« Simple comme Sylvain » de Monia Chokri : sens contraire
En mode vintage 70’s, Monia Chokri imprime un rythme toujours enlevé à sa romance ardente Simple comme Sylvain, et trébuchante sur deux êtres que tout oppose.
En mode vintage 70’s, Monia Chokri imprime un rythme toujours enlevé à sa romance ardente Simple comme Sylvain, et trébuchante sur deux êtres que tout oppose.
Fidèle à sa réputation de rêveur bricolo-bidouilleur, Michel Gondry nous offre avec Le livre des solutions un film à la poésie de bric et de broc dont on savoure les délires et inventions, mais qui finit par tourner en rond.
A partir d’un pitch assez extraordinaire, gros concept SF ouvrant sur une multitude de situations passionnantes, Stéphane Lafleur livre avec On dirait la planète Mars un film tiède et trop long, occasionnellement sauvé par de bons gags.
Il ne faut jamais raconter un Dupieux, et laisser au spectateur la surprise de la découverte. Et pourtant, avec Yannick, la surprise laisse la place à une comédie qui nous parle, et de manière beaucoup moins absurde qu’à l’ordinaire, de nous, de nos rapports, de l’art et de notre pays.
Portée par l’actrice belge Daphné Patakia, incarnant une femme imprévisible, Sur la branche, le second film de Marie Garrel-Weiss, est une comédie aussi charmante que décalée qui rappellera les films de Pierre Salvadori.
Bien supérieure à la petite comédie horrifique que son pitch laisse supposer, The Horror of Dolores Roach est un divertissement original, certes violent et gore à l’occasion, qui nous raconte la dégringolade d’un personnage attachant dans un monde impitoyable.
En se réinventant, Nanni Moretti fait la plus belle déclaration d’amour au Cinéma avec une comédie malicieusement délicieuse, dont la générosité nous irradie. Le Cinéma vivra tant que vivra Nanni Moretti.
Ilan Klipper signe une comédie fort sympathique, mais inconsistante (le film ne brille ni par sa mise en scène purement fonctionnelle, ni par son écriture sans surprise), sur les affres du couple et du devoir conjugal.
Présenté à Cannes en 2022, à l’ACID, Grand Paris, le premier film de Martin Jauvat révèle un cinéma tendre et attachant, mettant en scène deux ados de banlieue persuadés de vivre la grande aventure façon Indiana Jones.
Retour délirant sur une France des années 30 masculine dans laquelle Ozon injecte le militantisme moderne, Mon Crime est une caricature dans laquelle les acteurs s’en donnent à cœur joie, et un bel hommage au cinéma fantaisiste de l’époque.