Julian Casablancas – Phrazes for the young

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Je crois que le plus gros †œproblème† rencontré par Julian Casablancas à  la sortie de phrases for the young, c’est en fait d’être le troisième de la bande aux Strokes à  sortir son album solo. Du coup on sait ce dont sont capables les autres évadés.

Pour le reste son album est honorable. Il ne révolutionnera pas l’histoire de la pop, mais rien que sa production massive, le sauve d’une bonne masse de récupérateurs des années 80 moins inspirés.

Parce que quand Julian Casablancas essaie de se détacher des Strokes« en fait, il fait du Strokes qui regarderait avec insistance du côté des années 80. Du coup, sur ses huit titres en forme d’album en rouge et noir, comme dirait Jeanne Mas, il nous gratifie de huit plages »d’une formule Strokes hypervitaminée comme sur is this it ? mais passée à  la moulinette de la guitare synthétique des eighties.

Quelques fois c’est percutant, et on se rend compte qu’il n’y a qu’un pas et une grosse dose de bon goût entre Van Halen et Julian Casablancas (out of the blue et Left &right in the dark, judicieusement placés à  l’entame du disque). D.’autres fois, c’est plus brouillon moins inspiré. Mais dans ces cas là , on se souvient qu’on est avant tout fan des Strokes, et que ce qui apparaît comme une face B d’un album des New Yorkais trouve encore de quoi nous satisfaire (Ludlow St.)

Mais il y a quand même, il faut bien l’avouer » plusieurs plages un peu poussives. Glass qui pousse le bouchon eighties jusqu’à  l’écoeurement en est un bel exemple. Tourist, qui sent le vide, également. Et dans ces cas là , même si ça ne dure que le temps de huit titres bien compressés, on ne peut s’empêcher de jouer la comparaison avec Albert Hammond Jr, qui a décidé quant à  lui de s’évader pas franchement plus loin des Strokes originels, mais avec la gageure d’y arriver avec plus de maestria pour le guitariste que d’efficacité chanteur.

Le résultat d’écoute donne un album relativement digeste, que les fans glisseront sans doute dans leur lecteur avec plaisir, comme ils le firent avec les albums de Little Joy aka Fabio Moretti ou d’Albert Hammond Jr. C.’est dans la comparaison entre les membres que va se jouer toute la différence. l’album de Casablancas peine à  trouver un vernis, une étincelle ou même une patine quelconque qui lui donne un peu plus que juste de la »sympathie bonhomme » là  où une magie étrange auréole les sorties de Hammond Jr. Et phrazes for the young de se révéler une distraction,  agréable en marge de l’ambiance Strokes que Casablancas convoque plutôt qu’il ne la provoque. Sympa. Mais peut mieux faire. Pourquoi pas avec les Strokes d’ailleurs ?

Denis Verloes

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Tracklist

01. Out Of The Blue 4:41
02. Left & Right In The Dark 4:54
03. 11th Dimension 4:03
04. 4 Chords Of The Apocalypse 4:59
05. Ludlow St. 5:42
06. River Of Brakelights 5:08
07. Glass 5:20
08. Tourist 5:02

Date de sortie: 20 octobre 2009
Label: Columbia / SonyBMG

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Ecouter l’album via Spotify

La vidéo de 11th dimension via Youtube

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Alex
Invité
Alex

je pense que c’est album très abouti et pleinement assumé – l’esprit strokes? ben qui drive les stokes??!
Casablancas est un type assez génial, touchant, aux textes profonds et dont le raffinement mélodique est rare.. dextérité, raffinement, beauté noire, vivacité 80′ et fluo
romantisme contemporain..
magnifique album.

A.