10 Séries TV à retenir de ce premier trimestre 2026

Des fresques médiévales revisitées aux chroniques sensibles signées Arte, en passant par des thrillers élégants, des comédies acérées et une incursion plus inattendues dans l’univers des super-héros, notre choix des 10 séries du premier trimestre reflète toute la richesse de la création sérielle actuelle.

series 1er trimestre

Dans un paysage sériel à la fois dense et « sinistré », où les plateformes rivalisent de nouveautés chaque semaine, mais où l’on regrette l’absence de « grandes œuvres » aux qualités indiscutables, certaines séries TV parviennent malgré tout à émerger avec une vraie singularité. Qu’elles revisitent des univers connus, explorent des territoires plus intimistes ou jouent avec les codes établis, ces séries ont su capter l’attention de nos rédacteurs… mais surtout la retenir au fil des épisodes ! Retour sur dix propositions qui ont rythmé notre premier trimestre 2026.

10 séries TV mises en ligne entre le 1er janvier et le 31 mars 2026, classées par ordre alphabétique :

A Knight of the Seven Kingdoms [HBO Max]

En revenant aux racines de l’univers de George R.R. Martin, A Knight of the Seven Kingdoms fait le pari d’un récit plus intime, presque modeste, et c’est précisément ce qui fait sa force. Loin des fresques tonitruantes de Game of Thrones, la série séduit par son sens du détail, ses personnages profondément humains et son goût pour l’aventure à hauteur d’homme. Une réussite délicate et immersive. [Notre chronique]

Celeste [arte]

Primée au Festival Séries Mania, inspirée des démêlés fiscaux de Shakira, la mini-série espagnole Celeste suit l’ultime enquête d’une fonctionnaire lancée aux trousses d’une pop star soupçonnée d’évasion fiscale. Une comédie policière aussi malicieuse qu’efficace. [Notre chronique]

Heated Rivalry – Saison 1 [HBO Max]

Heated Rivalry joue habilement avec les codes du drama sportif et sentimental pour livrer une première saison aussi addictive qu’émotionnelle. Derrière la tension et la rivalité affichées, la série explore avec finesse les dynamiques de pouvoir, de désir et d’identité. Un mélange parfaitement dosé d’intensité et de sensibilité, qui accroche dès les premiers épisodes.

Machos Alfa – saison 4 [Netflix]

Une quatrième saison bien plus courte que les précédentes, des interrogations visibles sur sa possible évolution, Machos Alfa est en pleine remise en question. En attendant que son futur se dessine, la série continue de disséquer avec humour les contradictions de la masculinité contemporaine, entre satire sociale et comédie de mœurs : profitons au moins d’une paire d’épisodes absolument hilarants… [Notre chronique]

The Night Manager – Saison 2 [Prime]

Le retour de l’excellent The Night Manager n’était pas vraiment attendu, puisqu’il n’y a plus de roman de John Le Carré à adapter. Les avis divergent sur la réussite de cette seconde saison, qui tente de retrouver l’élégance et la tension qui faisaient le sel de la série, tout en modifiant et en élargissant ses enjeux. The Night Manager reste un thriller d’espionnage sophistiqué, brillant par sa maîtrise narrative, la qualité de son interprétation, et son originalité. [Notre chronique]

Paradise – Saison 2 [Disney+]

Avec sa deuxième saison, Paradise confirme ses ambitions, et s’ouvre sur la fiction « post-apo » et même sur la Science-Fiction pure et dure. La série développe de nouvelles thématiques avec assurance, tout en conservant ce sens du mystère qui fait son charme, et surtout sa finesse et sa profondeur psychologique caractéristique du travail de Dan Fogelman. Le tout a pour effet de renforcer notre attachement à cet univers original. [Notre chronique]

Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi [arte]

En huit petits épisodes tendres et fragiles, la réalisatrice catalane Isabel Coixet dépeint dans Quelqu’un devrait interdire les dimanches après-midi un Paris presque fantasmé pour son trio parfait de « millenials », mais propose surtout un hommage vibrant au cinéma et autres arts qui tendent à décliner aujourd’hui. Une œuvre à part, qui capte avec finesse ces instants suspendus où le quotidien bascule dans l’étrangeté : assez inclassable… [Notre chronique]

La Voisine danoise [arte]

Percutante et surprenante, la petite série d’Arte sur une retraitée faisant sa loi chez ses voisins problématiques vaut le détour, ne serait-ce que pour son cadre original (l’Islande, ses mœurs et ses paysages urbains), et pour son ton si particulier. La Voisine danoise s’avère efficace et immersive, et, en nous offrant une variation originale du thriller nordique, à la fois classique et subtilement décalée, confirme l’excellence du « genre ». [Notre chronique]

Wonder Man [Disney+]

Curieuse série TV d’essence méta, Wonder Man est une jolie preuve que Marvel / Disney tente de sortir de l’impasse, en ne se contentant plus de raconter des histoires de super-héros, mais en commençant à réfléchir à sa propre existence. Une proposition rafraîchissante, portée par une vraie liberté de ton, qui redonne une imprévisibilité inespérée à une « grosse machine » qu’on jugeait condamnée. [Notre chronique]

Young Sherlock – Saison 1 [Prime]

Avec Young Sherlock, Prime ambitionne de raconter la jeunesse du célèbre détective, dans une intrigue mêlant espionnage international et tragédie familiale. Une idée séduisante, mais dont l’exécution laisse parfois perplexe : plus aventureuse que cérébrale, la série mise sur le rythme, le mystère et le charme de ses personnages pour séduire un large public. Sa plus grande qualité est d’arriver à moderniser le « mythe Sherlock Holmes » sans le trahir. [Notre chronique]

Remarque importante : le choix de ces 10 titres est celui de la rédaction toute entière, et peut s’avérer en décalage par rapport à la chronique publiée, qui reflète l’avis personnel de l’un des rédacteurs.

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