[Interview] Bass Drum of Death : « j’adore partir à la recherche d’un bon coffee shop ! »

L’un des meilleurs groupes actuels de garage rock est de passage en France ce mois-ci, pour partager les chansons de leur tout dernier album, Six. Un rendez-vous à ne pas manquer pour tous ceux qui aiment leur rock aussi explosif que mélodique. On en a donc profité pour poser quelques questions à John Barrett…

BDOD 2025

Benzine : Bass Drum of Death a toujours trouvé un équilibre entre une énergie garage très brute et un vrai sens de la pop. Comment est-ce que votre son a évolué au fil des années, notamment sur Six, votre dernier album ?

John Barrett : Je pense que ça a toujours été une lutte permanente entre l’envie d’avoir des disques un peu sales et rugueux, et celle de les faire sonner de manière ample et très lisible. Travailler avec notre producteur Jeremy Ferguson sur Six a été génial : il a tout de suite compris les sons que nous recherchions et nous a aidés à y parvenir très rapidement.

Benzine : Vos morceaux donnent souvent une impression d’urgence et de frontalité, tout en étant très construits. Comment fonctionne aujourd’hui votre processus d’écriture, par rapport à vos débuts ?

JB : Le processus est à peu près le même, sauf qu’aujourd’hui j’apporte les démos au reste du groupe et on les développe ensemble à partir de là. À l’époque, les démos auraient été les versions finales ! (rires)

Benzine : Bass Drum of Death est souvent associé à une certaine tradition du garage rock américain. Quelle importance cela a-t-il pour vous, et jusqu’où essayez-vous consciemment de vous en affranchir ?

JB : C’est très important. J’ai grandi en allant voir des concerts de Jay Reatard, des Black Lips, et ce genre de groupes a été extrêmement influent quand j’ai commencé… et le reste encore aujourd’hui. Je ne pense pas que nous cherchions consciemment à dépasser le garage rock, mais quand ça arrive, on essaie de l’assumer pleinement et de voir où ça nous mène.

Benzine : Votre musique prend une autre dimension sur scène. À quoi le public peut-il s’attendre pour le concert parisien à venir, et comment abordez-vous généralement un set live ?

JB : Personnellement, j’aborde un concert en faisant des étirements avant de monter sur scène ! (rires) Nous jouons un bon mélange de nouveaux morceaux et de titres plus anciens, avec un set toujours très rapide et peu de pauses. En plus, nous avons eu un mois de repos avant cette tournée, donc nous devrions être bien en forme.

Benzine : La France a toujours été une terre d’accueil pour le garage rock et les musiques alternatives. Avez-vous une relation particulière avec le public français, ou des souvenirs marquants de concerts passés ici ?

JB : Certains de nos tout premiers grands concerts ont eu lieu en France… La Route du Rock, Rock en Seine… J’ai donc toujours hâte de revenir jouer ici : on s’y sent vraiment chez nous.

Benzine : La tournée peut être à la fois exaltante et épuisante. Qu’est-ce qui vous excitait le plus à l’idée de reprendre la route après Six ?

JB : Avant tout, jouer les nouveaux morceaux et voir comment ils s’intègrent au set aux côtés des anciens. Ce n’est pas toujours évident d’incorporer de nouvelles chansons en concert, donc le très bon accueil qu’elles reçoivent est vraiment encourageant. Et puis, j’adore aussi partir à la recherche d’un bon coffee shop ! (rires)

Benzine : Avec le recul, quel a été selon vous le plus grand défi pour maintenir Bass Drum of Death vivant et pertinent au fil du temps ?

JB : Trouver de nouvelles façons de nous challenger nous-mêmes, et de rester enthousiastes par rapport à ce que nous faisons, que ce soit en studio ou sur scène. Beaucoup de choses ont changé dans le monde de la musique depuis nos débuts, mais tant que nous trouvons des moyens de faire notre musique avec passion, je pense que ça résonne auprès des gens.

Benzine : Enfin, si quelqu’un découvre Bass Drum of Death pour la première fois et assiste au concert parisien la semaine prochaine, qu’aimeriez-vous qu’il en retienne ?

Que la musique à guitares est toujours bien vivante !

Propos recueillis par Eric Debarnot le 16 janvier 2026

Bass Drum of Death joueront à la Maroquinerie (Paris) le 21 janvier, au 106 (Rouen) le 22 janvier et au Ferrailleur (Nantes) le 27 janvier.

Leur dernier album :

SixBass Drum of DeathSix
Label : Cobraside
Date de parution : 12 septembre 2025

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