Rentrée littéraire, janvier 2026 : Nos 10 polars favoris

La rentrée littéraire, c’est la littérature blanche, mais c’est aussi le polar et le thriller. Deux genres particulièrement bien représentés en ce mois de janvier 2026, avec quelques romans très attendus, à commencer par le nouveau Stephen King.

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Ne jamais trembler, de Stephen King 

ne-jamais-trembler-stephen-kingLe maître du suspense réunit une fois encore Holly Gibney, figure récurrente de son univers, dans une intrigue à double trame. D’un côté, la police de Buckeye City découvre une lettre annonçant un massacre ciblé ; de l’autre, Holly est engagée pour protéger une militante sous la menace d’un harceleur déterminé. Les deux récits convergent vers une conclusion tendue où enquête, vengeance et enjeux sociétaux s’entrelacent. Un Stephen King où l’angoisse va monter lentement mais se faire persistante. (Albin Michel, 28 janvier 2026)

Sept jours, de Fabrice Colin 

Sept jours - Fabrice Colin

Une femme disparaît un soir d’hiver après s’être disputée avec son mari. Sept ans plus tard, elle revient comme si de rien n’était, convaincue d’être partie il y a seulement sept jours. C’est le début du nouveau roman de Fabrice Colin qui, après avoir raconté combien sa vie a toujours été liée à la musique dans Les Clés du royaume (Buchet-Chastel). L’auteur nous plonge cette fois dans un roman à suspense, un thriller psychologique, qui se lira d’une traite ou presque, pour tenter de comprendre ce qui a pu arriver à cette femme.  (Calmann-Levy, 2 janvier 2026)

14 juillet, de Benjamin Dierstein 

14-juillet

Le dernier volet de la trilogie de Benjamin Dierstein, très attendu, parais, quatre mois seulement après le précédent. Et c’est une nouvelle fois un sacré pavé que nous propose l’auteur de polars. Nous sommes en 1982. Marco Paolini et Jackie Linard, deux des personnages principaux de cette saga, vont tenter, chacun de leur côté, de contrecarrer les entreprises terroristes qui minent le pays. C’est donc une plongée au cœur des années Mitterrand, marquées aussi par la montée de l’extrême droite, que nous raconte Benjamin Dierstein dans un polar politico-historique ultra-documenté. (Flammarion, 14 janvier 2026) 

Tout le monde sait, de Jordan Harper

Tout le monde sait

Dans son troisième roman, Jordan Harper nous entraîne dans un Los Angeles crépusculaire et sordide. Sur les traces d’un flic déchu et d’une attachée de presse spécialisée en gestion de crise, nous découvrons les dessous d’Hollywood, ou comment la vérité y est manipulée, transformée afin de protéger encore et toujours ceux qui détiennent le pouvoir. Un polar aux accents ellroyens qui décrit une “Bête” qui dévore la vie d’enfants qui rêvent de gloire et de succès. Jordan Harper met donc en scène deux anti-héros en quête d’une rédemption sans doute impossible et, avec cet excellent roman noir, l’écrivain américain prouve qu’il est désormais l’une des valeurs sûres du genre. (Actes Sud – 15 janvier 2026)

Immersion, de Nicolas Druart

Immersion de Nicolas Druart

En quelques romans, Nicolas Druart s’est fait un nom dans le petit monde du thriller français. Avec Immersion, il devrait conquérir un lectorat encore plus large tant ce thriller horrifique est addictif. L’intrigue est située dans l’Aude, à proximité du gouffre de Gorre, lieu mystérieux et terrifiant qui aurait provoqué plusieurs morts totalement inexplicables. Léo Masset, un infirmier dont la femme est morte après avoir exploré Gorre, a besoin de réponses. Immersion porte bien son titre : une fois ouvert, il est bien difficile de lâcher ce roman ultra efficace. (Belfond – 15 janvier 2026)

A la chaîne d’Eli Cranor

a-la-chaineAprès un premier roman très prometteur (Chiens des Ozarks), on attend avec impatience ce deuxième livre d’Eli Cranor. Comme le précédent, ce roman nous plonge dans l’Arkansas des laissés-pour-compte. Gabriela et Edwin, tous les deux d’origine mexicaine, travaillent à la chaîne dans une usine de poulets. Licencié sans ménagement ni réel motif, Edwin décide de s’en prendre à son patron Luke Jackson et à sa femme Mimi. Misère, chômage, inégalités, vengeance, Eli Cranor s’empare des thèmes récurrents du roman noir américan, tendance rural noir. A la chaîne devrait confirmer le talent d’un écrivain déjà comparé aux plus grands (Larry Brown, David Joy…). (Sonatine, 5 février 2026)

Un homme raisonnable d’Hélène Couturier

Un homme raisonnable

Hélène Couturier n’a pas son pareil pour camper des personnages masculins ambivalents et Orso Orsini le personnage de ce dernier roman noir en date ne semble pas faire exception. Orso le personnage de Un homme raisonnable a un fils qui l’abandonne d’un côté et une femme qui tombe amoureuse d’un autre homme, un copiste cubain reconnu. Il décide de suivre cet homme dans Paris jusqu’au moment où il le retrouve mort, dans des conditions plus que suspectes. Si vous ne connaissez pas l’univers d’Hélène Couturier, c’est l’occasion foncez. (Rivages, 14 janvier 2026)

Retour à Ostrog de Sacha Filipenko

Retour a OstrogOpposant déclaré au régime pro-russe de Loukachenko, Sacha Filipenko est un écrivain biélorusse qui vit dans différents pays d’Europe dont la Suisse et la Belgique. On avait croisé ses routes d’exil en 2024 avec un singulier récit : Kremulator, inspiré du véritable responsable du crématorium de Moscou. Ce roman est inspiré d’une autre histoire vraie, celle d’une vague de suicides d’adolescents dans l’orphelinat d’une petite ville du nord de la Russie. On y découvrira un autre thriller philosophique imprégné de son humour noir et grinçant. (Noir sur blanc – 15 janvier 2026)

Beyrouth Paradise, de David Hury 

beyrouth-paradiseL’an passé, le journaliste français David Hury nous avait emmenés à Beyrouth avec Beyrouth forever. On aura donc le plaisir de retrouver Marwan, l’ancien flic « à géométrie variable » devenu détective privé. Son enquête va nous entraîner dans les paradis artificiels des nuits beyrouthines avec l’assurance d’apprendre encore plein de choses sur cette ville mal aimée des dieux. David Hury a longtemps vécu dans ce pays et place l’histoire du Liban au cœur de ses intrigues policières. (Liana Levi – 5 février 2026)

Avant que tombe la nuit de Eva Björg Ægisdóttir

Avant que tombe la nuit de Eva Björg ÆgisdóttirEva Björg Aegisdóttir fait partie de l’équipe qui prend la relève du polar islandais après le passage du cyclone Indridason et on se souvient de son excellent Clan Snaeberg. Ce roman-ci est un one shot sans la détective récurrente Elma et l’intrigue, très islandaise, évoquera encore une disparition. Entre insomnies et cauchemars, la jeune Marsi va tenter d’élucider le mystère de la disparition de sa jeune sœur. (La Martinière – 6 février 2026)

 

 

Le détail de toutes les sorties de la rentré littéraire de janvier sont à découvrir dans notre sélection de romans consacrés à la littérature blanche.

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