« Jusqu’à l’aube » de Shō Miyake : la douceur comme acte de résistance
Avec Jusqu’à l’aube, Shō Miyake signe un film d’une douceur rare, qui observe deux êtres fragiles sans jamais les enfermer dans leurs troubles ni dans un récit programmé.
Avec Jusqu’à l’aube, Shō Miyake signe un film d’une douceur rare, qui observe deux êtres fragiles sans jamais les enfermer dans leurs troubles ni dans un récit programmé.
Avec Renoir, Chie Hayakawa se retourne vers son enfance, et signe un beau film aussi délicat que profondément singulier, à hauteur d’enfant, où la mort du père devient et le sujet et la matière d’un tableau littéralement impressionniste.
Adaptation très fidèle d’un jeu à succès, Exit 8 exploite remarquablement bien le concept fort de celui-ci sous la forme cinématographique, pour une expérience immersive très réussie. Reste qu’on peut aimer ou non le cadre scénaristique ajouté au concept de base.
Avec son En boucle, un film qui ne ressemble à rien d’autre, Junta Yamaguchi exploite une boucle temporelle de deux minutes pour créer un tourbillon comique et poétique, porté par l’énergie communicative de ses acteurs.
Avec Soleil Rouge – Une Histoire du Cinéma Rebelle Japonais, Stéphane du Mesnildot raconte comment, à l’instar de ce qui s’est passé à la même époque en Occident, la contre-culture a nourri la créativité du cinéma japonais des années 1960 et 1970.
Trente ans après sa sortie au Japon, on peut enfin voir sur dans les salles françaises The Friends (désormais intitulé Jardin d’été), ce film de Shinji Sōmai à l’excellente réputation parmi le très petit cercle des admirateurs de ce réalisateur méconnu.
Second film de Kiyoshi Kurosawa montré en festival en 2024, Cloud prend une route inverse de Chime. Plus long, plus en ruptures de tons. Plus démonstratif aussi.
En dépit d’un propos en partie caricatural, Chime vaut le détour parce qu’il permet trois quarts d’heure durant de retrouver un Kiyoshi Kurosawa grand metteur en son de cinéma d’horreur.
Un samouraï déchu qui joue au go plutôt que du sabre, c’est finalement plus original que ce qu’on attendait a priori du Joueur de go, et c’est bien là le charme de ce film imparfait, mais finalement touchant.
Le jardin zen n’a rien d’un film japonais mesuré et délicat à la Ozu, mais s’avère au fil de son visionnage une expérience assez extrême, drôle, cruelle, dérangeante même derrière son apparente lenteur. A ne pas manquer !