5+5 Coming Soon

Benlupus.jpgDe passage dans la capitale, Ben Lupus et la clique d’Annecy ont posé leurs bottes de cowboy dans le salon de leurs gentilles responsable de promotion on line. L’occasion pour Benzine de glisser discrètement un petit 5+5 des familles auquel s’est prêté de bonne guerre Ben Lupus, avant de soumettre ses choix à  la validation »du gros cerveau commun en forme de groupe ». L’album Ghost train tragedy est dans les bacs depuis septembre. Promis, on vous en sort rapidement la petite chronique.

Cinq disques de toujours :

– The Natural Bridge, des Silver Jews
Ce disque a été pour moi une véritable révélation, comme peu d’autres, et à  plusieurs niveaux : l’écriture de David Berman d’abord, qui est très moderne, même si elle convoque sans cesse des figures fantomatiques issues d’un passé étrange, et qui est pour moi une référence absolue; il y a aussi sa voix et sa manière de l’utiliser; les arrangements, très simples et qui servent toujours la musique; le son, très brut et très séduisant à  la fois; c’est une approche de l’enregistrement complètement décomplexée, mais ça fait pas non plus branleur, ce qui crée une vraie tension. C’est un chef d’oeuvre ! Tous les disques des Silver Jews sont essentiels, mais celui-ci est sans doute celui que j’ai le plus écouté. Je suis très fier que David Berman ait fait un dessin pour le livret de notre nouvel album.


– Between The Buttons, des Rolling Stones

Pour moi c’est l’exemple parfait du disque où il n’y a que des tubes: du début à  la fin, c’est incroyable (et pour le coup, c’est vraiment mieux que les Beatles!).

– New Skin For The Old Ceremony, de Leonard Cohen
Le classique des classiques ! J’ai écouté ce disque un million de fois, je connais toutes les paroles par coeur, et je n’en reviens toujours pas : ça a l’air de tenir à  pas grand chose, mais c’est désarmant de génie.

– Forever Changes, de Love
Pour moi c’est vraiment un des trésors de la musique des années soixante, et en même temps, à  chaque écoute je suis surpris par le caractère intemporel de ce disque. C’est très lumineux au niveau des arrangements, les structures sont hyper-complexes mais semblent toujours d’une grande évidence, la voix d’Arthur Lee est vraiment obsédante… Et puis pour un disque produit en pleine période hippie, les textes sont d’une noirceur abyssale : un bel exemple de contraste entre le fond et la forme.

– Ease Down The Road, de Bonnie Prince Billy
Je trouve le son de cet album magnifique, même dans ses défauts; il résume à  lui tout seul un vrai âge d’or de la musique, beaucoup plus proche de nous que les sixties ou les seventies: c’est un peu l’aboutissement d’années passées à  réinventer tout un tas de codes de la musique, de l’écriture, dfe l’enregistrement. C’est aussi une des plus belles collections de chansons de Will Oldham, un des songwriters majeurs de notre époque.

Cinq disques d’aujourd’hui :

-The Eternal, de Sonic Youth
J’adore ce disque, que je trouve super efficace, super intelligent sans trop l’être, et par-dessus tout super sexy ! C’est comme une leçon de rock’n’roll, sans en avoir l’air bien entendu. J’espère sincèrement qu’on aura autant de classe à  leur âge !

– Crashing Through, de Beat Happening
Bon ce n’est pas un disque, mais plusieurs: l’intégrale de Beat Happening, un des plus fabuleux recueils de tubes de la musique indé américaine. Je me suis replongé dedans récemment, il y avait plein de trucs que je connaissait moins bien, c’est très excitant de se dire qu’il reste tant de choses à  découvrir ! J’ai écouté l’intégrale d’une traite : j’essayais de dessiner mais j’avais vraiment du mal à  me retenir de danser.

– Sometimes I Wish We Were An Eagle, de Bill Callahan
Le disque de l’été ! Et encore un artiste de Drag City… On a beaucoup écouté ce disque, tous ensemble, ou chacun dans notre coin. Bill Callahan est arrivé à  une forme de pureté, tant dans l’écriture que dans le choix des arrangements. Même si ce n’est pas, dans son impressionante discographie, mon préféré, je crois que c’est un des sommets de son oeuvre : un sommet qui donne envie d’entendre la suite !

– Eskimo Snow, de Why ?
J’ai eu la chance de pouvoir écouter cet album qui n’est pas encore sorti, ça à  l’air génial, bien que très différent du précedent, et donc un peu déroutant au premier abord. On est plusieurs dans le groupe à  être fans absolus de Why?; je crois que c’est un des groupes les plus importants du moment, un des plus emblématique aussi.

– Coney Island Baby, de Lou Reed
C’est le disque que j’écoute en ce moment même ! A chaque fois, je retrouve le même plaisir, je ne pourrais jamais me lasser de cette musique. Lou Reed est un dieu, même si c’est un dieu méchant et vengeur, tendance Ancien Testament…

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