Tous les albums de Tintin : 8. Le Sceptre d’Ottokar (1939)
1938 : Hitler annexe les Sudètes, puis l’Autriche, Mussolini s’empare de l’Albanie, Franco exécute la jeune république espagnole. L’Europe tremble et laisse faire. Hergé s’insurge !
1938 : Hitler annexe les Sudètes, puis l’Autriche, Mussolini s’empare de l’Albanie, Franco exécute la jeune république espagnole. L’Europe tremble et laisse faire. Hergé s’insurge !
L’Île noire est une aventure de Tintin dont il n’existe pas moins de trois versions différentes, ce qui permet d’intéressantes comparaisons. C’est néanmoins un album un peu mineur au sein de l’œuvre colossale d’Hergé.
Avec L’Oreille cassée, on retrouve Tintin bien loin de la Chine du Lotus Bleu, parcourant l’Amérique du Sud, continent des coups d’État et des réducteurs de tête ! Clairement pas un album majeur, mais un album de transition, loin d’être insignifiant pour autant.
La suite des Cigares du pharaon marque le franchissement d’une nouvelle étape qualitative de Hergé : des recherches plus sérieuses en amont, la création d’un véritable scénario – pour la première fois -, l’évolution du style graphique vers la « ligne claire », autant d’élément qui font du Lotus bleu un livre marquant, important, même.
Amis lecteurs, asseyez-vous, vous partez pour la Grande Aventure. Hergé et Tintin sont pressés, le rythme des Cigares du pharaon tient plus de celui du Tour du monde en 80 jours de l’ami Jules Verne que du voyage organisé contemporain.
On peut qualifier Tintin en Amérique de conclusion d’une trilogie, avec les Soviets et au Congo : on y retrouve les mêmes défauts qui en rendent la lecture difficile. Reste que Hergé raffine son style, préparant la phase suivante des aventures de son héros.
Prépublié dans le Petit Vingtième en 1930 et 1931, Tintin au Congo ne sortira en album qu’en 1946, et est aujourd’hui l’Aventure de Tintin la plus datée et controversée. Malgré les limites de cette œuvre de jeunesse, Hergé s’est battu pour qu’elle reste éditée… Qu’en penser aujourd’hui ?
Depuis nos 7 ans, et espérons-le, encore bien après que nos 77 ans soient passés, nous lisons et relisons Tintin, sans aucun doute LE grand responsable de notre intérêt pour la Bande Dessinée sous toutes ses formes. Il était grand temps que nous partagions cette passion !
Patrick Mérand ne s’en cache pas, il est prosélyte : « Mon objectif, c’est de donner envie de lire à nouveau les albums et de continuer à les lire et les relire. »
De A comme amnésie à Z pour Zouave, Pierre Bénard nous présente son ami le professeur Tournesol, cette « crème d’homme », dixit le capitaine Haddock. Un tendre et savoureux tryphonnaire pour grands enfants.