Nos 50 albums préférés des années 80 : 18. The Police – Synchronicity (1983)

Pas forcément les « meilleurs » disques des années 80, mais ceux qui nous ont accompagnés, que nous avons aimés : aujourd’hui, Synchronicity, le dernier opus de The Police, sans doute leur monument.

The Police 1983
Photo intérieure de l’album par Duane Michals (Crédit photo the police.com)

Avant de conclure son show télévisé « Spectacle – Elvis Costello with…»[1] enregistré à l’Apollo Theater d’Harlem le 6 août 2008, Elvis interroge les trois membres de The Police réunis à l’aube de leur triomphale tournée de reformation : « Quelle est votre chanson préférée du groupe, les gars ? ».  Pour Andy Summers, c’est Message in a Bottle et son riff emblématique. Stewart Copeland, après avoir égrené une bonne demi-douzaine de hits de Police, répond qu’il y en a tellement qu’il ne sait laquelle choisir mais « peut-être Message » après tout. Quant à Sting, avec un sourire sardonique, il cite Mother et Miss Gradenko, soit les deux seules chansons de Synchronicity qu’il n’a pas écrites, sans doute les moins connues. Ce qui fera réagir Copeland : « Notez-le bien ! Il n’a pas toujours été comme ça ! »

Synchronicity rectoSynchronicity, sorti en juin 1983, et la tournée mondiale qui suivra, marqueront l’apogée et la fin de la carrière de ce supergroupe, mélange unique de new-wave, de rock progressif, de reggae et de jazz teinté d’une production innovante pour l’époque, d’une richesse musicale et lyrique hors normes. L’enregistrement de leur cinquième (et dernier) opus marque un changement… dans la continuité. Miles Copeland, le manager du groupe et l’un des frères de Stewart, a choisi avec le trio de reconduire la formule qui a fait le succès de l’album précédent, Ghost in the Machine : même co-producteur Hugh Padgham, et même studios d’enregistrement (l’Air Studio de Montserrat, alors propriété de George Martin avec l’ingé son R. Blauel) et de mixage (le Studio, à Québec où opère
R. Wheelan).

Le changement réside surtout dans les nouvelles textures sonores déjà expérimentées sur Ghost… :  des sonorités plus expérimentales supplantent les rythmes reggae, jusqu’alors signature du groupe. On y entend des influences new wave, rock progressif et même jazz voire latino-africaines par l’utilisation de synthétiseurs, de rythmes complexes et d’effets sonores innovants générés grâce à la console Neve 8078, la Rolls de l’époque avec ses 24 pistes. Copeland remanie complètement son jeu de batterie pour un son plus brut, même si ce dernier reste immédiatement reconnaissable.  Les textes ambitieux abordent des thèmes universels comme l’amour, la solitude, la peur et la quête de sens ou la jalousie et l’obsession avec une profondeur psychologique – j’ose dire intellectuelle – rare en ces années 80 où dominent surtout les délires capillaires…

Synchronicity versoEn fait, le maître mot de cet album, c’est « séparation ». D’abord sur la pochette, totalement inédite par rapport aux autres albums du groupe. Aux trois visages ou sortes d’idéogrammes sur Ghost in the machine sur un même plan succèdent désormais trois séries de photos superposées sur fond de trois couleurs différentes. Ensuite, si chaque instrument est enregistré live sur une prise (la marque de fabrique du groupe), les trois musiciens se trouvent dans des pièces séparées : Copeland a disposé sa batterie dans la salle à manger à l’étage, celle-ci disposant d’une meilleure réverb selon H. Padgham. Sting est dans la pièce de la console, et communique avec Copeland via un circuit vidéo, et Summers joue dans la pièce d’enregistrement. Pour Hugh Padgham [2], cette disposition inédite est apparue évidente, pour obtenir autant un son optimal des instruments qu’une relative paix sociale, les tensions entre les membres du groupe, notamment entre Sting et Copeland, s’étant intensifiées au fil du temps pour atteindre leur paroxysme, physiquement parlant, durant les sessions d’enregistrement et de mixage de cet album.

