[La chronique de Fred Pallem] 4 rééditions d’albums signés Mort Garson

A l’occasion de la réédition par le label Sacred Bones de 4 albums de Mort Garson (décédé en 2008 à l’âge de 83 ans), petit focus sur ce pionnier de la musique électronique et des synthétiseur Moog par Fred Pallem.

Mort Garson

Qui est Mort Garson ? Un croisement entre Mort Shuman et Mike Garson ? Pas du tout. C’est un peu le frère jumeau canadien de Jean-Jacques Perrey et de François de Roubaix, mais physiquement il ressemblerait davantage à Giorgio Moroder

Comme eux, c’est un passionné de synthétiseurs et de mélodies. Mort Garson est un compositeur, arrangeur et parolier. On sent dans ses musiques que l’homme connait l’harmonie et la composition, il sait comment on développe une cellule rythmique, une mélodie. Ce n’est pas juste un bidouilleur de synthés “pouet-pouet” comme Pierre Henry, non ; Garson, lui, a étudié la musique classique et ça s’entend. Ses morceaux ne sont pas juste des musiques de fond pour documentaires en lasse d’éducation manuelle et technique ou pour documentaire animalier, il y a à chaque fois des trouvailles d’écriture fantastiques, et des trésors sonores défenestrants.

Mort maitrise totalement le synthétiseur Moog Modulaire.

Un des instruments électroniques les plus complexes qui soit, un énorme frigo constellé de boutons et d’entrées jack aux combinaisons infinies, avec lequel on peut reproduire toutes les sonorités des instruments de l’orchestre, sans compter les bruitages, les séquences et les rythmes. Bref, un puits sans fond. C’est l’instrument principal de Garson sur tous ses albums, qu’il utilise avec simplement des échos analogiques.
Au départ, il est surtout connu pour son album culte et longtemps introuvable Plantasia (musique à faire écouter aux plantes), qui est un chef-d’œuvre de musique électronique, et de musique tout court aussi, une référence absolue. Sacred Bones records (merci) a réédité cet album indispensable en 2019, et récemment d’autres raretés “Garsonniennes”, toujours dans la même veine “musique de librairie électro analogique” avec Didn’t you hear? et la compil de raretés Music From Patch Cord Productions, plus deux autres “must have” pas sous son propre nom, le premier sous le nom de Lucifer avec le titre Black Mass,  et l’autre sous le pseudo Ataraxia avec The Unexplained… tous deux parfaits pour mettre de l’ambiance dans vos week-end si vous êtes branchés messes noires, exorcisme, sorcellerie ou autre sciences occultes.

Fred Pallem

Mort Garson – Mother Earth’s Plantasia : pour l’amour des plantes et du Moog

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