Gazelle Twin, plus satirique que jamais avec son album « Pastoral »

Derrière le masque, le grotesque et l’humour, l’artiste britannique Gazelle Twin signe un album post-brexit, electronique et expérimental dans lequel elle dénonce la montée des nationalismes.

gazelle twin - photo

C’est avec une certaine impatience que j’attendais le nouvel opus d’Elizabeth Bernholz alias Gazelle Twin, dont le deuxième album Unflesh m’avait littéralement cramé les neurones en 2014.

Gazelle Twin PastoralC’est sous l’apparence d’un nouveau personnage, croisement improbable entre un bouffon et un jockey, que Gazelle Twin a décidé de refaire surface pour bousculer une nouvelle fois nos nuits, avec ses mélodies hantées et ses atmosphères aux viscères tordues sur des barbelés.

Pastoral est une oeuvre qui brille de par ses croisements génétiques et son avant-gardisme absolu, naviguant sur un amas d’histoires réduites en cendres, utilisant et pervertissant les codes pour tourner notre attention sur la montée des nationalismes et le déclin de notre civilisation.

Gazelle Twin séduit de par ses déviances constructivistes, pointant de par l’utilisation de voix multiples l’expression d’un danger imminent tourné en bouffonnerie grotesque. L’humour fait peur lorsqu’il devient sérieux, cachant derrière sa façade, une noirceur démoniaque. Pastoral dérange et dérape, laissant s’échapper entre les lignes un mince filet d’espoir prêt à à se faire asphyxier par des cohortes de mélodies envoutantes.

Roland Torres

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Stanislas Michotte
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Stanislas Michotte

En écoutant l’album, je ne peux m’empêcher de penser à Karen Dreijer et son projet Fever Ray.