Selon Summers [3], ils étaient certains à la sortie de l’album que « The Police était le plus grand groupe du monde à l’époque mais aussi [qu’ils ne pourraient] peut-être plus jamais enregistrer de la musique ensemble ». Prise de distance enfin car les membres du  trio se sont engagés depuis l’année 82 sur des projets en solo : Sting a tourné dans le film Brimstone & Treacle après un premier essai en 1979 dans une version filmée de l’œuvre mod de Pete Townshend Quadrophenia, et s’apprête à interpréter Feyd-Rautha dans le Dune lynchien. Copeland, après un essai sous-coté sous le pseudo de Klark Kent en 1979, a composé la musique du film Rumble Fish (Rusty James dans les contrées francophones) de Coppola. Summers, lui, a fricoté avec Robert Fripp sur l’album I Advanced Masked.

Tout commence en fait à la fin de la tournée suivant Ghost… , en novembre 1982 aux studios Utopia de Londres où Sting a enregistré, seul, plusieurs démos dont Synchronicity (I), King of Pain et Every Breath you take. A la première écoute, leur manager Miles Copeland sent le potentiel de ces titres, et surtout du dernier cité : « On tient un méga tube les gars ! Ne la  merdez surtout pas ! »  [4]

Le titre de l’album renvoie évidement au concept jungien de synchronicité, expliqué par Arthur Koestler[5], selon lequel des coïncidences inattendues semblent s’aligner avec nos pensées, émotions ou expériences. Dans Synchronicity II, par exemple, les angoisses du père du narrateur coïncident avec l’apparition du monstre du Loch Ness.  Les paroles reflètent l’état d’esprit de Sting à cette époque, en pleine séparation (là encore) d’avec sa première femme… Ce qu’il ignorait sans doute, c’est que Summers s’était lui aussi essayé au concept en consultant plusieurs années un disciple de C.G. Jung avant d’intégrer le groupe.

Synchronicity lyricsLes morceaux ont été enregistrés en 24 pistes analogiques, sans aucun enregistrement numérique à ce stade. Pas de de DAW à l’époque : les prises étaient montées à la main avec une lame de rasoir sur bande magnétique. Cela a rendu le processus long et méticuleux, d’autant que Sting était très exigeant : si Copeland jouait un fill de batterie qui ne lui plaisait pas, il fallait recommencer la prise et tout réassembler manuellement !![6] Une piste était réservée pour l’automation de la console de mixage, ce qui en laissait 23 autres : rien qu’une dizaine pour batterie et percus, deux pour la basse (une en prise directe et une pour une contrebasse doublant certaines lignes), deux pour la guitare en stéréo, amplifiées notamment par le fameux Roland JC‑120 et son chorus si pur, le reste étant dédiées aux voix et aux synthés en overdubs. Des 38 titres enregistrés (la quasi-totalité figure sur le monstrueux coffret sorti en 2023 pour le 40ème anniversaire du disque), dix figuraient sur le premier pressage vinyle, par manque de place, un onzième étant ajouté par les supports CD et cassette.

Synchronicity Side 1Synchronicity I débute l’album sur un « tempo molto allegro » avec une boucle de quatre notes jouées au synthétiseur. Copeland bat à un rythme frénétique, sans trop de fills, et le concept y est assez clairement exposé dans le refrain où Sting assène ses sentences  : « A connected principle  / Linked to the invisible / Almost imperceptible / Something inexpressible / Science unsusceptible / Logic so inflexible… » (Un principe connecté / Lié à l’invisible / Presque imperceptible / Quelque chose d’inexprimable / Science insensible / Logique si inflexible…). Est aussi évoqué dans cette chanson W. B. Yeats et son Spirutus Mundi [7], la source de toutes les images et symboles, une sorte d’inconscient collectif.  Summers use d’harmoniques sur une douze cordes, inhabituelle pour lui. Une entrée en matière musclée tant pour l’album que la tournée qui suivra. « Le concert était à peine commencé que j’étais déjà épuisé ! », se rappellera Copeland.

Rythmes tribaux plus calmes sur Walking on your footsteps, et influences africaines (flûte de pan, xylophone, percussions sans batterie, celle-ci est remplacée par une boite à rythmes). Sting fait le parallèle entre l’extinction des dinosaures (God’s favorite creature) et l’avenir sombre de l’humanité ravagée par le feu nucléaire (When we explode the atom bomb, would they say that we were dumb?) en toute connaissance de cause.

O my God, réflexion sur l’isolement et la lutte pour la foi afin qu’une divinité quelque peu assoupie réduise l’espace entre nous, reprend, sur une couleur jazzy, les paroles de deux chansons. La première est 3’O Clock shit composée au temps de l’obscur Strontium 90, groupe fondé brièvement par le trio avec l’ex bassiste de Gong Mike Howlett juste avant la formation de The Police. La chanson se conclut par les dernières paroles de Every little thing she does is magic, le parapluie qui ne protège pas des gouttes, symbole de la vulnérabilité et de la quête de sens.

