« Maspalomas » de A. Arregi et J.M. Goenaga : l’exil et le royaume
Très beau film sur la sexualité (ici homo-) quand l’âge survient, Maspalomas ne doit surtout pas être cantonné dans une case LGBTQ+, tant il touche à des interrogations universelles.
Très beau film sur la sexualité (ici homo-) quand l’âge survient, Maspalomas ne doit surtout pas être cantonné dans une case LGBTQ+, tant il touche à des interrogations universelles.
Porté par l’impressionnant face-à-face entre Javier Bardem et Victoria Luengo, L’être aimé transforme un tournage en terrain miné émotionnel. Une réflexion ambitieuse sur le cinéma, la filiation et les illusions de la rédemption artistique.
De Bergman à Antonioni en passant par les fantômes de la Movida, Romeria est à la fois enquête intime, film de famille et manifeste cinématographique. Un troisième film qui confirme une voix parmi les plus singulières du cinéma européen.
En mettant en scène une jeune fille qui, découvrant sa vocation religieuse, renonce aux études universitaires et décide d’entrer au couvent, Alauda Ruiz de Azua nous plonge au cœur d’une douloureuse crise familiale.
Plus que pour ses trafics et ses coups tordus, Los Tigres impressionne lorsqu’il montre des corps soumis à la pression, au silence et au danger. Alberto Rodríguez signe là un film inabouti, mais traversé par une tension physique rare.
Mini-série coproduite par Arte comptant le cinéaste espagnol Rodrigo Sorogoyen parmi ses créateurs, Los Años Nuevos doit son caractère attachant à ses deux interprètes principaux.
Éloge du délestage et de l’amputation — des motifs comme des mobiles — Sirāt dissout la fable du père pour faire vibrer la communauté, la poussière, la nuit. Un trip radical où la techno devient cérémonie, puis convoi malade, jusqu’au feu qui consume tout et révèle la route.
Mal reçue en Espagne, la mini-série Netflix Dos tumbas (Deux tombes) a été un succès international, pas forcément explicable. Le charme de l’Andalousie, décidément formidablement cinégénique, ou bien l’éternelle fascination exercée par les histoires de vengeance ?
Avec Segundo Premio, Isaki Lacuesta et Pol Rodríguez livrent un vrai-faux biopic du légendaire (en Espagne) groupe Rock de Grenade Los Planetas trop long à force de vouloir prendre le contrepied des attentes. Restent cependant quelques moments justes concernant le travail d’élaboration d’un album.
Aitor Arregi et Jon Garano racontent le parcours d’un mythomane qui détourna l’Histoire pour s’inventer la sienne. Un portrait édifiant pour tenter de comprendre les mécanismes de la manipulation chez Monsieur Tout-le-Monde.