Sujet mineur et maintes fois rebattu (le trio composé du mari, de la femme et de la maîtresse) mais traitement prouvant un talent majeur pour Mardi, après Noël, une nouvelle pépite extraite du gisement roumain, pourvoyeur ces dernières années de belles trouvailles.
Grass Widow – Past Time
En écoutant Grass Widow, une évidence m’a frappé : la new wave naissante de Cure période Three Imaginary Boys et l’indie rock des Américaines de Sleater-Kinney avaient plus que de vagues similitudes en commun. Par essence, les deux musiques appartiennent au même esprit : un rock sec et nerveux bati sur des mélodies simples mais addictives et produit dans un minimalisme étriqué mais séduisant.
Colin Chloé – Appeaux
Il y a un je ne sais quoi de breton dans la musique de Colin Chloé. Attention, que cela ne soit pas un prétexte pour fuir : pas de biniou, pas de violon à la danse de Saint-Guy comme chez Soldat Louis, pas de rythmique de Fest-Noz ni d’ailleurs de chanson avinée à la Miossec. Appeaux est un disque plus subtil que des clichés.
Indignation, de Philip Roth
Roth ressasse ses thèmes habituels dans un court roman implacable et légèrement cynique, mais qui lassera peut-être ceux qui attendent plus de ce romancier talentueux.
Karl-Alex Steffen – Les Traces
On avait laissé Karl-Alex Steffen en 2007 faisant « le grand écart » avec un disque de pop classique où il était question de souvenirs, de mélancolie. Trois ans après, Karl-Alex Steffen change d’optique
Arch Woodmann – Mighty Scotland
Si le premier album autoproduit d’Arch Woodmann (« Draped Horse Blue Licorne Argentée Feather Blue) » avait déjà connu un beau succès d’estime, ce second effort ne devrait pas changer la donne,
Silex and the City tome 2, de Jul
Second volet de la saga familiale Préhistorique inventée par Jul. Une série qui n’en finit pas de se bonifier avec le temps et qui pourrait bien finir un jour en série d’animation.
Potiche
On ne peut comprendre François Ozon à la seule condition qu’il signe un film grand public où se développe une dramaturgie théâtrale (8 Femmes et Angel, ses seuls bons films), comme si toute autre expérience l’amenait à noyer ses récits dans une ineptie bien française (qu’il s’agisse de l’insupportable 5X2 ou du grotesque Swimming Pool).
Holiday
On sent d’emblée que Guillaume Nicloux travaille à l’instinct tant la comparaison entre sa trilogie policière d’une profonde noirceur et ce Cluedo léger est surprenante. Tant son style auparavant si brut devient celui d’un théâtre de boulevard aux accents machiavéliques et surréalistes.












