[Live Review] Lloyd Cole au 106 (Rouen) : l’art de l’essentiel
Lloyd Cole livre à Rouen la version la plus sèche et la plus précise de ses chansons. Une élégance sans esbroufe, quelques regrets de fan — et beaucoup d’émotion.
Lloyd Cole livre à Rouen la version la plus sèche et la plus précise de ses chansons. Une élégance sans esbroufe, quelques regrets de fan — et beaucoup d’émotion.
Avec Iconoclasts, Anna von Hausswolff prend ses distances avec les orgues liturgiques et les atmosphères gothiques qui ont fait sa singularité. Un album de rupture, expérimental et déroutant, où la Suédoise explore de nouveaux territoires sonores.
Sélectionné en compétition officielle au dernier festival de Cannes, le dernier film du réalisateur ukrainien Sergueï Loznitsa livre une intrigue dense et captivante au cœur des ténèbres bureaucratiques du régime stalinien.
En héritier inspiré de la ligne claire et du merveilleux contemplatif, Ugo Bienvenu livre avec Arco une fable écologique et poétique, où l’avenir n’a pas encore renoncé à l’espoir. Un premier long métrage d’animation aussi raffiné qu’émouvant, entre science-fiction apaisée et rêve d’enfance retrouvé.
Entre film noir et cauchemar historique, Kirill Serebrennikov adapte le livre d’Olivier Guez sur la fuite de Joseph Mengele. Dans ce récit halluciné, le cinéaste russe dépeint un monstre déchu et une humanité en faillite, refusant le confort du jugement moral pour mieux sonder l’abîme.
On a fêté cette année les 40 ans d’un évènement planétaire des mid-eighties : le concert hors normes du Live Aid, qui a marqué un tournant dans l’histoire de la musique et de l’humanitaire. Une prouesse technique et un succès financier qui ne peuvent cependant occulter les limites, voire les controverses, générées par cette action.
Malgré une direction artistique généreuse et le plaisir des retrouvailles, Kaamelott – Deuxième Volet : Partie 1 peine à trouver sa quête. Prisonnier des doutes de son roi comme de ceux de son créateur, le film patine durant plus de deux heures, promettant l’aventure sans jamais l’accomplir.
Pas forcément les « meilleurs » disques des années 70, mais ceux qui nous ont accompagnés, que nous avons aimés : aujourd’hui, les plaisirs (?) désormais unanimement reconnus du Unknown Pleasures de Joy Division.
Oubliez les stades, les drapeaux et les refrains fédérateurs : Springsteen n’est pas un film sur le Boss, mais sur Bruce. Scott Cooper y troque les foules pour la chambre d’un homme en plein doute, et signe un biopic inattendu, fragile, parfois bancal, mais enfin humain.
C’est Edith qui s’est collée à ce quatrième tome de la série Les Romans durs de Simenon. A lui seul, son dessin dit tout de la noirceur de cette histoire avec cette élégante sobriété qui le caractérise. Une ambiance graphique forte : c’est tout ce qu’on attend d’une bande dessinée.