Encore une fois, la composition d’Andy Summers détonne du reste de l’album, dans le même style que les superbes Omegaman ou Behind my Camel sur Zenyatta Mondatta ou l’hilarant Be my girl, Sally sur Outlandos d’Amour à propos d’une poupée gonflable.  Avec Mother, on sent l’influence de ses compositions avec Fripp ou celle de Captain Beefheart. Pour le texte, on peut l’imaginer en Norman Bates dans le sinistre manoir de Psychose. Une chanson dénigrée à tort à mon sens car comparée inutilement aux tubes monstrueux de Sting à venir sur la face B. Comme le dira Copeland à propos de la chanson suivante, Miss Gradenko, « Pourquoi nous comparer à un put… de poète ? [8] ». Cette compo de Copeland est toute en arpèges, un peu comme ceux de Bring on the night, avec un joli (et trop seul sur l’album) solo de Summers. Les paroles illustrent la guerre froide et les craintes du narrateur pour une jeune soldate russe.

La dernière chanson de la première face et toute la face B sont les chefs d’œuvres de Sting. Synchroniciy II, selon  lui, vise à « dramatiser la théorie de Jung sur la coïncidence significative ». La vie n’est pas seulement le chaos mais une suite d’évènements parallèles, sans lien logique apparent mais que l’on peut symboliquement relier. L’homme est un lemming aliéné par son travail à l’usine et en pleine crise de paranoïa quand son épouse « annone une litanie pleine d’ennui et de frustration » alors que, en parallèle, se dresse l’ombre grandissante du monstre du Loch Ness, symbolisant cette anxiété et annonçant aussi un changement salvateur (ou pas). Musicalement, c’est très complexe, original pour l’époque car en mode myxolydien avec une tension rythmique très angoissante. Elle ne constitue pas une suite à Synchronicity I mais peut apparaître comme, symboliquement, liée.

Synchronicity Side 2Every Breath… est la chanson la plus diffusée sur les radios du monde entier de tous les temps, plus de quinze millions de fois (!) [9]. Elle seule rapportait à Sting près de 500 000 $ de royalties par an, du moins avant que ceux-ci ne soient cédés à Universal en 2022. Sting l’a composé en une demi-heure dans la maison de Ian Fleming, le père de James Bond, en Jamaïque. « L’air est finalement très commun, comme une agrégation de centaines d’autres. Mais les paroles sont intéressantes. On pourrait croire entendre une chanson d’amour réconfortante, mais je n’avais pas réalisé à quel point elle est en fait sinistre » [10].

Les paroles sont inspirées d’une nouvelle de l’auteure de SF Judith Merrill, Whoever you are’, parue en 1952, et de chansons comme celle de Leo Sayer, I love you more than I can say, ou le titre  D’yer M’ker de Led Zep qu’il a adaptées. Elle décrivent l’incapacité d’une personne à accepter une rupture amoureuse, celle d’une possession toxique avec « You belong to me ». « I’ll be watching you » exprime autant la veille protectrice que la surveillance qui vire à l’obsession. Leur ambigüité assumée est sujette à de nombreuses interprétations, ce qui explique aussi son succès. Certains y entendent une mise en garde contre une surveillance de masse, un état des lieux des tensions à l’intérieur du groupe ou encore des tensions internationales … Sur le coffret Superdeluxe évoqué plus haut figure à cet égard une autre version avec des paroles plus politiques intitulée Every bomb you make.

Sting enregistre donc une démo minimaliste à l’Utopia de Londres en octobre 1982 avec une simple boite à rythmes et un orgue Hammond. Comme on l’a vu plus haut, elle révèle un fort potentiel mais nécessite du travail. L’ambiance musicale est envoutante, avec une ligne de basse hypnotique. La progression d’accords est très simple et classique (par exemple celle de Stand by me [11]), ce qui contraste avec la profondeur noire des paroles. Sting au départ, veut que la chanson « brute » figure telle quelle sur l’album, à peine retravaillée en ajoutant un solo de piano à une note et des nappes discrètes de synthé. Toutefois, le coproducteur et les autres membres du groupe lui font finalement admettre que, sans guitare et avec une batterie a minima, elle ne sonne pas du tout comme du Police.

