Cannes 2017

In the fade – Fatih Akin

Trop souvent dans la démonstration, mais porté par une Diane Kruger impressionnante, In the fade montre les dérives de la haine et de l’extrémisme jusqu’à son point de non-retour.

The Florida project – Sean Baker

Sean Baker filme les ruines du rêve américain à l’ombre de Mickey, transcendant la réalité peu glamour de familles paupérisées par le regard insouciant des enfants.

Closet monster – Stephen Dunn

Entre Xavier Dolan et Gregg Araki, Stephen Dunn filme l’émancipation difficile d’un adolescent tourmenté. Élégant et pop, mais trop marqué par ses références.

Un homme intègre – Mohammad Rasoulof

Mohammad Rasoulof pose un regard actuel sur son pays, l’Iran, gangrénée par l’hypocrisie et la corruption. Parfois un peu trop lourd dans sa charge, mais finalement implacable.

Makala – documentaire d’Emmanuel Gras

Un beau documentaire, humble et respectueux, sur le dur labeur d’un villageois congolais habité d’une farouche détermination, oscillant entre force de caractère et résignation face à sa condition.

La lune de Jupiter – Kornél Mundruczó

Thriller fantastique, pamphlet social et quête spirituelle, La lune de Jupiter mélange les genres et les sujets pour un résultat hybride, prenant parfois, inabouti souvent.

A beautiful day – Lynne Ramsay

Film d’errance et de corps, de réalisme dur et de fugues éthérées, A beautiful day use des codes du vigilante movie pour composer un conte noir névrotique.

Jeune femme – Léonor Serraille

Léonor Serraille signe le portrait d’une femme d’aujourd’hui, paumée et gentiment barrée, entre situations cocasses, décors glauques et sinistrose de la vie.

The square – Ruben Östlund

Ruben Östlund manie ironie et humour à froid dans une critique de nos sociétés d’aujourd’hui et de nos belles indifférences. Décapant, touffu, mais un poil trop long.