The Unthanks – Here’s the tender coming

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Becky Unthank, soeur de Rachel, a finalement décidé de rester avec le goupe (ce qui n’était pas prévu en 2004 à  la création de la formation).,  Du coup, le nom de scène n’était plus approprié, jusqu’ici connu sous le patronyme de Rachel Unthank and the Winterset pour ses deux albums introductifs. Il est devenu simplement The Unthanks à  la sortie de Here’s The Tender Coming. Maintenant que sont faites les présentations et le recentrage historique, nous pouvons nous pencher sur la musique produite par le groupe où règne une quasi parité homme/femme.

Le raccourci, l’injure suprême serait de rapprocher des Corrs la musique du groupe emmené par la frangine. Je m’excuse, mais pourtant, quand je me mets à  évoquer des filles qui chantent l’Anglais avec un accent d’arrière pub, je me rend compte qu’une certaine méconnaissance de ce sujet musical spécifique m’ envoie systématiquement à  mes souvenirs de vacances irlandaises ou grand-bretonnes; à  ces arrières salles de cafés arpentés à  la post adolescence, aux cloches qui annoncent la dernière tournée, et à  l’invariable groupe local montant sur une mini estrade pou entamer un dirty old town de derrière les fagots. Le tout alors qu’on baignait nos yeux embrumés de stout dans le regard d’une jolie locale. Et donc forcément, parce que je n’en connais pas vraiment d’autre, tous ces souvenirs m’ envoient à  la référence Christy Moore ou aux versants pop FM que peuvent être les Corrs ou Amy MacDonald. Alors oui, lancer here’s the tender coming dans les enceintes c’est un peu comme repartir en voyage du côté de l’île outre Manche. C’est un peu pénétrer dans un terroir et une tradition. C’est un peu comme re-galocher l’étudiante en philo germanique dans le bar de Dublin. C’est tout ça, mais dont on aurait ôté d’un coup d’un seul toute trace de flutiau, de,  biniou d’Ecosse ou de tradition mancunienne. The Unthanks c’est un voyage folk. Ethéré comme du Au revoir Simone ou Bjork puis terrien comme une pente des Black Hills. Convaincu comme une Sinead O’ Conor mais jamais au grand jamais folklorique comme un groupe à  touristes.

Et c’est de cette composante nostalgique, ancrée dan une tradition britannique mêlée à  une magie de prêtresse d’Avalon que nait la petite étincelle. L’attrait que provoque le groupe à  force de charme romantique, de beauté dans cette voix angélique et charnelle, là  où naît la magie de l’écoute. On est transporté dans un non lieu pastoral, dans un non pays éminemment britannique.

Disque du matin, idéal pour accompagner un réveil en douceur balloté par le cahot d’un train ou pour prolonger la rêverie vespérale qui fait glisser au sommeil, here’s the tender coming porte bien son nom. Une vaguelette de tendresse, de charme et de nostalgie, qui étreint et s’enroule, avant de disparaître comme un fantôme dans les brumes d’Avalon

Denis Verloes

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Tracklist
01. Because He Was A Bonny Lad
02. Sad February
03. Annachie Gordon
04. Lucky Gilchrist
05. The Testimony Of Patience Kershaw
06. Living By The Water
07. Where’Ve Yer Been Dick?
08. Nobody Knew She Was There
09. Flowers Of The Town
10. Not Much Luck In Our House
11. At First She Starts
12. Here’S The Tender Coming

Label: Eagle vision/ Beggars / naîve
Date de sortie: 17 novembre 2009

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