L’enregistrement de cette seule chanson a demandé près de six semaines. Chaque élément de batterie est enregistré séparément et recollé (au vrai sens du terme) par overdub. La caisse claire est doublée par un gong pour obtenir ce backbeat caractéristique. Le pied de grosse caisse sera finalement celui de la boîte à rythmes d’origine. Cymbales et hi-hat sous écho court, très (trop ?) discrets, au grand dam de Copeland. De nombreuses prises de charleston enregistrées le matin seront en effet effacées l’après-midi par Hugh Padgham à la demande de Sting, alors que le batteur faisait du ski. Après de nombreux atermoiements et un conflit ouvert entre Copeland et Sting, la chanson est en passe d’être « jetée à la poubelle »[12], le groupe n’arrivant pas à se mettre d’accord notamment sur la partie de guitare. A bout de patience (et d’arguments), Sting laisse finalement libre cours à Andy Summers. Ce dernier magnifie véritablement la chanson en jouant, sur sa Stratocaster et un simple chorus, et en une seule prise, une suite d’accords en arpèges étouffés, inspirés des pizzicati d’un des 44 duos pour violons de Béla Bartók, qu’il était en train d’étudier. Iconique !

Un chef d’œuvre autant technique qu’artistique, né de tensions personnelles et professionnelles, d’ailleurs toujours d’actualité. Summers et Copeland ont engagé à Londres en septembre 2025 une action en justice visant à ce qu’ils soient crédités comme co-auteurs du titre. En jeu, quelques millions d’euros de royalties…. [13]

L’envoutement se poursuit sur le titre suivant, King of pain, une sorte d’apitoiement sur soi-même, selon Sting[14]. « J’étais assis sous un arbre dans le jardin en regardant le soleil couchant sur l’horizon et j’ai remarqué une activité intense du soleil. Je me suis retourné vers Trudie [Styler, sa future femme] et lui ai dit : « There’s a little black spot on the sun today ». Elle ne semblait pas très réceptive alors j’ai ajouté : « That’s my soul up there ». Elle leva alors les yeux au ciel : « There you go again, king of pain ». Les paroles, toujours sur le thème de la synchronicité, évoquent un état de profonde mélancolie et de détresse psychologique, sans doute une résurgence, surréaliste, de sa séparation avec sa première femme et des tensions au sein du groupe pendant l’enregistrement de l’album.

Le malaise est renforcé par une progression d’accords descendante (I VII VI V) peu commune, et des textures musicales électroniques ainsi que par l’apport, assez décalé, d’un marimba. Le chant est lui teinté d’un très léger écho spectral. Les couplets sont plutôt mélancoliques, au contraire des refrains plus enlevés. La section rythmique est à la fois syncopée (batterie avec une grosse caisse très compressée) et mélodique (basse), ce qui amène un tempo dansant et en même temps une tension maximale. Les cymbales sont ici plus présentes avec un effet reverb brillant renforçant l’angoisse. Le grain de guitare se fond idéalement dans le mix à l’aide d’un chorus et d’une reverb-delay discrets. Sans doute une des meilleures compositions du groupe, le climax de l’album, un classique largement repris, notamment par Alanis Morrissette, Mudvayne ou Lady Gaga (en duo avec Sting).

On abaisse le tempo pour les titres suivants. Incursion vers les mythes faustien et greco-latin  pour Wrapped around your finger sur une séquence plutôt world music mais atmosphérique. Dualité là encore entre couplets lents et mélodieux et refrains plus enlevés voire triomphants.  Percussions et guitares tout en subtilités, un sentiment de mystère médiéval. Quatrième single issu de l’album, cette chanson atteindra le top 8 des charts US.

Pour Tea in the Sahara, Sting s’est inspiré du recueil, offert par Summers, The Sheltering Sky de Paul Bowles, « une des plus poétiques nouvelles qu’[il ait] jamais lu » et « une de mes chansons préférées » 13 à propos de personnes qui se considèrent plus comme des voyageurs que comme des touristes. Il y reprend le conte d’inspiration arabe des trois sœurs invitant un prince à boire le thé dans le désert. Celui-ci ayant tellement apprécié le moment, jure de revenir les voir, ce qu’il ne fera jamais bien évidemment, les trois sœurs l’attendant désespérément. Ce titre est aussi notable de par l’utilisation à la guitare d’un « wobbling cloud effect » pour créer un phrasé planant en déplaçant la note en son saturé juste avant le point de larsen. Un effet « natural shi(u)mmer(s) » en quelque sorte. Le titre figura en face B des deux singles précédents.

