5+5 : les disques favoris d’Aliocha

Après un Ep en 2016, Aliocha confirme en 2017 son talent de songwriter sur l’album Eleven Songs. Dans la foulée, il évoque ses albums chéris pour BENZINE.

aliocha photo 2017

Confirmation pour les uns, Découverte pour les autres Aliocha sortait début juin un premier album très convaincant, Eleven Songs, produit par Samy Osta (Juniore, La Femme, Feu! Chatterton…) dans lequel ce franco-québécois laissait entrevoir une qualité d’écriture déjà très affirmée.
Dans cet album, on trouvera quelques songs splendides et suffisamment de singles pour qu’il reste bien accroché dans la playlist durant quelques semaines.

juin 2017

5 disques du moment :

Kurt Vile – B’lieve I’m going down
Je l’écoute en boucle en ce moment. Sa désinvolture fait du bien. Il vient d’annoncer un album avec Courtney Barnett, ça risque d’être du très très lourd.

Kendrick lamar – DAMN
Un des artistes les plus innovateurs de sa génération. Dans un style qui est loin du mien, ses idées et son audace m’inspirent. J’adore Blood le premier titre de l’album.

Andy Shauf – The Party
Andy Shauf y joue de tous les instruments. Tout l’album tourne autour d’une même fête et chaque chanson en expose un moment différent. Le songwriting, les arrangements, tout est parfait.

Alt j – Relaxer
Fan de leur premier album, j’avais moins accroché sur le suivant. Je retrouve enfin sur ce disque ce qui m’avait séduit au départ dans leur folk moderne et libre. Je n’ai cependant pas encore trouvé mon titre chouchou comme Taro a pu l’être sur An Awesome Wave.

Hamilton Leithauser + Rostam – I had a dream that you were mine
A 1000 times est toujours la première chanson qui sort de mon téléphone quand je le branche à la voiture (ordre alphabétique). Je l’ai dans la tête en permanence. La voix d’Hamilton Leithauser est dingue, parfois il chante la mélodie normalement pour un couplet puis passe ensuite à l’octave au dessus, en pleine voix. Je me déchire les cordes vocales en essayant de chanter avec lui en bagnole.

5 disques pour toujours :

Bob Dylan – Freewheelin’
Ça a vraiment été une révélation pour moi. C’est fou d’entendre la voix d’un homme alors âgé de 22 ans à peine mais qui semble avoir déjà tout vécu . Une guitare acoustique, une voix, et des chansons qu’on chantera encore dans 100 ans.

Nick Drake – Pink Moon
J’aime sa douceur, il y a chez Nick Drake une mélancolie rassurante qui ne donne pas la pêche mais qui console. J’aime son phrasé particulier et sa façon de jouer avec le open tuning à la guitare. Et puis il y a aussi tout le mystère autour du personnage dont on ne connait pas grand chose.

Elliot Smith – Either/Or
Ses chansons devraient me déprimer, ses textes, ses mélodies et sa fragilité dans l’interprétation me donnent envie de chialer chaque fois que je l’écoute mais je suis en même temps toujours exalté par le génie d’Elliot Smith. C’est une énorme leçon de songwriting.

Simon & Garfunkel’s Greatest Hits
Ouais bon c’est un Greatest Hits mais il se trouve que c’est cet album que j’ai écouté tous les matins quand j’avais 14 ans en allant à l’école. La version live de The 59th Street Bridge Song me fait toujours le même effet après cent mille écoutes. Je crois que je serais moins heureux aujourd’hui si je n’avais pas eu cet album dans ma vie.

Tea for the Tillerman – Cat Stevens
Si je vais chercher les plus vieux souvenirs que ma mémoire peut ramener à la surface, il ne me reste que des flashs, et parmi eux, je me vois dans la voiture avec ma famille à écouter Wild World de Cat Stevens. Cet album fait partie de moi encore plus que les comptines qu’on apprenait bébé. Je l’ai raté quand il est passé à Montréal, j’étais dégoûté.

Aliocha – eleven songs
[PIAS] Le Label – juin 2017

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