Cannes 2017

L’atelier – Laurent Cantet

Laurent Cantet filme une certaine jeunesse qui doute et qui s’égare, et offre au passage de magnifiques rôles à Marina Foïs et Matthieu Lucci, magnétiques tous les deux.

Téhéran tabou – Ali Soozandeh

Ali Soozandeh filme l’Iran d’aujourd’hui avec l’ambition d’en dénoncer les tabous et les hypocrisies, quitte à tomber dans la démonstration.

Good time – Ben et Joshua Safdie

Les frères Safdie filment Robert Pattinson en petite frappe perdue dans un New York craspec. Mais sous les néons fluos, ce sont surtout l’ennui et la banalité qui brillent.

Le redoutable – Michel Hazanavicius

Michel Hazanavicius signe un vrai-faux biopic sur Godard, alors en plein doute artistique et politique, sympathique et malin, mais au final assez anecdotique.

Barbara – Mathieu Amalric

Biopic qui n’en est pas un, collage qui chamboule tout, Mathieu Amalric fait de la figure de Barbara un portait en forme de déclaration d’amour.

Les proies – Sofia Coppola

Sofia Coppola adapte, après Don Siegel, le roman de Thomas P. Cullinan pour n’en livrer qu’un joli livre d’images, anecdotique et sans tension.

Rodin – Jacques Doillon

Après Bruno Nuytten, Jacques Doillon s’attaque à son tour à l’ogre Rodin sans jamais en saisir la fiévreuse intimité, dans son travail comme dans ses amours.