5+5 = les disques préférés d’Antoine Pesle

Découverte de 2019, Antoine Pesle propose Hi-fi Romance, un premier album d’une grande maturité et très réussi. Pour en savoir plus sur ses influences, on lui a demandé de commenter 10 albums chéris.

antoine pesle
© Andrea Montano
Co-producteur pour Juliette ArmanetAntoine Pesle présente en cette fin d’année 2019 son premier album solo Hi-fi Romance. Inspiré notamment par Connan Mockasin et Mac Demarco, le musicien et chanteur français livre onze compositions délicieuses dans un style electro pop varié, très cosy et très agréable. Un disque plein de charme et de promesses mais également de maîtrise pour un garçon que l’on espère retrouver dans les années à l’avenir parmi les producteurs français qui comptent… que ce soit devant ou derrière la console.

5 disques du moment :

Tyler – Igor
Pour moi, c’est l’album de l’année 2019 avec le dernier Solange. Igor est le premier album de Tyler que je détache du truc Hip-hop, c’est un disque de pop qui s’écoute d’une traite, et ça c’est quelque chose que j’affectionne, lorsqu’on sent un artiste du début à la fin d’un disque. Il a une super utilisation du sample. C’est moderne.

Foxygen – Seeing other people
j’étais passé à côté au moment de la sortie. A la première écoute, ça m a fait penser aux Bowie fin 70’s début 80’s. Le chanteur défonce, la prod aussi. Pas de concert prévu pour ce disque. dommage.

Toro y moi – Soul trash
Je suis toujours attentif à ce que fait ce gars, il est très productif. Là, il s’agit d’un disque de démos ou des tracks mis de côté. J’aime bien ce genre de disque pas fini, qui ressemble à une mixtape, ça sonne brouillon mais c’est cohérent dans l‘ensemble, tout de même.

Bobby Caldwell – cat in the hat
Je ne connaissais pas ce chanteur des années 80. Sur ce disque,  il n’y a rien à dire, les chansons sont top, le son est superbe. Je ne sais même pas si le gars est une star ou quoi, en tout cas j’étais passé à côté.

Rythm and sound feat Paul Sy hilaire – Showcase
Je suis retombé sur ce disque l’autre jour. C’est un disque que j’ai rincé plus jeune, j’étais tombé dessus à l’origine  chez ma grande soeur, dans les années 90. La vibe est top, ça pose l’ambiance direct. Je peux écouter ce genre de dub electro pendant des heures, un truc organique dans la prod qui fait que ce disque dépasse les modes.

5 disques pour toujours :

Outkast – The Love Below
Ce disque est tellement riche ! On capte des références à des styles très différents, du funk, du folk jusqu’à la drum&bass. Comme « in search of » de N.E.R.D début 2000, c’est un album fait par des producteurs de hip-hop qui a plus un pied dans la pop que dans le gangsta rap.

Stevie Wonder – Fulfillingness’ First Finale
L album de Stevie Wonder dont je ne me lasse pas, pourtant celui que j ai le plus écouté, mon père le mettait souvent quand j étais petit. Y a tout dedans, des choses joyeuses ou tristes , des trucs dansant, d’autres calmes, des synthés magiques, des choses plus sobres. Il est au top à ce moment là en 1974. Là y a pas le tube relou à zapper comme sur d’autres albums de Stevie, genre un « Happy birthday » ou un « superstition » qu on aurait trop entendu.

Lucio Battisti – Io Tu Noi Tutti
Mon album favori de Lucio, Io Tu Noi Tutti est le plus américain de ses disques. J’ai découvert qu’il fut produit par Bones Howe, producteur des titres joués par Marty Mcfly dans Back to the futur, film que j’ai énormément regardé en vhs quand j’étais petit… Doit y avoir un lien.

McCartney – McCartney I
On dirait le premier album de pop indie, je crois que Mc Cartney a choppé un magnéto et des instruments pour l’enregistrer dans une maison à la campagne juste après la séparation des Beatles. Avec Stevie Wonder et Joao Gilberto, McCartney est celui dont les progressions harmonique m’émeuvent le plus. Le songwriting est limpide. Une chanson comme every night sur ce disque est un des nombreux bijoux pop qu’il a composés.

Joao Gilberto – Joao gilberto
Un des disques que j’ai le plus écoutés, je ne m’en lasserai jamais je crois. Il y a quelque chose de magique dans ce disque. Une guitare, une voix, quelques percus qu’on remarque à peine. Il a été enregistré dans les années 60 par Wendy Carlos, une musicienne et ingénieur qui vient de la musique électronique et qui a bosser sur des synthétiseurs Moog.

décembre 2019