“The Summer Ends” : le son pop-rock 90’s vivifiant de Old Mountain Station

Retour réussi pour les parisiens de Old Mountain Station. Leur nouvel album The Summer Ends est un véritable condensé de tubes pop, pour le plus grand plaisir des audiophiles tendance slakers.

old-mountain-station

En France, on a du bol et de la mémoire. Nombreux sont les groupes qui se souviennent que les 90’s sanctifiaient l’indie-pop et lui rendent aujourd’hui hommage avec style. Car en 2021, ces groupes jouent presque mieux que leurs prédécesseurs et disposent de meilleures conditions techniques. Ils se nomment The Missing Season, Bryan’s Magic Tears ou…Old Mountain Station. Ces derniers viennent de Paris et ont déjà deux albums sous les pédales, produits ou mixés par Kid Loco.

Leur nouvel LP The Summer Ends nous embarque dans un vaisseau où attendent tranquillement The Wannadies, The Apples In Stereo, Weezer ou Rentals, avec, dans la soute, les français de Tahiti 80. Car la voix de Thomas Richet, chanteur des Old Mountain Station, partage quelques affinités avec celle de Xavier Boyer de Tahiti 80… deux musiciens qui doivent être familiers de la pop west coast américaine.
Le groupe a aussi recruté un clavier pour parfaire l’ambiance – décalée mais pas trop – de leurs chansons : « Ça faisait des années que nous rêvions d’avoir un claviériste, on avait même tenté quelques répétitions au fil des rencontres. Sans jamais accrocher. Avec lui, l’entente a été immédiate. Il est plus guitariste que claviériste, mais son enchaînement de hooks était justement ce qu’il nous fallait ». Nicolas Recazin amène donc un surplus mélodique qui rend les compositions moins âpres et les éloignent du schéma folk-rock classique.

Les hymnes légèrement désinvoltes que sont Stay Clear, Sunshines et Adios paraissent immédiatement familiers et réconcilient les belles distorsions avec les voix de tête. Ce trio gagnant, féru de pop-songs, évite les sons agressifs et lo-fi pour mieux caresser la mélodie comme Grandaddy ou Harvey Danger savaient le faire.

Le groupe montre ici des capacités à se hisser aux cotés de leurs mentors sans avoir à rougir. Et même lorsque le groupe bande un peu plus ses muscles, avec des guitares virevoltantes sur You’ve Got No Say, l’ensemble reste rafraîchissant et évident, comme des montagnes russes en pente douce.

Les parisiens savent aussi être plus mélancoliques et introvertis sur The River and Me, I Am A Pendulum et Don’t You Know, et jouer de délicatesse dans l’instrumentation.  Et c’est en accélérant juste un peu le rythme qu’Old Mountain Station se montre vibrant sur Farewell Old Joy, We’ve Seen It All Before et Under Your Command. Les cinq musiciens réhabilitent les chœurs délicats tout en tapant du pied, nous faisant oublier la morosité ambiante.

Harmonieux et insouciant, The Summer Ends sonne comme la bande son idéale du printemps, voire de l’été qui s’annonce pop.

Marmillot Mathieu

Old Mountain Station – The Summer Ends
Label : We are Unique Records / Bigwax Distribution
Sortie : 5 mars 2021

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.