les artistes hype de l’époque, les platines vont chauffer jusqu’en juin. Voici déjà 10 albums qu’il ne faudra pas rater.

Thundercat – Distracted (3 avril)

Six ans. Six longues années à ronger son frein pendant que le reste du monde allait à toute vitesse. Thundercat, bassiste prodige et doux rêveur cosmique, revient enfin avec Distracted, cinquième album studio au casting vertigineux. Tame Impala, Asap Rocky, WILLOW, Lil Yachty et le regretté Mac Miller viennent tous prêter main forte sur des compositions entre jazz, soul et musiques électroniques au groove solaire.
WU LYF – A Wave That Will Never Break (10 avril)

Un album et puis s’en va. Trajectoire de comète – élevée au rang de culte par les fans – que celle de WU LYF qui avait surgi de nulle part en 2011 avec Go Tell Fire to the Mountain, enregistré dans une église désaffectée, et disparu presque aussitôt après, Ellery James Roberts ayant claqué la porte en plein succès, incapable de supporter ce qui arrivait. Les revoici quinze ans plus tard pour un second disque forcément attendu au tournant.
Jessie Ware – Superbloom (17 avril)

Il y a des artistes qui vieillissent, et d’autres qui s’épanouissent. Jessie Ware appartient résolument à la seconde catégorie. Depuis What’s Your Pleasure? en 2020, la diva londonienne a fait de la piste de danse son jardin, construisant album après album un univers disco-soul où esprit et groove forment un tandem de choc. Superbloom, son sixième disque, promet d’être encore plus ambitieux au vu des premiers extraits.
Tomora – Come Closer (17 avril 2026)

Le morceau Ring the Alarm sorti en fin d’année dernière a mis une touche electro-psychédélique et un peu de mystère dans les playlists hivernales. Derrière ce “nouveau” groupe se cache en réalité Tom Rowlands des Chemical Brothers et la chanteuse Aurora. Leur album à venir promet son lot d’étrangeté et de pop électronique, parfait pour électriser le printemps.
Maxwell Farrington & Le SuperHomard – Window Tax (24 avril 2026)

Entre pop orchestrale et rêverie douce-amère, Maxwell Farrington & Le SuperHomard reviennent avec un troisième album élégant et intemporel sur le label Talitres. Enregistré en Angleterre, et produit par Mike Lindsay, ce disque aux arrangements luxuriants mêle mélancolie feutrée et fantaisie baroque, porté des mélodies solaires. D’ores et déjà un must en matière de pop pour ce printemps !
Kacey Musgraves – Middle of Nowhere (1er mai)

Retour aux sources pour Kacey Musgraves. Signée sur le label de ses débuts, voici un disque qui promet d’être plus proche de ses racines country que jamais. Écrit durant une période de réflexion post-rupture, avec du pedal steel, de l’accordéon, des rythmes de dancehall texan, des touches de bluegrass glissées ça et là. Elle retrouve ses collaborateurs de longue date et s’entoure de Willie Nelson, Miranda Lambert, Billy Strings et Gregory Alan Isakov pour un casting qui dit clairement où elle est : chez elle.
Aldous Harding – Train on the Island (8 mai)

Quatre ans après Warm Chris, la douce néo-zélandaise revient avec son cinquième disque, enregistré une nouvelle fois avec son complice de toujours John Parish, l’homme qui produit aussi PJ Harvey et Dry Cleaning. L’une des voix les plus singulières de l’art pop, qui promet de naviguer avec beaucoup d’élégance une fois de plus entre folk et bedroom pop faussement minimaliste.
Broken Social Club – Remember The Humans (8 mai)

Neuf ans que le supergroupe de Toronto n’avait rien sorti mais ils sont restés en forme, revisitant leurs œuvres studio et tournant pour les anniversaires de leurs anciens albums. Ils retrouvent pour l’occasion leur premier producteur David Newfeld dans une réunion qui ne mise pas tout sur la nostalgie mais sait s’appuyer sur les fondations indie-rock habituelles.
Paul McCartney – The Boys of Dungeon Lane (29 mai)

A-t-on vraiment besoin d’expliquer par A + B pourquoi un nouvel album de Paul McCartney fait partie de cette liste ? 83 ans au compteur, profitons du vieux père comme il se doit.
Temples – Bliss (26 juin)

Une curiosité à venir pour les rockeurs de Temples, toujours prêts à utiliser leur amour des synthés et qui ici annoncent leur album le plus dancefloor compatible. « Kylie Minogue rencontre Daft Punk, rencontre Temples » prévient le chanteur James Bagshaw. Tout un programme donc.
NB: Évidemment la liste est non exhaustive et la rédaction se fera un plaisir de relayer petits comme gros disques à venir.
