« Barrio Negro » d’après Simenon, de J.-L. Bocquet et J. Rey : quand sombrent nos espérances
Dargaud a confié à José-Louis Bocquet et Javi Rey l’adaptation du cinquième « roman dur » de Simenon, peut-être le meilleur de cette excellente collection.
Dargaud a confié à José-Louis Bocquet et Javi Rey l’adaptation du cinquième « roman dur » de Simenon, peut-être le meilleur de cette excellente collection.
Adapter Simenon aujourd’hui relève déjà du pari. Le faire à travers un film de parole, austère et résolument anachronique, tient presque de la provocation. Avec Maigret et le mort amoureux, Pascal Bonitzer signe pourtant une œuvre aussi improbable que singulièrement attachante.
C’est Edith qui s’est collée à ce quatrième tome de la série Les Romans durs de Simenon. A lui seul, son dessin dit tout de la noirceur de cette histoire avec cette élégante sobriété qui le caractérise. Une ambiance graphique forte : c’est tout ce qu’on attend d’une bande dessinée.
Après le très beau Passager du Polarlys, Dargaud nous propose une seconde adaptation d’un roman noir de Simenon, probablement son meilleur.
On n’attendait rien d’un Maigret revisité par Patrice Leconte, et on avait raison : parce que Maigret est un film sur RIEN, un film rempli d’une tristesse et d’une lassitude infinie, qui le transforment en une œuvre réellement singulière…