Enfin Murder by Numbers était au départ un titre bonus sur le CD à la sortie de l’album et la face B du single Every Breath you take. Sting avait enregistré une démo de ce titre sans véritable  conviction. Copeland raconte[15] qu’ils terminaient de dîner dans la salle à manger de l’Air Studio « quand Andy a commencé à plaquer quelques accords de jazz compliqués. Sting a tout de suite aimé cela, a posé son livre et a dit à Andy qu’il avait des paroles qui pourraient bien aller avec. Tout le groupe s’est mis en place, Hugh a appuyé sur le bouton record et en une prise, c’était dans la boîte ! ».

Cette chanson ironique sur l’art de tuer, dont les maestros sont les politiciens, conclut superbement cet album dense, complexe, d’une profondeur immense tant sur le plan musical que de l’écriture et d’une cohérence incroyable. Un album concept en fait, la palette de toutes les émotions humaines. Un album de fins, des temps, de grandes institutions telles le mariage ou Dieu ou d’un groupe, une oasis glacée dans le quasi-désert spirituel de l’époque. Comme le dira Sting dans le NME en décembre 1983, « cet album est le plus autobiographique, à propos de mes désordres mentaux. J’espère qu’une fois qu’il seront guéris, mes pensées seront un peu plus objectives. En fait, j’écris surtout sur mon état d’esprit torturé en espérant que quelqu’un compatisse… »

Un monument écoulé à plus de 20 millions d’exemplaires, et sélectionné pour être conservé dans le registre national des enregistrements de la US Librairy of Congress en 2023 comme « culturellement, historiquement et esthétiquement significatif ». Un groupe à son apogée qui atteindra son Graal le 18 août 1983 en se produisant au Shea Stadium de New-York avec cette dédicace : « On voudrait remercier les Beatles de nous avoir prêté les lieux ! », théâtre du premier concert dans un stade le 15 août 1965.

Stephan TRIQUET

The Police – Synchronicity
Labels : A&M Records, Virgin Music (Publishers) Ldt, Magnetic Publishing Ldt.
Date de parution : 17 juin 1983
Edition 40ème anniversaire (4 LP, 6 CD) sortie en 2023 sur le label UMG.

[1] Excellente co-production britannico-canadienne en deux saisons (2008 et 2010), sortie en DVD en 2011. En une heure d’émission Elvis interroge successivement les trois membres du groupe puis les trois ensemble. Chaque partie est entrecoupée de versions live de chansons jouées avec le groupe d’Elvis The Imposters et le trio, ce soir-là ‘Every Breath You Take’, ’Watching the Detectives’, ‘Walking on the Moon’ et une Cream de reprise avec ‘Sunshine of your love’.

[2] Voir sonicscoop.com 18 juin 2018, ‘Synchronicity’ by The Police Turns 35: How Producer Hugh Padgham Survived the Experience’ par D. Weiss.
[3] Dans son autobiographie ‘One train Later – A memoir’ publié par Thomas Dunne Books en 2006.
[4] S. Copeland, ‘Strange things happen : a life with the Police, polo and Pygmies’, Harper & Collins 2009.
[5] Dans ‘The roots of coïncidence, an excursion into parapsychology’, publié en 1972.
[6] Interview sonicscoop op. cit. Ce qui est arrivé très souvent, Paghdam se rangeant (trop ?) souvent à l’avis du compositeur.
[7] Dans le poème ‘The second coming’, écrit en 1919 et publié un an plus tard.
[8] Interview de S. Copeland dans Far Out Magazine, 15 février 2022.
[9] En 2019 selon l’organisme BMI et cet article du Guardian Liberty Voice du 15 mai 2019.
[10] Interview de Sting dans The Independant, 1er mai 1993.
[11] Selon Sting lui -même à la BBC 2 en 2011 ou dans son entretien YT avec Rick Beato en novembre 2021.
[12] Rapporté, comme ce qui suit, par A. Summers  dans ‘One train Later – A memoir’, op. cit.
[13] Voir notamment cet article publié le 19 janvier dernier dans le webzine Guitar Player.
[14] Cf. ‘Lyrics by Sting’, The Dial Press 2007.
[15] Interview de S. Copeland pour les 35 ans de Synchroncitiy, SoundsVapor, 8 octobre 2018.

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