Auteur
Michael Pige

In the fade – Fatih Akin

Trop souvent dans la démonstration, mais porté par une Diane Kruger impressionnante, In the fade montre les dérives de la haine et de l’extrémisme jusqu’à son point de non-retour.

The Florida project – Sean Baker

Sean Baker filme les ruines du rêve américain à l’ombre de Mickey, transcendant la réalité peu glamour de familles paupérisées par le regard insouciant des enfants.

Brawl in cell block 99 – S. Craig Zahler

Presque deux ans après Bone tomahawk, relecture gore du western croisé à Cannibal holocaust, S. Craig Zahler revient dynamiter le film de prison avec un Vince Vaughn relax en ex boxeur à pas vraiment emmerder.

Closet monster – Stephen Dunn

Entre Xavier Dolan et Gregg Araki, Stephen Dunn filme l’émancipation difficile d’un adolescent tourmenté. Élégant et pop, mais trop marqué par ses références.

Un homme intègre – Mohammad Rasoulof

Mohammad Rasoulof pose un regard actuel sur son pays, l’Iran, gangrénée par l’hypocrisie et la corruption. Parfois un peu trop lourd dans sa charge, mais finalement implacable.

A ghost story – David Lowery

David Lowery s’empare du mythe du fantôme pour en faire un incroyable poème sensoriel sur notre impuissance face à l’inexorabilité des choses. Et signe l’un des plus beaux films de l’année.

Makala – documentaire d’Emmanuel Gras

Un beau documentaire, humble et respectueux, sur le dur labeur d’un villageois congolais habité d’une farouche détermination, oscillant entre force de caractère et résignation face à sa condition.

Seule la terre – Francis Lee

La rencontre amoureuse entre un jeune fermier et un saisonnier roumain dans les collines du Yorkshire. Puissant et âpre d’abord, puis plus convenu sur la fin.

La lune de Jupiter – Kornél Mundruczó

Thriller fantastique, pamphlet social et quête spirituelle, La lune de Jupiter mélange les genres et les sujets pour un résultat hybride, prenant parfois, inabouti souvent.

Marvin ou la belle éducation – Anne Fontaine

Libre adaptation du roman d’Édouard Louis, Marvin ou la belle éducation n’est qu’un film vieillot et poussif échouant à porter haut cette œuvre d’initiation et de quête d’identité.