“Play With Fire” : l’hymne Rock des trois filles de L.A. Witch

Puissant et authentique, Play With Fire confirme tout le bien que l’on pensait du trio L.A. Witch avec leur mélange de Punk Rock Garage Grunge Psyché Folk Blues. De quoi attirer les oreilles d’un large panel de fans de Rock.

LA Witch
© Marco Hernandez

Trois ans déjà que ce trio de sorcières était venu se présenter à nous avec un premier album de Rock Garage aux accents psychédéliques qui avait séduit nombres aficionados. 3 ans durant lesquels Sade Sanchez (chant + guitare), Irita Pay (basse) et Ellie English (batterie)  ont fait fructifier ce succès naissant au travers d’une interminable tournée qui les a notamment vues traverser la France de Clermont-Ferrand à Paris.

L.A. Witch – Play with fireC’est dans la forte chaleur de l’été qu’elles nous reviennent avec Play With Fire un disque plus gonflé, musclé, enivrant … et sombre que le précédent. Et il est bien nommé tant les filles jouent avec le feu en y mélangeant toutes leurs influences pour revisiter les 40 années les plus excitantes de la musique rock.

L’album s’ouvre avec Fire Starter un brûlot énergique à la rythmique soutenue qui tente de lutter contre l’apathie de notre société et s’enchaine avec Motorcycle Boy, un hommage Rock aux « bad boys » du cinéma tels Marlon Brando, Mickey Rourke ou Steve McQueen. Pas de doutes les influences sont vintages et c’est justement cela que l’on aime, mélanger du vieux pour faire de neuf. L’exercice est souvent périlleux mais nos 3 sorcières de Californie s’en sortent très bien, elles ont clairement décidé de s’affirmer et on devine que rien ne les arrêtera.

Les morceaux donc se suivent et ne se ressemblent pas et pourtant on ressent une cohésion entre eux. Comment expliquer que le Folk/Rock/Blues de Dark Horses s’accorde parfaitement au Psyché/Folk de Maybe The Weather ou au Grunge de Sexoredia ? Le talent certainement, mais pas que. Moi je dirai surtout la conviction qu’elles mettent dans leurs interprétations.

L’album a été composé et enregistré dans l’urgence, en 2 mois seulement, ce qui est beaucoup moins que le premier qui était plutôt un mix de compositions étalées sur 6 années.
Sade Sanchez explique : “Le processus de création de cet album fut une affaire de volonté. On s’est assise et on a fait en sorte que les choses se produisent plutôt que d’attendre d’être inspirées”.
C’est peut-être pour cela qu’il nous va droit aux tripes, il n’y avait pas de places pour les chichis, seulement du Rock qui reflète l’instant présent.
I Wanna Lose dont l’intro Punk et le chant de Sade Sanchez évoquent The Stooges, ou encore Gen-Z avec ses distorsions créant une ambiance sombre et mystérieuse figurent également parmi les très bons morceaux du disque.
Néanmoins le revers de la médaille de ce travail dans l’urgence est sans doute la trop courte durée de l’album. 9 titres pour 29 minutes de musique : on reste sur notre faim et c’est bien dommage.

Arnold PIJOT

L.A. Witch – Play with fire
Label : Suicide Squeeze
Date de sortie : 21 août 2020

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.